Mahias, le triomphe de la régularité et de l'efficacité

Lucas Mahias est devenu au Qatar le quatrième Français à remporter le titre dans la catégorie Supersport, après un duel de longue haleine face à son adversaire Kenan Sofuoglu.

Mahias, le triomphe de la régularité et de l'efficacité
Tom Sykes, Kawasaki Racing, Chaz Davies, Ducati Team, Jonathan Rea, Kawasaki Racing, Lucas Mahias, GRT Yamaha Official WorldSSP Team, Kenan Sofuoglu, Kawasaki Puccetti Racing
Podium : le Champion Lucas Mahias, GRT Yamaha Official WorldSSP Team
Kenan Sofuoglu, Kawasaki Puccetti Racing, Lucas Mahias, GRT Yamaha Official WorldSSP Team
Podium : vainqueur Lucas Mahias, GRT Yamaha Official WorldSSP Team, deuxième place Jules Cluzel, CIA Landlord Insurance Honda, troisième place Kenan Sofuoglu, Kawasaki Puccetti Racing
Le Champion Lucas Mahias, GRT Yamaha Official WorldSSP Team
Lucas Mahias, GRT Yamaha Official WorldSSP Team
Jules Cluzel, CIA Landlord Insurance Honda, Lucas Mahias, GRT Yamaha Official WorldSSP Team
Lucas Mahias, GRT Yamaha Official WorldSSP Team
Lucas Mahias, GRT Yamaha Official WorldSSP Team
Lucas Mahias, GRT Yamaha Official WorldSSP Team
Le poleman Lucas Mahias, GRT Yamaha Official WorldSSP Team
Lucas Mahias, GRT Yamaha Official WorldSSP Team
Lucas Mahias, GRT Yamaha Official WorldSSP Team
Lucas Mahias, GRT Yamaha Official WorldSSP Team
Lucas Mahias, GRT Yamaha Official WorldSSP Team
Lucas Mahias, GRT Yamaha Official WorldSSP Team
Lucas Mahias, GRT Yamaha Official WorldSSP Team
Lucas Mahias, GRT Yamaha Official WorldSSP Team

Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître ! Pour son retour en Supersport en tant que fer de lance de Yamaha dans la catégorie, Lucas Mahias aura réussi à mener le projet de la marque aux trois diapasons à la réussite.

Peu d'observateurs auraient parié sur un titre du Français en tout début d'année, surtout au regard de l'hégémonie ces dernières saisons de Kenan Sofuoglu, double tenant du titre et quintuple Champion de la discipline. 

Mahias, lui, était au contraire à la recherche de stabilité après une année 2016 qui l'aura vu prendre part à divers championnats, et notamment l'European Superstock 600, mais aussi le Superbike avec deux apparitions à Assen puis à Imola pour le compte du Pedercini Racing !

Mais le Montois a créé la surprise dès la première manche de la saison, se montrant d'une extrême compétitivité lors de la manche inaugurale à Phillip Island, où il a ferraillé avec Roberto Rolfo pour le gain de la victoire. 

Un feu de paille pour certains, mais pas pour le Landais, qui après avoir subi son seul problème mécanique de la saison à Buriram, a signé sa première victoire en Supersport dans la foulée en Aragón.

Un chassé-croisé haletant tout au long de l'année

Pendant ce temps, Sofuoglu avait dû déclarer forfait lors des deux premières épreuves, la faute à une blessure au poignet lors d'un entraînement en Supermotard au mois de février. Le retour à la compétition du Turc dans la province de Teruel ne s'était ensuite pas fait sans accroc, puisque celui-ci avait été contraint à l'abandon suite à un accrochage au premier virage.

Disposant donc déjà d'une belle avance alors que son adversaire affichait encore un résultat vierge au championnat, Mahias a donc cru en sa bonne étoile, avec dès lors des ambitions de sacre à peine voilées. 

Mais le plus dur restait à faire, alors que Sofuoglu a enchaîné les succès au cœur de la saison, avec notamment cinq succès en six courses entre Assen et Portimão, là-même où le pilote Kawasaki a repris de façon très temporaire la tête du championnat au Français, avant de subir de nouvelles blessures, cette fois-ci à la hanche, lors des qualifications à Magny-Cours, et qui l'ont mis sur la touche pour deux courses supplémentaires.  

De quoi porter le flanc à la critique, et faire dire aux mauvaises langues que Mahias ne doit son titre qu'aux déconvenues de son rival. Beau joueur, l'intéressé a reconnu ne pas se voir titré si le déroulé de la saison s'était avéré différent. "Je ne suis pas stupide : si Kenan n'avait pas chuté en début d'année ainsi qu'à Magny-Cours, j'aurais fini à coup sûr deuxième au championnat", a-t-il ainsi confié au site officiel du Superbike à l'arrivée de la manche qatarie du calendrier.

Résistance acharnée face à Sofuoglu

Mais ce serait faire fi de l'extrême régularité du pilote de 28 ans, qui a su offrir une résistance tenace course après course, multipliant pour sa part les podiums, cinq en six courses sur la même période où Sofuoglu accumulait ses victoires.

Insuffisant pour le Turc cependant, qui a reconnu que l'issue du championnat ne s'était pas décidée à Losail, en dépit d'un baroud d'honneur qu'on ne peut que saluer. "Le titre, je ne l'ai pas perdu ici, je l'ai perdu au début de l'année, et puis à Magny-Cours et Jerez, où je n'ai pas pu courir", a ainsi expliqué Sofuoglu. "Mais pas de problème. On ne peut pas toujours gagner. Si c'était le cas on ne prendrait plus de plaisir."

En une seule occasion le Montois a semblé perdre le fil : à Misano, lorsqu'il a chuté en course alors qu'il tentait de soutenir le rythme de son adversaire, laissant celui-ci filer vers la victoire et revenir à seulement cinq unités au général. Pas de quoi décontenancer le Champion 2017 cependant, qui allait remettre le couvert, cette fois-ci sans accident, lors de la manche suivante au Portugal.

Mais au-delà de sa remarquable constance, Mahias a également su montrer ses tripes en des moments décisifs. Il y a bien sûr eu ce premier succès en Aragón, mais aussi et surtout sa seconde victoire, acquise depuis la pole position et après une course d'attaque où son duel a été très rugueux avec son compatriote Jules Cluzel, alors qu'il avait tout à perdre.

Une vista qui s'est aussi manifestée en des moments plus confidentiels, mais au moins aussi importants. Il n'y a qu'à se souvenir de sa manche à domicile, à Magny-Cours où, après avoir lourdement chuté lors des EL3 et s'être blessé au poignet, le Landais s'est remis en selle et a mené une course courageuse le lendemain, remontant depuis le ventre mou du peloton, au-delà du top 10, jusqu'à la quatrième place sous le drapeau à damier. 

Par ailleurs, sa cinquième place obtenue à Jerez, alors qu'il était en proie à un important déficit de grip à l'avant de sa machine, fut une merveille de gestion et de points sauvés en dépit de circonstances bien peu favorables. Et c'est grâce à ces points glanés contre vents et marées que Mahias a pu se présenter dans l'agglomération de Doha avec une marge confortable de 20 points sur son adversaire.

La suite, on la connaît. Une victoire décrochée avec maestria dans la nuit du Moyen-Orient, après avoir pris tous les risques face à Cluzel, et le premier titre pour un pilote français dans la catégorie depuis le double sacre de Sébastien Charpentier en 2005-06. 

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