Tous les détails sur le nouveau format sprint en F1
La FIA et la Formule 1 ont présenté hier le nouveau format sprint en vigueur dès ce week-end au Grand Prix d'Azerbaïdjan, avec une séance qualificative spéciale baptisée "shootout sprint". Voici tout ce qu'il faut savoir.
Le shootout n'offrira pas de seconde chance
Il y aura désormais une séance qualificative réservée au sprint le samedi matin, baptisée shootout, tandis que les qualifications du vendredi après-midi définiront la grille de départ pour le Grand Prix. Afin d'éviter un kilométrage excessif et une consommation de pneus démesurée, le format du shootout est différent des qualifications traditionnelles : les trois phases baptisées SQ1, SQ2 et SQ3 ne durent que douze, dix et huit minutes, avec l'utilisation d'un seul train de pneus neufs dans chacune – des mediums en SQ1 et SQ2, puis des tendres en SQ3. Autrement dit, il sera crucial de tirer le meilleur de ce train de pneus, car les pilotes n'auront pas l'opportunité de se rattraper par la suite.
Le parc fermé reste strictement appliqué
Lors des deux dernières saisons, les monoplaces étaient sous le régime de parc fermé du vendredi après-midi à la fin du Grand Prix, à partir du début des qualifications. Ce sera toujours le cas cette année : toute infraction au régime de parc fermé sera sanctionnée d'un départ depuis la voie des stands lors de la course et, si elle est commise avant le sprint, lors de ce dernier également.
Un pilote engagé pour le sprint uniquement ?
En Formule 1, la règle est claire : pour prendre le départ d'un Grand Prix, il faut s'être qualifié. Cependant, le nouveau format change la donne, puisque le shootout et le sprint sont (quasiment) indépendants du reste du week-end : à l'issue des qualifications du vendredi, un pilote souffrant pourrait être remplacé pour la journée du samedi avant de reprendre le volant le dimanche. Un concurrent titularisé pour la journée sprint pourrait même conserver son baquet le lendemain, en s'élançant du fond de grille. L'approbation des commissaires sera nécessaire, et les cas de force majeure seront jugés… au cas par cas.
Nul doute que Stoffel Vandoorne et Felipe Drugovich rêvent d'avoir leur chance au volant de l'Aston Martin AMR23 !
Les pénalités ne seront pas oubliées
Si nous écrivons que la journée sprint est "quasiment indépendante" du reste du week-end, c'est pour une raison simple : toute infraction survenue le samedi dont la sanction ne pourrait pas être purgée dès le sprint fera l'objet d'une pénalité sur la grille le départ le dimanche. Les pilotes auront malgré tout davantage de liberté pour attaquer, sans la crainte de se retrouver en fond de grille pour le Grand Prix en cas d'accident.
Rien n'est gravé dans le marbre
Ce nouveau format a fait l'objet de longues discussions entre les diverses parties prenantes du championnat, dont les écuries, pour couvrir toutes les éventualités. Tout changement est censé être approuvé par la Commission F1 et ratifiée par le Conseil Mondial du Sport Automobile ; cependant, afin de pallier toute faille – tout "problème imprévu" lié aux nouvelles règles –, la FIA s'autorise à apporter des modifications temporaires (le temps d'un Grand Prix) au règlement concernant les pénalités, le format du week-end, le parc fermé et la formation de la grille – à condition que la F1 et huit des dix équipes soient d'accord.
Avec Jonathan Noble
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