Guerrieri-Girolami : l'Argentine encore au top en WTCC !

Si le maître José Maria Lopez a quitté la discipline après trois saisons de domination sans partage, l'Argentine peut compter sur Esteban Guerrieri et Nestor Girolami, en verve à Marrakech, pour défendre ses couleurs en WTCC en 2017.

Après trois ans de suprématie, et trois titres consécutifs pour autant d'années de présence en WTCC avec Citroën, José María López a quitté le WTCC pour tenter l'aventure du LMP1 en WEC avec Toyota.

Pour autant, l'Argentine est toujours représentée dans le Championnat du monde de supertourisme, et même plutôt bien, avec Esteban Guerrieri (32 ans) et Nestor Girolami (27 ans), deux autres pilotes de grand talent, qui se sont tous deux illustrés lors de l'ouverture de la saison à Marrakech.

Révélé lors de sa pige en WTCC sur la Chevrolet du Campos Racing sur sa course à domicile à Termas de Río Hondo l'an passé – où il avait dominé toutes les séances d'essais libres avant de ne rater la pole position que pour un erreur de procédure –, Guerrieri a assuré provisoirement un programme sur la moitié de la saison 2017.

"Je suis heureux de courir ici", confiait Guerrieri à Motorsport.com lors du meeting de Marrakech. "C'était difficile de finaliser le programme. Mon plan était de faire déjà la course de Termas [de Río Hondo en 2016] pour faire forte impression, et ça a fonctionné avec cet accord pour au moins une demi-saison avec le Campos Racing."

Esteban Guerrieri, qui mène parallèlement un programme en Super TC2000 argentin au sein de l'équipe Citroën, n'aura pas la tâche facile cette saison, où il sera contraint d'effectuer d'incessants allers-retours entre l'Amérique du Sud et les courses du WTCC, et de passer constamment d'une voiture à l'autre.

"Le moteur du championnat argentin est un V8, il est plus puissant, les pneus sont un peu plus durs excepté lors de la course de TC2000 à Termas où nous avons couru avec des pneus plus tendres", explique-t-il. "Nous avons aussi des commandes de vitesses par palettes au volant en Argentine, alors que nous avons un levier de vitesses en WTCC. Mais les voitures sont des tractions sur les deux championnats, c'est donc un peu la même manière de piloter, il faut juste s'adapter à tout ce que je viens d'expliquer."

"Les Argentins ont toujours suivi le WTCC, qui est considéré comme un bon championnat. Évidemment, la série a bénéficié d'un gros coup de boost avec 'Pechito'. Et aujourd'hui, les courses sont diffusées en Argentine à la télévision, ce qui est bien, c'est une catégorie populaire là-bas."

Le gros coup de Guerrieri à Marrakech

À Marrakech, Guerrieri a frappé un grand coup. Après avoir hérité de la deuxième place sur la grille pour la course d'ouverture (avec la grille inversée) suite aux disqualifications d'Ehrlacher et Michigami, le pilote argentin a su pousser Tom Coronel (Chevrolet) à la faute pour remporter son tout premier succès en WTCC. 

Dans le même temps, son compatriote Nestor Girolami s'était lui aussi illustré en signant la deuxième meilleure performance des qualifications sur sa Volvo S60, dans le sillage du poleman Tiago Monteiro. S'il manquait de réussite dans la première course, où il calait au départ avant de terminer en queue de peloton, Girolami menait une deuxième course solide – même s'il perdait une place au départ – pour décrocher son premier podium dans la discipline, lui qui dispute sa première saison entière après quelques apparitions épisodiques, mais remarquées là aussi, en 2015 (sur Honda) et 2016 (avec Volvo).

"Je suis très heureux, très fier de faire partie de cette équipe si professionnelle", commentait Girolami à Motorsport.com. "Etre deuxième des qualifications, à seulement quelques dixièmes de Tiago Monteiro, une véritable référence du WTCC, c'était fantastique, tout comme faire un podium pour ma première course cette saison avec le Polestar Cyan Racing."

J'espère vraiment qu'il pourra rassembler le budget nécessaire pour disputer toute la saison, c'est très important pour les répercussions en Argentine.

Nestor Girolami, au sujet de Esteban Guerrieri. 

Girolami ne manquait d'ailleurs pas l'occasion de saluer le résultat de son ami Esteban Guerrieri, avec lequel il a longtemps guerroyé sur les circuits argentins, et qu'il retrouve avec plaisir en WTCC cette saison.

"Esteban est l'un des pilotes les plus rapides en Argentine, il mérite ce résultat", continue le pilote Volvo. "Il roule pour une équipe privée mais il a fait une bonne qualification, même s'il a eu un peu de chance avec la disqualification de certains pilotes devant lui qui lui ont permis de partir du deuxième rang. Mais au final, il a fait une très belle course, et j'espère vraiment qu'il pourra rassembler le budget nécessaire pour disputer toute la saison, c'est très important pour les répercussions en Argentine, et aussi pour nous."

"Nous sommes ici pour attaquer, pour prendre le maximum que nous pouvons", conclut Guerrieri. "Nestor est également un très bon pilote, il a fait une très bonne qualification, il fait un podium, cela sera une saison intéressante pour nous."

Au classement du championnat, Esteban Guerrieri et Nestor Girolami sont à égalité de points (25) après Marrakech, Guerrieri occupant le cinquième rang devant son compatriote à la faveur de sa victoire au Maroc. Guerrieri occupe également le troisième rang au classement du WTCC Trophy (réservé aux pilotes privés) derrière les deux pilotes du Sébastien Loeb Racing, Tom Chilton et Mehdi Bennani.

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries WTCC
Événement Marrakech
Circuit Circuit International Automobile Moulay El Hassan
Pilotes Esteban Guerrieri , Nestor Girolami
Équipes Campos Racing , Polestar Cyan Racing
Type d'article Interview