WTCC - Filippi : "Une victoire récompenserait nos efforts"

Inscrit en catégorie TC2 du WTCC au volant d’une Seat Leon de l’écurie Campos Racing, John Filippi, l’autre Français de la discipline, compte bien mettre un terme à l’hégémonie de l’expérimenté Franz Engstler (BMW 320 TC) avant la fin de la saison

Inscrit en catégorie TC2 du WTCC au volant d’une Seat Leon de l’écurie Campos Racing, John Filippi, l’autre Français de la discipline, compte bien mettre un terme à l’hégémonie de l’expérimenté Franz Engstler (BMW 320 TC) avant la fin de la saison.

Si la catégorie TC2 est peu fournie en nombre d’inscrits, le challenge n’en demeure pas moins difficile pour John Filippi, qui découvre le mondial de tourisme cette année après un titre en monoplace l’an passé en V de V. Le jeune Corse, à peine âgé de 19 ans, y est en effet confronté à l’un des pilotes les plus expérimentés du plateau, Franz Engstler.

Agé de 53 ans, le pilote allemand évoluait déjà en courses de berline avant même que John Filippi ne vienne au monde, ayant même goûté du DTM au début des années 90. Il est présent en championnat WTCC depuis la saison 2007, un championnat qu’il n’a jamais quitté depuis, avec une fidélité assidue à la BMW 320. C’est dire si Engstler connaît son sujet, et sa monture. Face à ce vétéran des circuits, les chances de John Filippi, qui découvre cette année sa voiture, la Seat Leon, et la quasi totalité des circuits, semblaient naturellement fort minces.

Pourtant, à force de persévérance, le jeune Bastiais a eu l’opportunité à plusieurs reprises la BMW 320 TC du Engstler Motorsport (qui aligne deux voitures à chaque course). Une première fois sous le déluge de Slovaquie puis, plus récemment lors de l’étape argentine du calendrier. « On s’est rapprochés en Argentine, a expliqué Filippi à ToileF1. On a même tenté une stratégie pour prendre le meilleur sur lui lors de la seconde course, en préservant un train de pneus neufs. Malheureusement, l’accrochage avec son équipier dans les premiers tours a ruiné nos espoirs ».

S’il n’a pu goûté encore aux joies de la victoire en TC2 (Engstler a aligné tous les succès depuis le début de la saison), John Filippi peut toutefois se réjouir de son évolution tout au long de l’année. « Quand je vois où j’étais il y a deux ans, et où j’évolue aujourd’hui, je peux être satisfait, poursuit-il. Je progresse, je suis content de moi, je travaille bien avec mon ingénieur, mais il me manque tout de même un équipier avec qui échanger des informations et pour compléter le feedback technique. Mais on travaille beaucoup, on reste positifs… Il est clair qu’une victoire tomberait à pic pour récompenser nos efforts… »

Cette victoire en TC2, John Filippi la croit possible à Pékin début octobre. « Je pense que nous étions plus proches d’Engstler en Argentine car il s’agit d’une course assez récente en WTCC, analyse le pilote corse. Et Engstler y avait rencontré des soucis techniques qui l’avaient contrarié l’an passé. A Pékin, tout le monde découvrira le circuit, nous partirons donc sur un pied d’égalité, cela peut être notre chance. Car ensuite, sur des circuits qui lui sont plus familiers comme Shanghai, Suzuka, ou Macao, ce sera plus difficile ».

Une victoire avant la fin de saison constituerait ainsi une récompense bien méritée pour John Filippi, qui souhaite poursuivre l’aventure en WTCC l’an prochain au volant d’une voiture de réglementation TC1. Et si possible avec Campos, son équipe actuelle, qui aligne également deux Chevrolet Cruze TC1 cette saison pour Hugo Valente et Dusan Borkovic. « Ce serait la meilleure solution, conclut-il. Je me sens bien dans l’équipe, et la Chevrolet est la voiture qui a le plus progressé cette saison. Après, évidemment, l’idéal serait de pilote une Citroën, mais c’est plus difficile à envisager… »

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Séries WTCC
Pilotes Franz Engstler , Hugo Valente , Dusan Borkovic , John Filippi
Type d'article Actualités