Alpine acceptera les mesures anti-rebonds si personne n'est avantagé

Pour le directeur d'Alpine, Otmar Szafnauer, toute mesure prise par la FIA pour lutter contre le marsouinage serait une bonne chose si elle ne venait pas à donner un avantage à une ou plusieurs équipes.

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Juste avant le Grand Prix du Canada, la FIA a publié une Directive Technique indiquant entre autres qu'elle allait rassembler des données sur la question des rebonds subis par les Formule 1, afin de préparer des mesures concrètes pour lutter contre ce phénomène pour des raisons de sécurité. Les détails sur la manière de procéder restent pour le moment en suspens et beaucoup de choses dépendront de réunions qui se sont tenues ou se tiendront d'ici le Grand Prix de Grande-Bretagne.

Alpine est parmi les écuries les moins touchées par le marsouinage ou les rebonds en général, même si les deux pilotes, Esteban Ocon et Fernando Alonso, ont souligné qu'il s'agissait d'un problème à Bakou. En revanche, les choses sont allées sans trop de difficultés à Montréal.

"C'est à la FIA d'aider sur toutes les questions de sécurité", a déclaré Otmar Szafnauer, directeur de la structure française, après le GP du Canada. "Et je suis sûr qu'ils se penchent sur la question. Mais il y a un processus qui doit être suivi. Et je pense qu'ils vont le faire."

"Je n'ai pas vu beaucoup de marsouinage en piste [à Montréal]. Nous avons demandé à nos pilotes sur une échelle de 1 à 10, 10 étant le pire, où vous ne pouvez pas supporter le marsouinage, et [...] 1 étant rien du tout. Et nous étions à 2 aujourd'hui, par exemple. C'était donc leur avis. Sur 10, nous sommes à 2, donc je ne pense pas que c'était un problème ici. Mais on ne sait jamais comment cela peut se passer sur d'autres pistes."

Fernando Alonso, Alpine A522

Fernando Alonso, Alpine A522

Szafnauer a déclaré qu'il accepterait une action de la FIA pour des raisons de sécurité, à condition que les autres équipes n'en tirent pas profit. "Si la FIA détermine qu'il s'agit d'une question de sécurité, tant que les conditions de jeu restent égales et que certaines équipes ne l'utilisent pas comme tactique de négociation pour obtenir un avantage concurrentiel, alors je suis satisfait."

"Nous ne nous opposerons donc jamais à quoi que ce soit pour des raisons de sécurité. Mais comme je l'ai dit, pour nous ici, le marsouinage était de 2 sur 10. C'est presque rien. S'il s'agit d'une question de sécurité, elle sera soumise au CCT [Comité Consultatif Technique], puis proposée au Conseil Mondial du Sport Automobile et enfin elle sera votée. Mais je ne sais pas ce qui va se passer avec le marsouinage. J'espère que ce sera discuté devant le CCT."

Plus tôt, dans le week-end du Canada, Szafnauer avait expliqué qu'Alpine avait sacrifié un peu de performance pour mieux contrôler le rebond : "C'est un problème pour nous, mais nous élevons la hauteur de caisse, nous perdons de l'appui et nous arrivons à une situation raisonnable", a-t-il déclaré à Motorsport.com.

"Et je suis sûr que tout le monde pourrait le faire. Je ne sais pas ce que font les autres. Mais je pense qu'ils ne veulent pas renoncer à l'appui aérodynamique, donc ils vont vers une hauteur de caisse plus basse, et cela provoque du marsouinage. Donc je pense que c'est assez facile."

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