Piégé en Q1, Alonso est favorable à des groupes en qualifs à Monaco
Pour le second Grand Prix consécutif, Fernando Alonso est resté coincé en Q1. Même s'il se montre fataliste, il est favorable à l'idée de revoir le fonctionnement des qualifications à Monaco.
Deux éliminations de suite en Q1 sur des circuits où dépasser des voitures est très difficile, voire plus, voilà le bilan des deux derniers samedis de Fernando Alonso au volant de l'Aston Martin AMR24. L'Espagnol, que l'on ne peut pas taxer de manque d'expérience, a pourtant été piégé par les conditions particulières dans lesquelles la séance de qualifications se déroule en Principauté.
"De toute évidence, nous n'avions pas la voiture pour faire la pole, mais je pense que nous aurions pu être P7, P8, mais je me suis retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment", a-t-il déclaré, fataliste, avant d'analyser plus en détails sa perte de temps. "C'est Monaco, c'est difficile de faire un tour propre mais je pense que j'ai perdu trois dixièmes à la sortie du 11e virage avec une voiture juste devant moi et ensuite deux autres dixièmes dans le dernier virage avec trois voitures qui étaient garées là juste pour commencer le tour."
"Personne n'est à blâmer, ils ne peuvent pas disparaître au tout dernier moment dans le dernier virage, mais oui, un peu de malchance aujourd'hui. Ce n'était pas la même chose pour tout le monde parce que si je retranche ces cinq dixièmes de mon tour, je serais P1 en Q1. Donc personne n'a maximisé son rythme en Q1, non, il s'agissait juste faire un tour à 98% et de passer. Mais oui, nous n'avons pas réussi aujourd'hui. C'est dommage, mais nous ne pouvons rien faire pour l'instant."
"On peut être chanceux ou malchanceux. Je pense que l'année dernière, j'ai eu de la chance et j'ai progressé en Q1, Q2 et ensuite en Q3 ; vous vous retrouvez P2 et certains des principaux concurrents ne sont pas sortis de Q1 ou Q2. Cette fois-ci, c'est nous qui sommes tombés du mauvais côté, et Checo [Sergio Pérez] aussi. Je crois qu'il est P18. Oui, c'est Monaco. Il faut aussi avoir de la chance et nous n'en avons pas eu aujourd'hui."
Quand l'idée, déjà évoquée auparavant, de séparer la grille F1 en deux groupes en Q1, afin d'alléger le trafic, est évoqué, Alonso se montre favorable : "Je pense que ce serait une bonne chose. Monaco est tellement excitant et palpitant que ce serait bien de voir le tour de tout le monde en direct, parce qu'on rate beaucoup de grands moments. Mais oui, c'est comme ça."
Quant à ce qu'il peut espérer pour ce dimanche, depuis la 16e place sur la grille, il se montre peu optimiste : "Ne pas se crasher, essayer de garder la voiture en un seul morceau. Évidemment, à cette période de l'année, nous essayons d'apporter autant d'améliorations que possible. Les pièces de rechange ne sont donc pas excellentes. Nous devons donc essayer de terminer la course et d'arriver au Canada un peu mieux préparés.
"Je pense qu'il est impossible [de tenter un arrêt précoce pour faire l'undercut]", a-t-il ajouté. "Je l'ai fait au septième tour à Imola et la moitié de la grille s'est arrêtée au huitième tour. C'est comme ça."
Propos recueillis par Filip Cleeren
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