Aston Martin assure que Lawrence Stroll ne va pas partir
Le directeur général d'Aston Martin assure que l'arrivée d'un nouvel investisseur au capital de l'écurie ne signe pas le début d'une phase de retrait de la part de Lawrence Stroll.
Aston Martin a annoncé la semaine passée l'entrée à son capital d'Arctos, société d'investissement, qui a déjà des intérêts dans plusieurs franchises de MLB, NBA, NHL et MLS, ainsi que dans des équipes de football européennes, comme Liverpool FC.
Alors que des rumeurs faisaient déjà état d'une possible volonté de Lawrence Stroll de réduire son implication dans Aston, cette nouvelle a apporté de l'eau au moulin des tenants d'une telle hypothèse, avec l'idée que cette annonce pourrait être la première d'une longue série.
Toutefois, l'accord avec Arctos apparaît comme une signature stratégique permettant d'apporter des connaissances et des contacts en lien avec le marché US, comme ce qui s'est par exemple passé chez Alpine plus tôt dans l'année avec un groupe d'investisseurs.
"Lawrence est à fond, il ne va certainement pas partir", a assuré Jeff Slack, directeur général d'Aston Martin, à Motorsport.com. "Il ne s'agit pas seulement de l'équipe, il a aussi cette chose appelée Aston Martin Lagonda qui est une partie importante de sa vie. L'écurie est donc la plateforme marketing d'Aston Martin Lagonda. Et bien sûr, Lawrence est un homme très riche, ce n'est pas une question de capital."
"L'autre chose à propos de ces gens, si vous creusez un peu, c'est qu'ils ne prennent jamais le contrôle, ils ne possèdent et n'exploitent jamais rien, ils n'ont que des participations minoritaires. Ils ne seront jamais des actionnaires de contrôle, ils ne seront jamais les propriétaires de cette équipe. Cela montre que si Lawrence essayait de vendre à quelqu'un qui pourrait prendre le contrôle, ils seraient les derniers à qui il vendrait."
Lance Stroll devant Fernando Alonso lors du GP de Las Vegas.
Slack estime qu'Arctos est le partenaire idéal de l'écurie : "Nous les avons rencontrés il y a deux ans. Ils sont vraiment les meilleurs de leur catégorie. Ils se sont spécialisés dans les participations minoritaires à long terme et les franchises de premier plan. Il n'y a pas beaucoup de gens qui font cela, bien qu'il y ait beaucoup plus d'argent qui arrive dans ce sport, des capitaux institutionnels. Ils ont été les premiers à le faire."
"Beaucoup de gens nous ont approchés, Lawrence et nous, pour investir dans l'équipe. Nous sommes dans une situation tout à fait unique : nous avons un propriétaire qui contrôle l'ensemble de l'équipe et qui peut décider à l'heure du déjeuner s'il s'agit d'une bonne affaire. Ce n'est pas un processus compliqué."
"Nous n'avons pas suivi de processus vraiment formel, nous avons simplement constaté que ces personnes étaient clairement les bonnes, principalement d'un point de vue stratégique. Il est évident qu'il y a un investissement, mais ce qu'ils apportent à la table, c'est qu'ils travaillent avec certaines des meilleures franchises du monde."
Sur ce que l'équipe peut tirer d'un tel accord, Slack d'ajouter : "Je pense qu'il faut être ouvert d'esprit. Personne ne fait les choses parfaitement ou de la meilleure façon. Et il faut regarder à l'extérieur de la bulle pour se dire : comment pouvons-nous, en tant qu'entreprise, mieux faire les choses ?"
"Il ne s'agit pas seulement du marketing commercial, mais aussi de la préparation des athlètes, ils ont investi dans des organisations qui pourraient être plus performantes dans ce domaine. Il y a toute une gamme de choses dont nous pouvons nous inspirer. Et ces organisations peuvent aussi apprendre de nous, parce que nous sommes une entreprise mondiale, alors que beaucoup de franchises sont plus locales."
L'arrivée dans la discipline d'investisseurs américains est en tout cas un signe positif pour la F1 dans son ensemble, selon lui : "Plusieurs opérations de capital-investissement ont déjà été réalisées. C'est une étape supplémentaire qui, une fois de plus, est bénéfique pour l'ensemble de notre discipline, car elle valorise le sport et montre que c'est comme acheter une équipe de NBA ou de NFL. C'est ce que vous obtenez lorsque vous vous engagez en F1. Je pense donc que c'est une bonne chose pour les affaires."
"La seconde est spécifique à notre équipe. Nous avons parlé du nouveau campus, de la nouvelle soufflerie, des moteurs Honda, du doublement des effectifs. C'est la prochaine évolution, et cela nous donne aussi le bon partenaire financier pour faire ce dont nous avons besoin, et investir comme nous en avons besoin. Ce n'est pas que Lawrence ne pouvait pas le faire, mais il a maintenant un véritable partenaire qui fait cela pour gagner sa vie."
Avec Adam Cooper
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