Formule 1 GP d'Émilie-Romagne

Les écuries craignent que les vibreurs d'Imola abîment les F1

Les caractéristiques de la nouvelle génération de Formule 1 pourraient donner des sueurs froides aux ingénieurs à Imola, sur un circuit équipé de vibreurs hauts.

Pierre Gasly, Alpha Tauri AT01, Test Imola

Ce week-end, la Formule 1 est de retour en Europe sur le tracé d'Imola. Absent du calendrier pendant quatorze saisons, le circuit a profité de la pandémie pour retrouver une place au championnat. Imola se distingue des trois premières pistes visitées cette saison (toutes modernes ou récemment modifiées), puisqu'il s'agit d'un circuit old-school avec de l'herbe, des graviers et des vibreurs agressifs. Lors des deux dernières saisons, les pilotes n'ont pas hésité à abuser de ces vibreurs, notamment dans les chicanes où des trajectoires plus linéaires peuvent faire gagner plusieurs dixièmes au tour.

Mais avec le retour de l'effet de sol sur les monoplaces actuelles, le pilotage devra sans doute être adapté. Désormais, la majeure partie de l'appui aérodynamique généré par la voiture provient du flux d'air entre le sol et le plancher, ce qui force les écuries à baisser leur hauteur de caisse le plus possible. Et si les monoplaces abordent les vibreurs comme elles le faisaient ces dernières années à Imola, le risque d'abimer le plancher (et donc, de perdre en performance) devient bien plus important.

"Si vous regardez le départ de l'an dernier, quand Lewis Hamilton a dû couper sur les vibreurs au premier virage pour éviter le contact avec Max Verstappen, il aurait méchamment endommagé son fond plat avec une voiture de 2022", explique un ingénieur en chef à Motorsport.com. Une solution pour éviter ce problème serait de hausser la voiture, mais cela représenterait une perte de performance avec un appui généré par la voiture moins important.

Au final, la seule solution réellement envisageable est une adaptation de la part des pilotes. En revanche, certains seront probablement prêts à prendre des risques pour gagner quelques centièmes. Selon le chef d'ingénierie en piste d'Alfa Romeo Xavi Pujolar, la première option devrait être privilégiée à Imola. "C'est sûr, c'est quelque chose dont nous tenons compte. Et ça peut être un facteur limitant. Dans certains cas, que ce soit le réglage de la voiture ou la quantité de piste que vous utilisez, vous devez vraiment être prudent sur ces aspects. Cela pourrait avoir un impact sur le week-end dans sa globalité."

À deux jours des premiers essais libres, Kevin Magnussen n'est pas encore sûr de la façon dont il devra aborder ce week-end. Le Danois espère que les vibreurs d'Imola ne seront pas un obstacle pour Haas, qui connaît un début de saison plus qu'encourageant. "Les voitures sont plus basses et plus rigides, donc c'est un peu plus difficile de prendre les vibreurs qu'avec les anciennes voitures", explique le pilote. "Nous verrons, j'espère que quels que soient les défis que présentent ces nouvelles monoplaces, nous pourrons toujours être compétitifs sur les vibreurs. Encore une fois, je pense que notre voiture est très forte, donc ça devrait aller."

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