Quartararo : "Il va falloir que je me réveille" pour être titré
Fabio Quartararo se prépare au "travail le plus dur" de sa carrière pour conserver son titre mondial en MotoGP face à un Pecco Bagnaia dans une bien meilleure dynamique, mais il n'a pas perdu espoir. Pour atteindre son objectif, le Français veut se ressaisir et faire passer le plaisir avant tout.
Pecco Bagnaia s'est emparé de la tête du championnat à Phillip Island, une course une nouvelle fois très difficile pour Fabio Quartararo. Le Français a connu son troisième résultat blanc en quatre courses, après une erreur en début d'épreuve, suivie d'une chute quelques tours plus tard. Au GP d'Aragón, il avait fait les frais d'un accrochage avec Marc Márquez, alors qu'il a vu l'arrivée hors des points à Buriram, en raison d'une pression de pneu inadaptée.
Quartararo n'a marqué que huit points dans ces quatre courses, loin des 52 engrangés par Pecco Bagnaia. Mais cette série n'a fait qu'accélérer une dynamique en faveur du pilote Ducati depuis le début de l'été : après le succès de Quartararo en Allemagne, son dernier en date, Bagnaia a enchaîné quatre victoires et a décroché sept podiums en huit courses, alors que son rival n'est monté qu'une seule fois sur la boîte, pour ce qui a représenté son seul top 5 sur cette période. Bagnaia est ainsi passé de la sixième à la première place du championnat, et transformé un déficit de 91 points sur Quartararo en avantage de 14 unités.
Un résultat favorable permettrait au Turinois de décrocher le titre mondial dès ce week-end à Sepang mais Quartararo veut garder espoir, même s'il a conscience que l'abandon en Australie lui a compliqué la tâche. "Ce n'est pas fini", assure El Diablo. "C'est chiant que ça arrive comme ça, de faire une erreur à ce moment-là mais ce n'est pas fini. Il reste deux courses."
"On a un travail à faire : essayer de gagner, et ça va être le travail le plus dur de ma carrière mais je suis prêt à me battre pour ça", ajoute-t-il.
Fabio Quartararo
Quartararo a souvent déploré le manque de performances de sa Yamaha cette année mais c'est sa trop grosse agressivité pour tenter de la compenser qui lui a coûté cher à Phillip Island : "C'est juste que j'ai fait une erreur donc je ne peux en vouloir qu'à moi-même et au bout d'un moment ça ne sert à rien que je sois effondré car il va falloir que je me réveille. Sincèrement c'était une erreur de ma part, j'ai voulu trop pousser."
La tâche s'annonce difficile pour Fabio Quartararo puisque les deux dernières courses se dérouleront sur des circuit en théorie peu favorables à la Yamaha. Même si la marque a remporté la dernière course disputée à Sepang, en 2019, les longues lignes droites devraient surtout donner un avantage à Ducati. La firme de Borgo Panigale partira aussi favorite à Valence, où elle a signé un triplé l'an passé.
"La Malaisie est un circuit un peu compliqué par rapport aux deux lignes droites mais cette saison ce genre de circuits nous a réussi, comme à Barcelone et au Mugello, donc il n'y a pas de raison qu'on ne puisse pas se battre aux avant-postes là-bas", insiste un Quartararo qui veut maintenant se détacher de la pression du titre : "Bien sûr, il faut y croire, mais surtout je vais penser à m'amuser."
Avec Charlotte Guerdoux
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