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Leclerc : La F1 serait "très ennuyeuse" sans DRS

Selon Charles Leclerc, la nouvelle génération de monoplaces n'est "pas encore suffisante" pour retirer l'aileron arrière mobile. Carlos Sainz va dans son sens, jugeant les dépassements "impossibles" sans le DRS.

Charles Leclerc, Ferrari F1-75, Max Verstappen, Red Bull Racing RB18

Que ce soit à Bahreïn ou en Arabie saoudite, Charles Leclerc et Max Verstappen nous ont offert deux batailles fantastiques pour la tête de la course. Et à chaque fois, le DRS a joué un rôle majeur dans la lutte. Au-delà de l'image insolite des deux pilotes freinant devant la zone de détection du DRS, l'aileron amovible s'est montré primordial dans la majorité des batailles qui ont eu lieu hier à Djeddah.

Avant la mise en place de la réglementation actuelle, certains espéraient que cette nouvelle génération de monoplaces pourrait se débarrasser rapidement du DRS. Mais après deux Grands Prix, les pilotes pensent que cette aide reste nécessaire. "Je pense que le DRS doit rester pour le moment, sinon, les courses seraient très ennuyeuses", estime Charles Leclerc. Le Monégasque n'est pas rancunier, lui qui aurait certainement remporté le Grand Prix d'Arabie saoudite si son rival n'avait pas pu se servir de l'aileron amovible.

"Bien que ce soit plus facile de se suivre par rapport à l'an dernier, ce qui est une très bonne chose, je crois que ce n'est pas encore suffisant pour se débarrasser du DRS. Ça fait partie de la course et au final, je l'apprécie plutôt bien. Il fait partie de la stratégie de chaque pilote en termes de défense et d'attaque, et il fait partie de la course désormais."

Le vainqueur d'hier, Max Verstappen, reconnaît que sa victoire est en partie due à ce dispositif, sans lequel il n'aurait pu prétendre à la victoire. "Si je n'avais pas eu le DRS aujourd'hui, je ne serais jamais passé", déclare le Néerlandais. "Nous en sommes toujours trop dépendants. Bien sûr, il est plus facile de dépasser sur certains circuits. Mais selon moi, et en l'état des choses, j'aurais terminé deuxième aujourd'hui s'il n'y avait pas eu le DRS."

La nouvelle réglementation a réintroduit l'effet de sol, permettant aux monoplaces de mieux se suivre en course. Si cet objectif est, pour le moment, une réussite, les pilotes estiment qu'ils sont toujours limités lorsqu'ils doivent se battre pour une position. "Je pense que les voitures sont plus simples à suivre, mais cela dépend des pneus", explique Verstappen. "Tous les pneus, même les durs, vous permettent de vous suivre, mais selon le circuit ils s'usent très vite. Dès que vous êtes derrière quelqu'un pendant plusieurs tours, ils se dégradent. Le poids des voitures vous pousse également à la limite. C'est quelque chose que nous devons regarder pour l'avenir."

En revanche, Carlos Sainz voudrait que la question du DRS soit de nouveau posée sur la table. Selon l'Espagnol, son efficacité était trop grande à Djeddah. "Aujourd'hui, sans DRS, il est pratiquement impossible de dépasser", explique le pilote Ferrari. "Ces nouvelles voitures sont plus prévisibles lorsque vous en suivez une autre, et l'équilibre est également plus facile à cerner, cela nous permet de rester proche dans les virages. Mais sans les trois ou quatre dixièmes que le DRS nous donne dans chaque ligne droite, ce serait impossible de dépasser, notamment parce que l'effet d'aspiration est moins important que l'an dernier. Il faudrait peut-être reconsidérer l'effet du DRS, afin que nous n'ayons pas les écarts de performances que nous apercevons aujourd'hui. Certains dépassements sont peut-être un peu trop simples."

Lire aussi :

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