Yvan Muller se confie après son 4ème titre WTCC

Le pilote alsacien s’est d’ores et déjà assuré son quatrième titre en championnat du monde de supertourisme WTCC à l’issue du meeting de Suzuka, où il a enregistré une troisième place et un abandon au volant de sa Chevrolet Cruze lors des deux...

Le pilote alsacien s’est d’ores et déjà assuré son quatrième titre en championnat du monde de supertourisme WTCC à l’issue du meeting de Suzuka, où il a enregistré une troisième place et un abandon au volant de sa Chevrolet Cruze lors des deux manches disputées sur le circuit de Suzuka.

Certes, il n’y avait guère de suspense quant à l’issue du championnat du monde pilote. Leader depuis la toute première course de la saison (il avait débuté l’année avec une double victoire à Monza), Yvan Muller n’a cessé d’accroître son avance au classement sur ses poursuivants au fil de l’année, grâce notamment à six victoires, et 12 podiums en 19 courses disputées avant Suzuka.

Si le titre pouvait déjà lui être attribué dès les courses de Sonoma, Californie, il y a quinze jours, il fallait donc attendre le Japon pour que le pilote alsacien ne se mette définitivement hors d’atteinte mathématiquement. Ainsi, il suffisait à Muller de marquer 22 points sur les deux courses (en admettant que son plus proche rival, le pilote Honda Gabriele Tarquini signe la pole position, puis la victoire dans les deux courses) pour être sacré.

La chose était pliée dès la première manche, où Yvan Muller, parti de la quatrième position, se classait troisième d’une course remportée par la Honda Civic semi-privée de Norbert Michelisz, alors que Tarquini était contraint à l’abandon sur problème mécanique.

Si la fête était quelque peu gâchée lors de la deuxième manche, où il était contraint à l’abandon dès le départ après un accrochage (son seul abandon de l’année !), Yvan Muller était bien entendu heureux de ce quatrième titre mondial, après ceux acquis en 2008 avec Seat, et en 2010 et 2011 avec Chevrolet. Il devient le pilote le plus titré du championnat, devant Andy Priaulx sacré trois fois de 2005 à 2007 sur BMW. A noter que la seconde manche, la 200e de l’histoire du WTCC, a été remportée par le fantasque Tom Coronel sur sa BMW TC privée.

Voilà, c’est fait, on peut maintenant passer à autre chose !”, souriait le futur pilote Citroën à l’issue de cette étape japonaise. “Evidemment le titre paraissait probable pour moi aujourd’hui, mais on ne sait jamais, tout peut arriver… Maintenant, on peut se concentrer tranquillement sur les deux dernières épreuves de la saison, en Chine et à Macao, et viser la victoire. Aujourd’hui j’ai pris des risques, mais calculés, l’important était de finir devant Tarquini, et j’ai su prendre l’avantage dès les qualifications”.

Le succès parait toujours plus simple de l'extérieur, mais cette saison fut de nouveau un réel défi pour le Français, comme il l'explique à ToileF1.

Même si cette saison pouvait paraître facile pour moi de l’extérieur, ce titre a une saveur particulière pour moi. Un mois avant le début de saison, nous n’étions pas sûrs d’être sur la grille de départ. Mais nous avons finalement monté le projet avec RML, et nous avons fait avec les moyens du bord, avec un budget réduit qui nous empêchait de projeter des séances de développement au contraire des Honda officielles. Finalement, nous avons changé notre façon de travailler et, à force de se creuser les méninges et de trouver les solutions (que nous testions directement lors des meetings de course), nous avons su dominer nos adversaires. Nous avons été payés de nos efforts…

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Séries WTCC
Pilotes Tom Coronel , Yvan Muller , Gabriele Tarquini , Norbert Michelisz , Andy Priaulx
Type d'article Actualités