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"Tu m'en veux ou quoi ?" : de la tension dans l'air entre Hamilton et Adami ?

Suite à de nouveaux échanges radio suscitant des questions sur la relation entre Lewis Hamilton et Riccardo Adami, Frédéric Vasseur a tenté de minimiser tout problème suite au Grand Prix de Monaco.

Lewis Hamilton, Ferrari

Photo de: Peter Fox

Alors que les échanges radio entre Lewis Hamilton et son ingénieur, Riccardo Adami, sont régulièrement au centre des discussions depuis l'arrivée du septuple champion du monde chez Ferrari, Monaco semble avoir ajouté un nouvel épisode à ce débat au long fleuve.

Après la mésentente de la veille en qualifications, directement responsable de la pénalité qui a fait passer Hamilton de la quatrième à la septième place sur la grille de départ, la course de ce dimanche en Principauté a de nouveau vu des messages radio peu fluides. En fin d'épreuve, un échange partiellement diffusé en direct a notamment attiré l'attention.

Le Britannique, alors cinquième et n'ayant plus rien à jouer ou à défendre, a demandé à propos des pilotes le précédant : "Est-ce qu'ils ont toujours une minute d'avance ?" Une question à laquelle Adami a réagi en précisant notamment que les pilotes de tête étaient toujours "en lutte". Une réponse qui n'a pas véritablement convenu à Hamilton qui a alors lancé : "Tu ne réponds pas à la question. Mais ça n'a pas d'importance, je demande juste : est-ce que je suis à une minute ou pas ?", avant qu'Adami ne lâche qu'il comptait "48 secondes" de retard sur son équipier Charles Leclerc.

Lire aussi :

Outre cette séquence, ce qui a beaucoup fait parler, notamment sur les réseaux sociaux, c'est un échange plus étonnant qui a eu lieu après la course : 
Adami : C'est une P5. On a perdu beaucoup de temps dans le trafic. Le reste, il faut qu'on enquête. Et ramasse [des billes de gomme sur la piste], s'il te plaît.
Hamilton : Ouais, un grand merci à vous les gars, comme je l'ai dit, pour avoir réparé la voiture. Ça n'a pas été le plus facile des week-ends, mais on continue à se battre, donc... oui.
[Un moment de silence passe.]
Hamilton : Tu m'en veux ou quoi ?
[Pas de réponse.]

Interrogé par Sky Sports après le GP, Hamilton a notamment été invité à se pencher sur ces messages mais aussi sur un autre moment de la course - avant son premier arrêt - lors duquel Adami avait encouragé son pilote à hausser le rythme en lançant "Attaque, c'est notre course". Le septuple champion du monde, qui n'avait à ce moment-là qu'un undercut sur Isack Hadjar à jouer, a reconnu n'avoir pas exactement compris le sens de cette instruction.

"L'information n'était pas très claire. Je n'ai pas vraiment compris 'c'est notre course'. Je ne savais pas pour quoi je me battais. Est-ce que je me battais pour la position devant moi ? Mais en réalité, quand je regarde les données, je n'étais pas du tout proche des pilotes en tête. J'avais beaucoup usé mes pneus à ce moment-là, mais j'étais de toute façon très loin d'eux."

Vasseur minimise toute tension

Frédéric Vasseur estime que son pilote n'était pas

Frédéric Vasseur estime que son pilote n'était pas "contrarié" après le GP de Monaco.

Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images via Getty Images

Quant à Frédéric Vasseur, le directeur de Ferrari, qui a déjà tempéré à de nombreuses reprises les possibles tensions ou anicroches dans la communication entre Hamilton et Adami, il a maintenu cette position après la course de Monaco, en battant en brèche l'idée qu'il y ait un problème : "Quand le pilote demande quelque chose entre les virages 1 et 3, nous devons attendre le tunnel pour répondre afin d'éviter de lui parler dans les virages", a-t-il lancé au sujet du silence de l'ingénieur suite à la question du pilote après la course.

"Ce n'est pas que nous dormons ou que nous buvons une bière sur le mur des stands, c'est simplement que nous avons convenu à l'avance d'une section de la piste où nous pouvons lui parler. Et honnêtement, ce n'est pas une source de tension que le pilote pose une question : il est entre les murs, il est sous pression, il se bat, il roule à 300 km/h entre les murs et tout va bien. Je lui ai parlé après la course, il n'était pas du tout contrarié."

Une déclaration qui peine toutefois à totalement s'appliquer à la situation d'un tour d'honneur où, par essence, les pilotes sont à faible vitesse.

Avec Emily Selleck et Norman Fischer

VIDÉO - RÉSUMÉ : Les meilleurs moments du GP de Monaco

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