Citroën s'attend à un week-end compliqué en Slovaquie

Après avoir fait mieux que limiter les dégâts malgré son lest de 80 kg, avec une victoire au Castellet et la première place au championnat pour José Maria Lopez, Citroën s'attend à un challenge encore plus ardu en Slovaquie.

Citroën s'attend à un week-end compliqué en Slovaquie
Yves Matton, directeur de Citroen Racing
José María López, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC
José María López, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC
José María López, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC
Yvan Muller, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC
Yvan Muller, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC
Le vainqueur José María López, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC
Yvan Muller, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC
Détails de la Citroën C-Elysée WTCC d'Yvan Muller, Citroën World Touring Car Team
José María López, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC
Yvan Muller, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC

Lourdement lestées par rapport à leurs rivales, les Citroën C-Elysée n'ont pas eu la partie facile lors de l'ouverture au Castellet. Mais la marque aux Chevrons a su user de sa science de la course pour demeurer en haut des classements malgré la pression de Honda - également vainqueur de la course 1 en France grâce à Rob Huff -, et décrocher à la fois la pole position, puis la victoire lors de la course 2 grâce au double Champion du monde José Maria Lopez.

Après ce premier rendez-vous de l'année plutôt satisfaisant (marqué également par la deuxième place au classement général de la Citroën privée de Mehdi Bennani dans la course 1), Citroën reste sur ses gardes avant la Slovaquie. Si le lest de 80 kg s'est déjà montré pénalisant sur le circuit du Castellet, ce surpoids devrait s'annoncer encore plus handicapant dans les longues courbes du tracé slovaque.

"Confortée par le bilan du Paul Ricard et le sentiment d’avoir bien fait son travail, l’équipe s’est aussitôt focalisée sur la préparation des prochains rendez-vous", explique Yves Matton, le directeur de Citroën Racing. "Nous disputons 25% de la saison en 24 jours et il est essentiel de ne pas se relâcher. Les voitures ont été révisées dans nos ateliers de Versailles et les pilotes se sont beaucoup investis sur le simulateur pour être à leur meilleur niveau. Nous nous préparons à un week-end difficile en Slovaquie, mais nous ne laisserons pas passer l’occasion d’enregistrer un bon résultat."

À nouveau leader du championnat, malgré la menace Honda et un lest difficile à manœuvrer, José Maria Lopez demeure lui aussi prudent avant le deuxième rendez-vous de la saison. "L’ouverture de la saison a été aussi difficile que nous le redoutions", commente le pilote argentin. "Pourtant, nous avons réussi à gagner et à repartir du Circuit Paul Ricard avec un bilan très positif. En Slovaquie, je m’attends à ce que notre tâche soit encore plus ardue."

"En dehors de la Nordschleife, il s’agit du circuit le plus long de l’année et les pneus vont souffrir dans les appuis à haute vitesse", poursuit le Sud-Américain. "Nous allons tenter de limiter les effets du lest. Si nous pouvions gagner à nouveau, ce serait fantastique. Finalement, j’attends surtout le Hungaroring et le rééquilibrage des performances. Sur le papier, ce n’est pas le tracé le plus excitant, mais l’ambiance y est toujours très chaleureuse. De plus, nous pourrions retrouver du plaisir de pilotage avec le nouveau revêtement."

De son côté, Yvan Muller n'a guère connu de réussite au Castellet. Le quadruple Champion du monde du WTCC a vu ses ambitions calmées dès la course 1, où il fut pénalisé pour départ anticipé, et rétrogradé de ce fait hors de la zone des points. Quatrième de la course 2, le pilote français occupe un lointain huitième rang au classement provisoire du championnat.

"Le Paul Ricard nous a appris deux choses : nous avons bien progressé pendant l’intersaison, et mieux travaillé que la concurrence puisque nous étions encore les plus rapides", résume Muller. "Nous savons que la C-Elysée se comporte bien sur tous les circuits ; néanmoins, je crois que ce sera très compliqué cette fois-ci. Nous estimions que le handicap lié au lest était d’une seconde au tour sur les 3,841 km du Castellet. Sur six kilomètres, la pole position me semble hors de portée, mais ce n’est que de la théorie. J’ai le sentiment que notre saison commencera véritablement en Hongrie. Il faudra alors que nous soyons forts pour récupérer les points concédés en début d’année."

partages
Valente - Une pression différente en tant que pilote d'usine
Article précédent

Valente - Une pression différente en tant que pilote d'usine

Article suivant

Honda veut poursuivre sur sa lancée en Slovaquie

Honda veut poursuivre sur sa lancée en Slovaquie