Honda prévient : ça ira mieux mais pas plus vite pour Aston Martin à Miami
Si Honda a pu travailler de façon plus importante grâce à la longue pause d'avril, le motoriste japonais avertit que les progrès sur son moteur ne seront sans doute pas particulièrement visibles chez Aston Martin au GP de Miami 2026 de F1.
Photo de: Mark Thompson / Getty Images
Si Honda estime avoir réalisé des progrès, notamment en termes de fiabilité, pendant la pause de la Formule 1, le motoriste ne s'attend pas à ce que les performances d'Aston Martin s'améliorent particulièrement par rapport à ce que les trois premiers Grands Prix de la saison ont laissé entrevoir.
Le début de collaboration entre le constructeur britannique et la firme japonaise a pour le moins été cahoteux, avec d'importants retards côté châssis et de gros problèmes de fiabilité et de performance côté moteur, en partie liés à des vibrations qui ont notamment endommagé les batteries.
En dépit des ambitions d'Aston Martin au moment d'aborder le tournant réglementaire de 2026, les résultats ont jusqu'ici été catastrophiques et le fait, pour Fernando Alonso, d'avoir vu l'arrivée du GP organisé à Suzuka - en 18e place - a pour le moment été le principal temps fort positif de l'alliance.
C'est donc peu dire que les mots de Honda sont scrutés avant le GP de Miami, épreuve qui survient alors que la F1 sort d'une longue trêve imprévue, faisant suite à l'annulation des GP de Bahreïn et d'Arabie saoudite en raison de la Guerre d'Iran.
Nous avons profité de l'occasion pour garder l'une des AMR26 sur place afin de procéder pour la première fois à des essais statiques supplémentaires à Sakura.
Décrivant le travail effectué durant cette pause, Shintaro Orihara, directeur général des opérations en piste et ingénieur en chef de Honda, a expliqué : "La période entre les courses a été longue mais intense, marquée par un travail considérable mené en collaboration avec l'équipe Aston Martin, tant au Japon qu'au Royaume-Uni."
"Le GP du Japon a démontré que nos efforts vont dans la bonne direction et nous a aidés à trouver la motivation nécessaire pour continuer à avancer. Après cette course, nous avons profité de l'occasion pour garder l'une des AMR26 sur place afin de procéder pour la première fois à des essais statiques supplémentaires à Sakura, en concentrant nos efforts sur la réduction des vibrations et, par conséquent, sur l'amélioration de la fiabilité."
Toutefois, pas question de susciter des attentes très élevées : si les progrès déjà vus à Suzuka sur la fiabilité devraient se poursuivre en Floride, il n'y aura a priori pas vraiment de mieux côté performances.
"Nous avons réalisé certains progrès, ce qui nous permettra de mettre en œuvre de nouvelles mesures correctives à Miami et plus tard dans la saison. De manière réaliste, ces progrès n'auront pas d'impact visible sur les performances du moteur sur la piste ; il ne faut donc pas s'attendre à des avancées spectaculaires à ce niveau."
Miami, un challenge particulier pour Honda
Fernando Alonso lors du Grand Prix du Japon.
Photo de: Peter Fox / Getty Images
Quoi qu'il en soit, Miami va offrir un défi différent du début de saison, que ce soit par son tracé ou par ses conditions météo, sur lequel Orihara ne manque pas d'insister : "Miami est le premier circuit du calendrier 2026 comportant de nombreux virages lents. C'est un circuit unique, avec deux longues portions de pleine charge et plusieurs virages lents. Cette combinaison rend intéressante la recherche d'un compromis au niveau des réglages."
"Du côté de l'unité de puissance, il s'agit d'améliorer le comportement dans les secteurs lents, et l'optimisation de la gestion de l'énergie dans ces sections est un facteur clé pour maximiser les performances."
"Miami est également le premier week-end de course chaud de la saison [il devrait faire au-delà de 30°C lors des trois journées de compétition, ndlr] ; il est donc primordial de maîtriser les températures du bloc moteur dans le cadre de cette nouvelle réglementation."
En sus, le GP de Miami sera la seconde épreuve au format sprint en 2026, après la Chine, ce qui ne sera pas sans compresser le travail possible pour les écuries, en dépit du rallongement de la seule séance d'essais libres.
"Le Grand Prix de Miami est un week-end sprint, ce qui signifie que nous ne disposons que d'une seule séance d'essais libres - même si elle dure 90 minutes - pour optimiser tous les réglages avec les données dans le cadre des nouvelles règles et définir les meilleures spécifications pour le refroidissement avant les qualifications sprint, ce qui rend les EL1 très importants ici."
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