Muller - "Seule la première place m’intéresse"

S’il se réjouit d’avoir conclut la saison sur une bonne note, en remportant la course 2 à Losail, Yvan Muller (Citroën) ne se satisfait pas outre mesure d’avoir arraché pour un seul point la deuxième place du championnat à Sébastien Loeb.

Si José Maria Lopez s’est assuré son deuxième titre mondial depuis le 1er novembre en Thaïlande, les choses étaient jouées depuis bien longtemps dans la tête d’Yvan Muller. Voyant son équipier argentin s’envoler irrémédiablement vers un nouveau sacre, Muller avait de surcroit perdu gros à Buriram où un week-end vierge de point (il avait été contraint à l’abandon au départ des deux courses) avait permis à Sébastien Loeb de lui subtiliser la deuxième place du championnat.

En délicatesse lors des essais libres, mal placé à l’issue des qualifications (8e), Yvan Muller parvenait à renverser la situation, en partie grâce à la règle de la grille inversée qui lui permettait de s’élancer du 3e rang sur la grille de la course 2. Tom Coronel (Chevrolet) lui laissait même le champ libre au départ de cette seconde manche : le pilote néerlandais, deuxième sur la grille, était contraint de s’élancer de la voie des stands suite à un problème mécanique.

Rapidement dans l’aspiration du poleman et leader John Filippi, Muller mettait la pression sur son jeune compatriote. Alors que Muller tentait une attaque à l’intérieur après la phase de neutralisation, Filippi insistait et les deux voitures se touchaient : le pilote corse restait sur le carreau  et Muller se hissait en tête.

Quatrième de la course 1, Muller remportait sa sixième victoire de la saison qui, combinée à sa 4e place dans la course 1, lui permettait de récupérer le titre honorifique de vice-champion pour un point.

Avec Filippi : "Une mésentente"

"Deuxième, troisième, c’est la même chose", tempérait-il à l’arrivée. "La seule position intéressante, c’est la première place. J’ai déjà été 2e et 3e dans ma carrière, ce n’est que la victoire qui m’intéresse".

"Honnêtement, je ne pensais pas devoir dépasser Filippi car je savais qu’il était sous le coup d’une pénalité", poursuit Yvan Muller. "Mais je me suis mis sur la droite en arrivant sur le premier virage et il a semblé ouvrir la porte, je me suis engouffré dans l’ouverture, puis il s’est rabattu, cela m’a surpris. Je ne sais pas s'il s'agit d'une mésentente, ou s’il a freiné trop tard, mais encore une fois je ne voulais pas le dépasser à ce moment-là".

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Séries WTCC
Événement Losail
Circuit Losail International Circuit
Pilotes Yvan Muller
Type d'article Résumé de course
Tags citroen, yvan muller