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Kevin Magnussen se sentira "à la maison" en endurance

Alors qu'il se prépare à une nouvelle carrière en endurance, Kevin Magnussen se réjouit de retrouver une discipline qui lui a toujours été familière, et une équipe WRT avec laquelle il a un attachement des plus particuliers.

Kevin Magnussen, Haas F1 Team

Photo de : Lubomir Asenov / Motorsport Images

Après dix ans de Formule 1 - et une parenthèse dans le championnat IMSA en 2021 -, Kevin Magnussen aborde un nouveau chapitre de sa carrière. À 32 ans, l'ancien pilote Haas a rejoint les rangs de BMW, avec qui il disputera le championnat WEC (et les 24 Heures du Mans) au volant de l'une des deux BMW M Hybrid V8 Hypercar du constructeur bavarois. Une transition qu'il aborde avec enthousiasme, et qu'il a vite préféré à un rôle de pilote de réserve en F1 pourtant ouvert chez Haas.

"Je n'ai jamais voulu être pilote de réserve", a déclaré Magnussen. "J'ai parlé à Ayao [Komatsu, le directeur de l'écurie Haas], et nous nous sommes mis d'accord à ce sujet. Bien sûr il a mon numéro, donc il peut toujours m'appeler, mais je ne vais pas être pilote de réserve en tant que tel, rester assis à chaque course en attendant que quelqu'un se casse la jambe n'est pas ce que je veux faire, je n'ai pas besoin de faire ça. J'ai toujours été passionné par toutes sortes de courses automobiles et l'accord avec BMW me permet d'explorer et d'essayer de gagner certaines de ces grandes courses d'endurance classiques. "

Kevin Magnussen estime que le passage en endurance se fera d'autant plus naturellement qu'il s'agit à ses yeux d'une discipline qui lui a toujours été familière, lui dont le père Jan Magnussen - également ancien pilote de F1 - a longtemps défendu les couleurs de Corvette Racing que ce soit en championnat du monde, dans la Sarthe ou en IMSA. Les deux hommes ont d'ailleurs été équipiers lors de l'édition 2021 des 24 Heures du Mans, lors d'un programme 100% danois mené par l'équipe High Class Racing.

Kevin Magnussen débutera sur la BMW Hypercar à Daytona fin janvier.

Kevin Magnussen débutera sur la BMW Hypercar à Daytona fin janvier.

Photo de: Jake Galstad / Motorsport Images

"Je suis heureux de revenir aux courses d'endurance", continue le pilote scandinave. "C'est un peu comme si j'avais grandi dans ce milieu. D'aussi loin que je me souvienne, mon père a toujours participé à des courses d'endurance. J'ai connu les circuits, les grandes courses, et d'une certaine manière, c'est un peu comme si je revenais à la maison."

Vincent Vosse, dont le Team WRT gère l'engagement en WEC de BMW, a été l'un des principaux artisans de la venue de Kevin Magnussen en endurance dans le giron de la marque à l'hélice, et ce dernier se réjouit de retrouver le dirigeant belge, avec lequel il entretient un rapport particulier depuis un épisode marquant de son existence.

Une fois, [Vincent Vosse] m'a sauvé la vie à l'âge de deux ans dans la piscine de sa maison à Spa, parce que j'avais sauté dans l'eau et que je ne savais pas nager.

"J'ai parlé à Vincent Vosse. [...] Je le connais depuis que je suis tout petit", raconte Kevin Magnussen. "Une fois, il m'a sauvé la vie à l'âge de deux ans dans la piscine de sa maison à Spa, parce que j'avais sauté dans l'eau et que je ne savais pas nager. Il était en costume pour un gala auquel il se rendait et il a sauté dans la piscine, ce qui a gâché sa journée. J'espère pouvoir me rattraper maintenant. Le contact a toujours été là. Je l'ai toujours connu."

Magnussen, qui n'exclut pas s'engager épisodiquement dans le futur sur des épreuves GT emblématiques comme le Nürburgring ou Bathurst - le Team WRT est également impliqué dans cette catégorie -, disputera sa première course avec BMW dès ce mois de janvier à l'occasion des 24 Heures de Daytona, où il viendra épauler les pilotes titulaires pour l'ouverture du championnat IMSA. Il sera également engagé en renfort sur les deux autres courses longues de la série américaine, à Sebring et Road Atlanta (pour la course de Petit Le Mans).

Pour autant, Magnussen ne ferme pas la porte à un éventuel retour au volant de la Haas de manière épisodique, si la structure américaine devait faire appel à lui pour des essais privés. "Nous sommes plutôt détendus à ce sujet", conclut-il. "Nous nous sommes mis d'accord sur le fait que nous devions essayer de faire quelque chose et nous allons le faire."

Propos recueillis par Jonathan Noble

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