Leclerc admet mériter sa pénalité de Suzuka
Une pénalité de cinq secondes a coûté la deuxième place du Grand Prix du Japon à Charles Leclerc – et a offert le titre mondial à Max Verstappen – mais le pilote Ferrari reconnaît sa responsabilité dans son incident avec Sergio Pérez.
C'est quelques instants après avoir franchi la ligne d'arrivée que Charles Leclerc a vu la deuxième place du Grand Prix du Japon lui échapper. Ayant failli s'emparer de la tête face à Max Verstappen au départ, Leclerc a ensuite vu un gouffre se creuser progressivement tout en passant les six derniers tours sous la pression de Sergio Pérez… jusqu'à couper la chicane dans ce qui s'est avéré l'ultime boucle, non sans tasser la Red Bull vers le bas-côté dans les hectomètres menant à la ligne d'arrivée.
Le couperet n'a pas tardé à tomber : quelques instants après l'arrivée, les commissaires ont infligé à Leclerc une pénalité de cinq secondes qui changeait l'ordre du podium et surtout attribuait d'ores et déjà le titre mondial à Max Verstappen. Le directeur de la Scuderia, Mattia Binotto, s'est insurgé contre une sanction qu'il a jugée hâtive, mais le son de cloche n'est pas le même du côté du pilote monégasque.
"J'ai commis une erreur, j'ai essayé d'en minimiser les conséquences en tirant tout droit", admet-il. "Je ne savais pas que c'était le dernier tour. Mais la pénalité de cinq secondes était la bonne chose à faire, pour être honnête."
Lorsque le Grand Prix a été relancé, Leclerc n'a tenu le rythme de Verstappen que pendant trois boucles avant de perdre entre une seconde et une seconde et demie au tour. "C'était juste de la survie jusqu'à la fin de la course", déplore le pilote Ferrari. "Celle-ci a été extrêmement difficile. Checo [Pérez] mettait beaucoup de pression derrière et j'étais vraiment en grande difficulté avec chacun de mes pneus avant. J'ai fini par commettre une erreur, mais nous étions vraiment en difficulté aujourd'hui."
D'après Binotto, la gestion des pneus n'a simplement pas été optimale, avec un pilotage trop offensif de Leclerc dans les premiers tours. "Peut-être qu'il attaquait un peu trop pour essayer de réduire l'écart et a détruit [les pneus], si bien qu'il n'avait plus le bon rythme dans les tours suivants. Sur un tour, je pense que le rythme et la vitesse étaient là. Mais en termes de gestion des pneus, nous aurions certainement pu faire quelque chose de différent", conclut le technicien italien.
Propos recueillis par Luke Smith
Partager ou sauvegarder cet article
Abonnez-vous pour accéder aux articles de Motorsport.com avec votre bloqueur de publicité.
De la Formule 1 au MotoGP, nous couvrons les plus grands championnats depuis les circuits parce que nous aimons notre sport, tout comme vous. Afin de continuer à vous faire vivre les sports mécaniques de l'intérieur avec des experts du milieu, notre site Internet affiche de la publicité. Nous souhaitons néanmoins vous donner la possibilité de profiter du site sans publicité et sans tracking, avec votre logiciel adblocker.
Meilleurs commentaires