Ehrlacher : "Débuter à Marrakech, pas le plus simple"

À 20 ans, Yann Ehrlacher est à quelques jours de ses grands débuts en WTCC à Marrakech sur une Lada Vesta. Une échéance qu'il aborde surtout avec l'envie d'apprendre, comme il l'a expliqué à Motorsport.com.

Dans quel état d'esprit vous trouvez-vous avant votre première course en WTCC ce week-end ?

C'est certainement le plus gros rendez-vous de ma carrière jusqu'à aujourd'hui. J'ai suivi une préparation intense, avec du sport, du simulateur, de la vidéo… J'ai fait tout ce que j'ai pu faire pour me préparer au mieux pour ma première course en WTCC.

Arrivez-vous à Marrakech avec une certaine appréhension ?

Évidemment, c'est un peu plus compliqué de débuter à Marrakech. C'est un circuit différent des autres, les murs sont très proches, l'important sera de boucler le premier tour, déjà. L'autre difficulté est le fait que je n'ai pas pris un départ depuis plus d'un an. L'an passé en ELMS, la stratégie faisait que j'effectuais surtout les derniers relais. Cela fait donc longtemps que je n'ai plus vécu la ruée des premiers tours avec un peloton excité autour de moi, d'autant qu'en WTCC le peloton n'est pas vraiment sage.

L'important sera d'être en confiance le plus rapidement possible. Comme tout circuit en ville, il faut un certain engagement pour aller vite, mais pas trop sous peine d'aller dans le mur, il faut trouver un juste milieu. 

C'est un circuit différent des autres, les murs sont très proches, l'important sera de boucler le premier tour, déjà.

Yann Ehrlacher.

Dans quel domaine le circuit de Marrakech constitue-t-il un challenge pour les voitures ?

L'un des gros challenges sera la gestion des pneus. Ce sera quelque chose de relativement nouveau pour moi, il faudra savoir les préserver pour la fin de course, ce sera d'autant plus difficile à Marrakech où il fera très chaud.

Pour le reste, nous aurons deux fois 45 minutes pour peaufiner les réglages, sachant que nous partons déjà sur une bonne base avec les données enregistrées l'an passé avec la Vesta. Nous apporterons certes, des modifications, mais elles seront infimes.

Votre oncle, Yvan Muller, sera présent dans les stands en tant que conseiller pour l'équipe Volvo. Pensez-vous qu'il sera là pour vous guider lors de votre premier meeting en WTCC ?

Il a toujours été là quand j'avais des questions, mais ce sera naturellement plus difficile durant les meetings de WTCC, où il sera pris par son rôle chez Volvo. Il sera là, mais je ne le verrai pas vraiment. Et puis il y a des données et des informations qui resteront logiquement confidentielles, même au sein de la famille, il faut faire la part des choses. Mais c'est bien, cela m'obligera à me débrouiller tout seul.

Justement, arriver en tant que "neveu d'Yvan Muller" vous met-il davantage de pression sur les épaules ? Vous sentez-vous attendu au tournant ?

C'est vrai qu'on me pose souvent cette question, mais cela ne me préoccupe pas plus que ça. L'avantage c'est que je n'ai pas le même nom de famille que lui (sourire). Et ceux qui savent que je suis son neveu savent aussi d'où je viens et ce que j'ai accompli.

Quel objectif vous fixez-vous pour cette première expérience en WTCC ce week-end ?

Je suis plutôt dans une position intéressante puisque personne ne m'attend vraiment, et la Lada non plus d'ailleurs. Certes, les essais de Monza se sont bien passés, mais il reste encore du travail. J'arrive donc sans pression particulière, mais avec surtout le désir d'apprendre le plus rapidement possible, on verra ce qui se passe ensuite ce que l'on pourra décrocher comme résultat.

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A propos de cet article
Séries WTCC
Événement Marrakech
Circuit Circuit International Automobile Moulay El Hassan
Pilotes Yann Ehrlacher
Type d'article Interview