La chronique d'Yvan Muller - "Il n'y a aucune excuse à trouver..."

Retrouvez la chronique d'Yvan Muller, pilote Citroën en WTCC, à l'issue des deux manches d'ouverture de la saison, ce weekend sur le circuit du Castellet.

La chronique d'Yvan Muller - "Il n'y a aucune excuse à trouver..."
Yvan Muller, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC
Yvan Muller, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC
Yvan Muller, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC
Yvan Muller, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC
Yvan Muller, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC
Yvan Muller, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC
Yvan Muller, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC
Yvan Muller, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC
Yvan Muller, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC
Yvan Muller, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC
Yvan Muller, Citroën World Touring Car Team, Citroën C-Elysée WTCC

Bonjour à tous,

Une nouvelle saison de WTCC, ma onzième à titre personnel, est repartie le week-end dernier sur le circuit du Castellet. Malheureusement pour moi, "Jamais deux sans trois", comme on dit. Après avoir connu des entames difficiles en 2014 et 2015, qui m'ont contraint à courir après le score durant toute la saison, le scénario se répète cette année.

En arrivant au Castellet, nous savions que notre tâche s'annonçait plus difficile que les autres années en raison du lest de 80 kg qui nous est imposé par le règlement pour les deux premières courses de la saison, sur l'ouverture au Castellet puis dans deux semaines en Slovaquie. Avant le week-end dernier, on ne savait pas exactement dans quelle mesure cela allait nous affecter, mais il était sûr que ça allait nous calmer.

On savait aussi que Honda avait beaucoup travaillé durant l'hiver, même si nous ne connaissions pas leur potentiel exact. Les Volvo ne semblaient pas mal non plus, mais il s'agissait surtout d'hypothèses, de spéculations. Il nous fallait attendre les qualifications du samedi pour le savoir vraiment.

Honnêtement, nous étions surpris de pouvoir rester devant après la séance qualificative, avec la pole de José et ma troisième place. J'étais même en avance sur lui dans le premier secteur, mais j'ai perdu du temps dans les deux suivants, rien à dire. Par rapport aux simulations que nous avions faites durant l'hiver, on savait que ce serait jouable si tout le monde progressait de la même manière. Mais ce n'était que de l'extrapolation, la concurrence disposait d'une marge de progression plus importante que la nôtre. A priori, on a progressé pareil. Quatre-vingt kilos, cela restait tout de même handicapant, mais pas assez pour nous empêcher de rester devant sur cet exercice, c'était rassurant.

Mais le plus dur restait à faire car, si notre surpoids était déjà un désavantage en qualifications, on savait que le handicap serait encore plus important sur la durée de la course, notamment au niveau de l'usure des pneumatiques. Mais quoiqu'il arrive, on savait qu'il fallait attaquer dans les deux premiers tours et ensuite aviser.

"Lorsque j'ai vu que Tiago revenait, je savais que cela allait être compliqué"

En course 1, je m'élance du 8e rang en raison de la grille inversée désormais applicable sur la première manche. Et là, je fais une bêtise sur la procédure, je me suis loupé, il n'y a pas d'excuse à trouver. Dès lors, j'ai vite su que la sanction allait tomber, il est très difficile de se sortir indemne de ce genre d'incident. Résultat : zéro point pour débuter la saison.

Ensuite, je me rattrape bien avec un bon départ dans la course 2 qui me permet de me glisser devant la Honda de Tiago Monteiro au premier virage, mais au final je n'en profite pas beaucoup. Cela a au moins aidé José à gagner la course. Au bout de quelques tours, lorsque j'ai vu que Tiago revenait, je savais que cela allait être compliqué. J'ai essayé autant que j'ai pu, ensuite il me met une touchette qui a précipité les choses. Il faut que je revoie les images, mais c'est vrai que c'est un peu osé à cet endroit-là, sur le dernier virage avant la ligne droite des stands. Tu ne peux pas y aller sans un contact. Ou alors il aurait fallu que je le laisse passer, mais ce n'est pas vraiment le but… Je termine finalement 4e.

"On a encore notre frein à ronger en Slovaquie avant de revenir à quelque chose de normal en Hongrie".

Je pense que ce sera encore plus compliqué avec le lest pour nous dans deux semaines en Slovaquie. C'est un circuit encore plus dur pour les pneus, avec beaucoup de longues courbes. En qualifications, on pourra peut-être s'en sortir un peu, mais en course ce sera plus difficile.

Avec un lest de cet importance, on commence même à mon avis à toucher un problème de sécurité. Le Castellet est le circuit le moins exigeant pour les freins, il n'a pas vraiment fait chaud ce week-end, et on commençait à avoir du mal en fin de course. Je n'ose même pas imaginer sur un circuit plus dur dans ce domaine et sous des chaleurs plus élevées, au niveau de la sécurité cela va être limite.

Honda s'est montré performant ce week-end, c'est sûr, mais 80 kg c'est une seconde. Si on enlève cette seconde, ce n'est pas la même course. On a encore notre frein à ronger en Slovaquie avant de revenir à quelque chose de normal en Hongrie…

Un dernier mot sur l'une des nouveautés de cette année, avec le MAC3 qui suit les qualifications. C'est plutôt pas mal, c'est rigolo. Je ne sais pas si ça a du sens de l'extérieur, mais de l'intérieur ça oblige à penser différemment, on pense "équipe" plutôt que la jouer personnel, c'est plutôt intéressant.

À très bientôt,

Yvan Muller

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