Alpine et Mercedes pourraient collaborer au-delà du moteur et dès 2025
Alpine est proche d'un accord avec Mercedes pour un partenariat technique qui comprendrait la fourniture du moteur, de la boîte de vitesses et de la suspension arrière, et qui pourrait démarrer dès la saison prochaine.
Comme Motorsport.com vous le révélait dès la mi-juin, l'écurie Alpine évalue depuis plusieurs semaines la possibilité de se passer du moteur Renault d'usine dans un avenir proche pour devenir une simple structure cliente, notamment au vu des coûts liés à la mise en place du projet 2026. Depuis cette annonce, il a toujours été clair que le constructeur privilégié pour un tel accord serait Mercedes, même si d'autres motoristes ont été sondés sous l'impulsion de Flavio Briatore, devenu conseiller exécutif de Luca de Meo, le PDG du groupe Renault, et fervent partisan d'un accord client.
Les discussions ne sont désormais plus qu'entre Alpine et Mercedes. Selon les informations de Motorsport.com, elles sont même désormais à un stade avancé, Briatore ayant d'ailleurs été vu à plusieurs reprises dans le motorhome de la marque allemande en Hongrie. Aucun contrat n'a encore été signé, mais des sources suggèrent que les grandes lignes d'une telle entente faisaient déjà l'objet d'un accord de principe et qu'il restait surtout des détails à régler. Cette phase pourrait prendre plusieurs semaines, voire plus.
Il est entendu que, dans la forme, le partenariat correspondrait à ce qui existe aujourd'hui entre Mercedes et Aston Martin. Ainsi, en plus de l'unité de puissance allemande, Aston dispose des boîtes de vitesses et de la suspension arrière fabriquées par le constructeur à l'étoile.
Concernant la date d'entrée en vigueur d'un tel accord s'il venait à être conclu, les discussions se sont principalement focalisées sur 2026, année de l'introduction du nouveau règlement moteur en F1 avec des unités de puissance où la part de l'électrique sera plus importante qu'actuellement. Toutefois, des sources ont laissé entendre qu'il existait une possibilité que le partenariat débute dès 2025.
Même si cela mettrait Alpine sous pression pour s'adapter à un nouveau bloc turbo hybride en très peu de temps désormais, une telle décision pourrait offrir un boost immédiat de compétitivité par rapport au moteur Renault actuel, globalement jugé inférieur en puissance par rapport à la concurrence. La question du timing dépendra également de ce que Renault va décider concernant le personnel qui travaille sur les moteurs F1 au département de Viry-Châtillon et leur avenir si un changement de moteur devait intervenir dans un futur proche.
Il est à noter que selon l'annexe 6 du Règlement Sportif, un retrait de Renault en tant que motoriste en vue de 2025 ferait tomber le nombre de fabricants d'unités de puissance à trois pour la saison prochaine et ouvrirait a priori la porte à ce que Mercedes puisse équiper jusqu'à cinq écuries en même temps (Mercedes, McLaren, Aston Martin, Williams et Alpine), contre quatre actuellement. Pour 2026, comme nous l'avions déjà évoqué, si Renault venait à se retirer, le nombre maximum d'écuries qu'un motoriste pourrait équiper serait de quatre. Or, Aston Martin passera à une motorisation Honda et cela offrirait donc la possibilité pour Alpine d'entrer dans le giron Mercedes.
Mercedes et Alpine se sont gardés de tout commentaire sur le sujet.
Avec Jonathan Noble
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