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Honda apparaît comme le choix logique d'Andretti et Cadillac

Tout porte à croire qu'une collaboration avec Honda pour développer les unités de puissance est la piste privilégiée par General Motors pour son projet d'engagement en Formule 1 avec Andretti et Cadillac.

Le logo Honda

En s'alliant à Andretti Global pour candidater à une entrée en Formule 1, General Motors serait prêt à engager la marque Cadillac pour la création d'une écurie 100% américaine. Néanmoins, malgré son statut de constructeur, l'ambition ne serait pas de concevoir sa propre unité de puissance comme Audi le fera en 2026 mais d'utiliser comme base le bloc d'un motoriste déjà présent dans la catégorie reine.

En marge de l'annonce faite jeudi, le président de General Motors, Mark Reuss a clarifié ce point en précisant qu'un accord avait déjà été conclu avec un motoriste pour s'appuyer sur ses travaux avant d'apporter un soutien technique. "Nous avons un accord signé avec un motoriste pour commencer", assure-t-il. "Ensuite, au fur et à mesure, on apportera beaucoup de notre expertise afin de créer des choses pour l'avenir. Ce sera plus une collaboration, je pense, avec un autre constructeur."

Ni Mark Reuss ni Michael Andretti ne sont davantage entrés dans les détails, mais le choix le plus logique pour effectuer un tel travail serait celui de l'unité de puissance Honda. La marque japonaise a officiellement quitté la Formule 1 à l'issue de la saison 2021 mais a récemment fait savoir à la FIA qu'elle serait prête à produire des moteurs sous l'égide de la future réglementation 2026. Elle a aussi déjà permis à Red Bull de renommer ses unités de puissance ou d'en utiliser la propriété intellectuelle, preuve que ce schéma lui est déjà familier.

Par ailleurs, Cadillac et Honda collaborent de longue date dans le secteur automobile au niveau des véhicules électriques et les deux entités entretiennent déjà des liens solides. "Pour ce qui est de la partie électrique, nous avons évidemment un partenariat important avec Honda", convient Mark Reuss. "Nous courons aussi contre Honda dans des championnats comme l'IndyCar. Nous avons donc ce respect et cette relation naturels, ce qui ne pose aucun problème. Nous parlerons de la partie moteur ultérieurement."

Pour General Motors, le partenariat conclu avec une équipe comme Andretti et la possibilité d'avoir accès à une technologie moteur de premier plan sur laquelle il serait envisageable de collaborer ensuite donnent tout son sens à ce projet F1, qui dépendra de son approbation par la FIA et par les dirigeants du championnat. "Tout au long de l'histoire, au moins durant ma carrière, nous aurions aimé entrer en Formule 1, mais pour diverses raisons c'était assez difficile de le faire", souligne Mark Reuss. "Qu'il s'agisse des dirigeants ou des sommes d'argent à l'époque, ou bien de la situation de l'entreprise, de la situation économique, quelles que soient ces raisons, sur une longue période, elles étaient différentes."

Pour Andretti, l'objectif est désormais de convaincre, alors que le paiement de la prime de dilution de 200 millions de dollars auprès des écuries actuelles ne semble pas suffire. Le soutien de General Motors permettra-t-il de franchir le seuil ? L'équipe américaine continue de clamer qu'elle met tout en œuvre pour avoir les reins solides. "On a beaucoup recruté", annonce d'ailleurs Michael Andretti. "On a déjà pas mal de personnes qui travaillent pour nous. On a embauché les principaux ingénieurs. Donc oui, on est sur la bonne voie. On a déjà recruté notre directeur technique, et on annoncera son nom."

Propos recueillis par Jonathan Noble

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