Alonso "chanceux" d'avoir évité un crash en se battant avec Sainz

Classé sixième du Grand Prix des Pays-Bas, Fernando Alonso a failli tout perdre en fin de course, alors qu'il était engagé dans une bataille avec Carlos Sainz.

Alonso "chanceux" d'avoir évité un crash en se battant avec Sainz

Fernando Alonso a été le pilote Alpine le plus performant au Grand Prix des Pays-Bas. Le double Champion du monde a transformé sa neuvième place sur la grille de départ en sixième position sous le drapeau à damier. En récoltant huit points, l'Espagnol est également parvenu à intégrer le top 10 du championnat, une première cette saison.

"Je pense que la sixième position dépasse les attentes, [nous avons] fini devant une Ferrari et été compétitifs tout le week-end", s'est-il réjoui. "Au premier tour, nous avons pris beaucoup de risques car c'était nécessaire, nous savions qu'il était très important de stabiliser les positions, et après cela, tout était une question de gestion des pneus. Je suis heureux de la façon dont nous avons exécuté la course."

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Les dépassements ont été rares à Zandvoort et Alonso a été le seul pilote à gagner plusieurs positions au départ. Spécialiste dans cet exercice, l'Espagnol a pourtant été malmené dans les premiers mètres car, selon lui, il a été "touché par Esteban [Ocon] dans le virage 1, par Russell dans le virage 2 et par Giovinazzi dans le virage 6". Néanmoins, le pilote Alpine a fait parler son expérience en empruntant l'extérieur du banking du virage 3 alors que ses adversaires ont privilégié l'intérieur.

"Le plan était de passer à l'extérieur parce que j'étais sur le côté propre de la piste et je voulais partir droit, sans trop bouger, pour essayer de passer à l'extérieur au virage 1", a-t-il expliqué. "Mais Giovinazzi [septième sur la grille] avait la même idée donc ça m'a bloqué. Après ça, j'ai dû un peu improviser dans les virages 2 et 3, il y avait beaucoup de voitures, j'étais même dans l'herbe à un moment. Dans le virage 3, j'ai choisi de prendre l'extérieur et j'ai gardé de la vitesse en sortie de virage mais Carlos était au milieu de la route donc j'ai dû freiner, ce qui ne m'a pas aidé. Mais ensuite, Giovinazzi et Carlos se sont battus jusqu'au virage 7 et j'ai pu gagner une position."

Une fois promu en septième position, Alonso a bouclé un premier relais très sage et a laissé les Ferrari de Charles Leclerc et Carlos Sainz s'échapper. L'Espagnol a pu recroiser la route de l'une des deux machines rouges en fin de parcours, au moment où Sainz éprouvait de grandes difficultés à préserver la vie de ses gommes dures. Ayant fait la jonction à moins de dix tours de l'arrivée, Alonso a passé de longues minutes à subir l'air sale de la Ferrari avant de porter une première attaque, au tour 69.

Mais Sainz a tenu bon, à la grande surprise d'Alonso, qui a dû négocier les virages suivants en étant plus proche de son compatriote qu'auparavant. Le niveau d'appui aérodynamique de l'Alpine A521 était donc bien différent au moment d'aborder le troisième virage, et Alonso l'a compris trop tard, au moment où son train avant s'est bloqué et s'est dirigé vers les barrières. D'après l'intéressé, seule de la "pure chance" lui a permis de ne pas finir sa course prématurément.

"C'était un moment stressant, c'est sûr", s'est-il remémoré en interview. "J'ai tenté une manœuvre sur Carlos à six tours de la fin au virage 1, à l'intérieur. Je pensais le dépasser mais au dernier moment, il a relâché les freins et a freiné encore plus tard, donc nous avons failli nous toucher. Ensuite, dans le virage 3, j'étais trop près, alors j'ai bloqué les pneus avant et je suis allé plus large que d'habitude, j'étais à l'extérieur de la piste. Il y a environ deux mètres entre le banking et le mur et j'étais à environ dix centimètres du mur, avec les deux roues avant bloquées. Je n'ai rien fait de magique [pour éviter l'accident], c'était simplement de la pure chance. Je ne contrôlais plus la voiture, j'ai été chanceux."

Ocon : "Ça n'a pas été la course parfaite"

De l'autre côté du garage Alpine, Esteban Ocon a vécu un Grand Prix bien plus difficile. Dépassé par son coéquipier dès le départ, le Français a vu son rythme être dicté par son coéquipier lors des 71 tours suivants. Naviguant à quelques secondes de l'Espagnol, Ocon aurait pu rallier l'arrivée à la huitième place, sa position de départ, sans un dépassement tardif de Sergio Pérez, dans l'avant-dernier tour.

"Dans l'ensemble, c'est un week-end solide", a indiqué le pilote Alpine. "Nous avons été rapides et les deux voitures ont fini dans les points. Je pense que nous avons maximisé le potentiel de la voiture le samedi et le dimanche. De mon côté, ça n'a pas été la course parfaite. Il y a eu quelques moments de malchance au départ et avec les drapeaux bleus, et deux ou trois choses qui nous ont empêchés de gagner des positions supplémentaires."

Ocon est également revenu sur la cohue du départ et sa touchette avec Alonso à l'approche du troisième virage. "Je ne comprenais pas pourquoi j'avais ma roue avant en l'air et pourquoi je ne pouvais pas tourner", a-t-il ajouté. "En fait, Fernando me retenait, c'est ce qui s'est passé. Je ne savais pas qu'il était sur la gauche et nous nous sommes touchés, ce qui lui a permis de prendre l'extérieur au virage 3, mais c'était aussi assez serré entre nous deux et Giovinazzi à l'extérieur des virages 6 et 7. On a tous les deux pris une bosse et Fernando a failli perdre le contrôle. [C'était] une bonne bataille amusante, [même si] j'ai perdu une position. La prochaine fois, j'en ressortirai gagnant."

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