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Hadjar doit comprendre que son ingénieur est "son meilleur ami", selon Simon-Chautemps

Ancien ingénieur de course en F1, Julien Simon-Chautemps a livré son regard sur l'arrivée d'Isack Hadjar dans la discipline, lui qui s'est fait remarquer par ses échanges radio en F2.

Isack Hadjar, pilote de réserve

Photo de : Red Bull Content Pool

La saison 2025 va marquer les grands débuts en Formule 1 d'Isack Hadjar. Le Français, qui courra pour l'écurie Racing Bulls, est précédé par une réputation de talent prometteur mais dont le fort tempérament s'exprime régulièrement à la radio dans les échanges avec son ingénieur de course. Même s'il juge que ce n'est pas un si gros problème que cela, Hadjar a déjà expliqué vouloir travailler sur cet aspect de son travail. 

Interrogé sur le sujet dans le cadre d'un entretien réalisé pour Flashscore.fr, Julien Simon-Chautemps, ancien ingénieur de course en F1 aux côtés de Kimi Räikkönen ou encore Romain Grosjean, a déclaré : "J'ai beaucoup d'expérience évidemment et en ayant travaillé avec Kimi, j'ai l'habitude de situations assez intéressantes à la radio. Le problème, c'est que tout le monde n'est pas Kimi. Il y a beaucoup de jeunes pilotes qui essaient d'émuler ce qu'il faisait mais malheureusement, ça passe très mal."

Cela n'aide pas lorsque l'on a un pilote qui passe son temps à crier à la radio. Ce n'est pas constructif.

"L'un des points faibles d'Isack et sur lesquels il doit travailler est sa communication avec la radio", a-t-il ajouté. "Il doit comprendre que son ingénieur est son meilleur ami." Chez Racing Bulls, Hadjar travaillera avec un autre Français, Pierre Hamelin, qui a notamment travaillé avec Pierre Gasly plus tôt dans sa carrière. 

"Il y a une part émotionnelle et chaque pilote est différent", a poursuivi Simon-Chautemps sur le sujet. "Romain Grosjean était très latin, il aimait beaucoup s'exprimer à la radio quand Marcus Ericsson était plus nordique. C'est aussi le boulot de l'ingénieur de piste de s'adapter à chaque pilote. Mais une chose est sûre, cela n'aide pas lorsque l'on a un pilote qui passe son temps à crier à la radio. Ce n'est pas constructif."

Isack Hadjar

Isack Hadjar

Photo de: Simon Galloway / Motorsport Images

L'ironie du sort veut que Hadjar fasse équipe avec Yuki Tsunoda chez Racing Bulls, un autre pilote dont il est considéré qu'il peut progresser dans sa façon de communiquer à la radio avec son ingénieur. Au moment où ce parallèle est soulevé, Simon-Chautemps ne manque pas de rappeler que la situation sera peut-être particulièrement critique cette année avec les restrictions sur le langage mises en place par la FIA.

"Avec les mesures répressives de la FIA sur les radios, chacun sera en mesure de juger le bien-fondé de ces règles, ils ne pourront plus utiliser certains mots sans être pénalisés. C'est dommage. On en entendrait des vertes et des pas mûres si les joueurs de football avaient un micro sur eux. Il y a l'adrénaline et une part à prendre en compte."

"Absolument [la FIA altère le côté humain en annihilant des réactions parfois compréhensibles]. Il y a une normalisation avec le temps et cela rend les communications monotones et peu engageantes."

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