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Analyse

Bilan 2018 - Hülkenberg, condamné aux coups d'éclat

Nico Hülkenberg a brillé au volant d'une Renault qui n'était pourtant que la cinquième meilleure monoplace du plateau en moyenne, mais ses nombreuses places d'honneur ne compensent pas le podium qui lui échappe désespérément.

Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team R.S. 18

Bilans Saison 2018

Motorsport.com dresse le bilan de la saison 2018 de Formule 1, pilote par pilote.

Nico Hülkenberg a désormais disputé 156 Grands Prix en Formule 1, mais malgré 43 tours en tête, malgré 31 arrivées dans le top 6 tout au long de sa carrière, il conserve ce record peu enviable du nombre de courses sans podium.

Lire aussi :

L'Allemand de 31 ans s'est pourtant montré à son avantage par rapport à son coéquipier Carlos Sainz, notamment en qualifications, où si l'on prend en compte à chaque Grand Prix la dernière séance où les deux hommes ont fait un chrono, Hülkenberg lui inflige un 14-7 avec un écart moyen de 0"105 à son avantage.

En course, ses coups d'éclat sont innombrables : Hülkenberg est entré dans le top 6, théoriquement "réservé" aux trois top teams, à six reprises ! Surtout, il a franchi la ligne d'arrivée en tête du "milieu de tableau" six fois également : à Shanghai, Montréal, Silverstone, Hockenheim, Austin et Mexico. Aucun de ses concurrents directs n'y est parvenu plus de trois fois. Certes, le pilote Renault n'avait jamais une énorme avance sur la concurrence dans les cas que nous venons de citer, mais il n'empêche qu'il répond généralement présent.

Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team RS 18

Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team RS 18

Photo de: Andy Hone / LAT Images

Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team

Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team

Photo de: Jerry Andre / Sutton Images

En revanche, et le contraste est marquant, Hülkenberg est également le concurrent qui a parcouru le moins de tours cette saison – 936, soit 74% des tours possibles – même si avec sept abandons, il n'égale pas Daniel Ricciardo et Fernando Alonso (huit chacun).

Ce n'est pas un hasard si ces trois hommes avaient une unité de puissance Renault dans le dos, celle-ci ayant continué à montrer des signes de faiblesse en 2018. Hülkenberg a notamment été victime d'une panne de turbo alors qu'il était neuvième en Autriche et d'une surchauffe moteur quand il évoluait au 11e rang au Brésil.

Cependant, le fer de lance du Losange a parfois été (au moins en partie) responsable de ses mésaventures. Tout d'abord avec sa sortie de piste à Bakou alors qu'il était cinquième et que s'annonçait une course chaotique avec un beau résultat à accrocher.

Certes, Hülkenberg ne pouvait rien faire dans le chaos provoqué par Romain Grosjean au départ du Grand Prix d'Espagne, mais c'est lui qui a causé le carambolage au premier virage à Spa-Francorchamps, et l'accrochage avec Grosjean à Abu Dhabi était probablement évitable. À tel point qu'à l'issue de sa huitième saison en Formule 1, Hülkenberg est dans le top 5 historique pour le nombre d'abandons au premier tour, aux côtés de Jarno Trulli, Rubens Barrichello, Andrea de Cesaris et Kimi Räikkönen !

Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team R.S. 18, descend de sa monoplace arrêtée en piste

Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team R.S. 18, descend de sa monoplace arrêtée en piste

Photo de: Glenn Dunbar / LAT Images

Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team R.S. 18 sort large avant son accident

Nico Hulkenberg, Renault Sport F1 Team R.S. 18 sort large avant son accident

Photo de: Jerry Andre / Sutton Images

Le plus impressionnant est sans doute le fait que Hülkenberg n'a jamais été nettement dominé par Sainz en course, n'ayant été clairement plus lent qu'à Monza et à Singapour. Pourtant, malgré une campagne convaincante, la frustration demeure de ne pas pouvoir se battre aux avant-postes. Les progrès de Renault sont néanmoins évidents et personne n'en est davantage conscient que le pilote d'outre-Rhin, septième du championnat avec 69 points à son actif – c'est plus que les 65 unités engrangées par le Losange lors des saisons 2016 et 2017 réunies !

La dernière marche à monter est toutefois la plus grande : le rythme de la Renault R.S.18 correspondant à 102,137% du meilleur temps de chaque week-end, en moyenne, contre 100,1% à 100,8% pour Mercedes, Ferrari et Red Bull. Surtout, il faudra composer avec la présence à ses côtés du plus redoutable coéquipier qu'il ait jamais eu : Daniel Ricciardo.

Le bilan de Renault
 
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