Formule 1 GP d'Espagne

Ferrari tempère le retour de Mercedes au premier plan

Pour Ferrari, le Grand Prix d'Espagne ne démontre pas que Mercedes est revenu dans la lutte pour les avant-postes.

Mercedes a introduit à l'occasion du Grand Prix d'Espagne un certain nombre d'évolutions aérodynamiques qui lui ont, semble-t-il, permis de corriger certains des problèmes de la W13, et notamment le marsouinage excessif rencontré en ligne droite. En course, George Russell a terminé troisième derrière les deux Red Bull, profitant notamment de l'abandon de Charles Leclerc et de l'erreur de Carlos Sainz.

Dans le même temps, Lewis Hamilton a terminé cinquième après avoir été relégué en avant-dernière position par sa crevaison du premier tour, à une trentaine de secondes du pilote le plus proche, au terme d'une course où la voiture de sécurité (virtuelle ou réelle) n'est pas intervenue. Face au rythme affiché par le septuple Champion du monde, Toto Wolff a déclaré qu'il avait la voiture la plus rapide ce dimanche.

Toutefois, pour Mattia Binotto, le directeur de Ferrari, dont le pilote était confortablement en tête avant d'être frappé par un problème technique qui l'a obligé à abandonner, l'optimisme affiché dans le clan Mercedes et par un certain nombre d'observateurs est excessif. Pour l'Italo-Suisse, il faut en effet replacer ces performances dans leur contexte ; et pour cela, il n'hésite pas à comparer cela aux performances de la Scuderia en 2021.

"Tout d'abord, bravo à eux, parce qu'ils se sont repris et ont amélioré la vitesse de leur voiture", a-t-il dans un premier temps déclaré pour Sky Sports. Puis, il a ajouté : "Sur le tour de qualifs, ils étaient à sept dixièmes du rythme, sur ce qui est tout de même un petit circuit."

"[En course], ils ont terminé à plus ou moins 30 secondes de la Red Bull, et ça aurait peut-être pu être 40 secondes par rapport à Charles. Quarante secondes, 66 tours, c'est toujours six, sept dixièmes au tour. Six, sept dixièmes au tour c'est encore significatif. C'est comme Ferrari l'an passé."

Une opinion qui tranche avec celle de Red Bull, où Christian Horner se méfie du potentiel de Mercedes, en se basant sur le retournement de situation connu par sa propre équipe aux deux championnats en l'espace de trois courses : "Je pense que cela montre à quel point les choses peuvent changer rapidement."

"Je crois qu'après l'Australie, nous sommes rentrés à la maison avec 40 points de retard et nous menons de six points avant Monaco, deux ou trois courses plus tard. Cela montre bien qu'en Formule 1, les choses peuvent changer très vite. C'est pourquoi je n'écarterais pas Mercedes vu le nombre de points encore disponibles. Nous savons que Ferrari a une voiture très rapide. Donc vous savez, les choses peuvent tourner très vite."

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