L'Arabie saoudite lorgne sur un projet d'écurie en Formule 1
L'Arabie saoudite ne ferme pas la porte à un investissement qui lui permettrait de détenir, dans les années à venir, une écurie de Formule 1.
Pour la cinquième fois déjà, la Formule 1 se rend cette semaine à Djeddah pour le Grand Prix d'Arabie saoudite. Le plus grand pays du Moyen-Orient cherche à accroître son influence dans le championnat au fil des années, qui se traduit également par l'implication d'Aramco, notamment comme sponsor titre d'Aston Martin, ou par la construction d'un circuit ultra-moderne à Qiddiya.
Quelle sera la prochaine étape ? Détenir une écurie pourrait être une option, ce qu'a indiqué le Prince Khalid bin Sultan Al-Abdullah Al-Faisal, président de la fédération saoudienne, tout en ayant conscience de la difficulté d'un tel projet.
"Il y a une place disponible", observe-t-il. "Il n'y a que 11 écuries sur 12, et aussi une ou deux équipes qui pourraient potentiellement être à vendre à l'avenir. Ça pourrait se faire, avant tout si la croissance est là. Si l'on achète une écurie, c'est pour gagner de l'argent, surtout si elle est acquise par une entreprise du PIF (le fonds d'investissement public saoudien)."
"Nous constatons que la Formule 1 touche beaucoup de nouveaux marchés, que les ventes augmentent à l'échelle mondiale, et il y a également le partenariat entre Aramco et Aston Martin. Tout indique que l'Arabie saoudite pourra peut-être bientôt le faire, si ça a du sens, alors pourquoi pas ? Personne ne déteste gagner de l'argent. En gagner en faisant de la Formule 1, c'est très compliqué. Il faut savoir exactement quelle écurie acheter, avec qui s'allier, et qui la dirigera."
"La décision est très difficile à prendre. Ce n'est pas facile de dire quelle écurie acheter et comment la gérer. Mais nous y portons beaucoup d'intérêt : nous accueillons la Formule 1, nous sponsorisons des écuries. Je ne serais donc pas surpris s'il y avait l'annonce d'une écurie saoudienne et, personnellement, j'aimerais voir ça. Mais j'aimerais que l'Arabie saoudite ou une entreprise saoudienne le fasse correctement et avec succès. C'est donc une question délicate, mais pourquoi pas ?"
L'Arabie saoudite aimerait un Grand Prix d'ouverture
Le circuit de Djeddah.
Photo de: Shameem Fahath
Le Prince Khalid bin Sultan Al-Abdullah Al-Faisal a également évoqué la place au calendrier du Grand Prix d'Arabie saoudite. Cinquième manche cette saison, l'épreuve aimerait avoir l'opportunité d'ouvrir le championnat afin de bénéficier d'une plus grande exposition médiatique, mais les contraintes sont nombreuses.
"C'est quelque chose que nous aimerions", admet-il. "Mais je sais que la Formule 1 a ses propres engagements. Pour eux, c'est peut-être parfois plus facile d'ouvrir la saison à Bahreïn, en raison des essais hivernaux. Il y a beaucoup de choses à prendre en compte. Mais nous aimerions avoir le premier Grand Prix."
Les organisateurs doivent également tenir compte des conditions météo, ainsi que des dates du ramadan, laissant ainsi peu d'options. En 2021, la première édition avait eu lieu en toute fin d'année mais depuis 2022, le Grand Prix disputé à Djeddah se déroule en début de saison.
Propos recueillis par Mark Mann-Bryans
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