Les Ferrari éliminées en Q2 : "On n'est pas au niveau"
Ferrari s'élancera depuis la sixième ligne sur la grille de départ du Grand Prix d'Émilie-Romagne. Un résultat, à domicile, très décevant, qui laisse Charles Leclerc sans voix et visiblement dépité face au manque de performance de la SF-25, qui ne s'améliore pas course après course.
Photo de : Sam Bloxham / Motorsport Images via Getty Images
Nouvelles qualifications et nouvelle désillusion pour Ferrari. Cette fois, la déception est encore plus grande, puisque les deux SF-25 n'ont pu atteindre la Q3, éliminées par les deux Aston Martin. Cela n'était plus arrivé depuis le Grand Prix du Canada 2024.
Dès le début du week-end, les monoplaces du Cheval cabré ont montré un certain retard par rapport à leurs concurrents directs, mais rien ne nous aurait préparés à un tel résultat en qualifications : Charles Leclerc et Lewis Hamilton s'élanceront depuis la 11e et la 12e place sur la grille de départ d'Imola. C'est sans voix et logiquement frustré que le Monégasque s'est présenté dans le carré des interviews après la séance.
"Je n'ai pas trop les mots pour l'instant, l'adrénaline est encore haute, c'était une séance frustrante pour tout le monde. On se fait sortir tous les deux en Q2, ça fait mal", a-t-il avoué au micro de Canal+. Leclerc n'arrivait pas à y croire lorsque l'élimination des Ferrari en Q2 lui a été annoncée : "Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu...", déplorait-il à la radio.
En général, lorsque les qualifications de Ferrari se passent mal, Leclerc à l'habitude de dire qu'il faudra compter sur un miracle pour que dimanche puisse être un peu plus positif. Ce samedi, le pilote a avoué que sa patience commençait à atteindre ses limites et qu'il fallait que l'équipe fasse rapidement des progrès.
"Honnêtement, on ne peut pas s'attendre à un miracle tous les dimanches comme ça, parce que ça ne marche pas", a-t-il déclaré. "Peut-être qu'une course ça fonctionnera à un moment donné, mais ce n'est pas sur ça qu'il faut compter. Il faut tout simplement qu'on s'améliore. On n'est pas au niveau où on devrait être. En qualifs, quand on fait des tours qui sont bien, on n'est nulle part, donc ça fait mal."
Charles Leclerc (Ferrari).
Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images via Getty Images
C'est d'ailleurs de manière très peu optimiste que Leclerc a partagé ses perspectives pour dimanche : "Il n'y a rien qui me donne de l'espoir pour le rythme de demain, simplement parce que je pense que le potentiel de la voiture n'est pas suffisant pour le moment."
"On peut faire ce qu'on veut avec l'équilibre, mais au final, c'est juste que la performance n'est pas suffisante. Le rythme en course est bon. [Mais] sur un circuit comme celui-ci, on savait à quel point les qualifications allaient être cruciales, et on n'a pas été à la hauteur."
Est-ce qu'une stratégie extrême pourrait redistribuer les cartes en faveur de la Scuderia ? "Je suppose que la bonne stratégie est la même pour tout le monde. Quand on sort de cette possibilité, on espère juste une voiture de sécurité. Est-ce que c'est la bonne chose à faire demain ? Peut-être. Mais on verra comment ça se passe. On fera ce qu'il faut et on verra où on en est pour prendre une décision."
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