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Loeb : "À la régulière, c'est compliqué..."

Sébastien Loeb doit combler 20 minutes de retard sur Carlos Sainz d'ici vendredi s'il veut remporter son premier Dakar. Une mission qui se complique de jour en jour mais à laquelle il s'accroche sans se soucier de ce que fait son adversaire.

#203 Bahrain Raid Xtreme Prodrive Hunter: Sebastien Loeb

Toujours deuxième du Dakar, dont il a remporté ce mardi la 9e étape, Sébastien Loeb a encore plus de 20 minutes de retard sur le leader Carlos Sainz. Un écart qu'il a réduit en reprenant quatre minutes sur la spéciale du jour mais qui est de moins en moins anodin alors que les occasions de le combler se font de plus en plus rares. 

Mercredi, le terrain ne sera a priori pas propice à de grosses différences à moins d'un ennui technique ou d'une erreur de navigation, et le Français devra ouvrir la route. La spéciale de jeudi, qui avoisine les 500 km entre Alula et Yanbu, pourrait ainsi faire office de juge de paix puisque les organisateurs décrivent "des sols inhospitaliers et cassants". Il restera ensuite seulement 175 km chronométrés le vendredi pour conclure cette édition 2024. 

Lucide, Sébastien Loeb se sait dans la peau de l'outsider à ce stade. "À la régulière, c'est compliqué... mais il y a la navigation, il y a les crevaisons, il y a plein de choses", rappelle-t-il. "C'était une bonne journée pour nous, une longue spéciale. L'écart est encore important mais il reste encore trois spéciales, donc on va continuer d'attaquer et on verra."

Le pilote Prodrive sait néanmoins que son Hunter n'a pas été épargné quand il fallait franchir des sols maltraitant les pneumatiques. "Les crevaisons, en règle générale, ce n'est pas en ma faveur non plus", déplore-t-il. "On en avait déjà deux à mi-spéciale [ce mardi], donc il a fallu faire un peu gaffe sur la fin, sur la deuxième moitié, pour ne pas en avoir une troisième."

Sébastien Loeb reste pleinement concentré sur la partition qu'il doit jouer, sans se soucier de ce que fait Carlos Sainz, clairement entré dans un mode de résistance sans non plus pouvoir se permettre de gérer. 

"On verra. Il n'y a pas à regarder ce que fait Carlos, il faut essayer de faire au mieux pour nous, et puis à la fin on verra bien où on en est", insiste Sébastien Loeb. "Il n'y a pas de raison d'avoir peur. Comme dit, je n'ai pas à m'occuper des autres, je fais ma course à moi. J'essaie de faire aussi bien que possible dans chaque spéciale, de faire notre boulot avec Fabian [Lurquin]. Et puis à la fin, on fera les comptes."

Audi a encore la force du nombre.

Audi a encore la force du nombre.

Autre point crucial, celui de la garde rapprochée dont peut encore bénéficier Carlos Sainz avec la présence de Stéphane Peterhansel et Mattias Ekström à ses côtés. Audi a d'ailleurs parfaitement profité des positions de départ avantageuses du Français et du Suédois mardi pour les muer en fidèles lieutenants d'El Matador. 

"Je suis content de mon étape", assure le leader du classement général. "J'en ai ouvert une bonne partie. À la fin, nous étions stressés dans l'habitacle avec une navigation qui était compliquée. Mais on a roulé les trois voitures ensemble, je savais que je pouvais compter sur eux derrière."

À l'inverse, Sébastien Loeb est jusqu'ici esseulé, puisque Nasser Al-Attiyah a bien tenté de repartir mais a encore rencontré des ennuis techniques sur sa machine. "La mienne a l'air de marcher !", préfère s'amuser l'Alsacien pour conclure. 

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