Mercedes dans l'embarras et le brouillard à Bahreïn
La journée de vendredi a marqué un coup d'arrêt pour Mercedes à Bahreïn, où l'écurie va tenter de redresser la barre et de percer quelques mystères lors de l'ultime opportunité de rouler, ce samedi.
Y a-t-il déjà le feu chez Mercedes ? Sur fond de rumeurs évoquant une réunion de crise autour des performances de la W14, l'écurie se serait en tout cas bien passée de la panne hydraulique qui a immobilisé George Russell en piste aux alentours de 16h, heure française, vendredi alors même que le Britannique venait d'entamer une simulation de course.
Si les pilotes et le staff technique de l'écurie octuple Championne du monde se sont réjouis de disposer d'une base de travail bien plus saine et moins sujette au marsouinage que l'an passé à la même époque, la voiture ne semble toutefois pas donner pleinement satisfaction à ses pilotes. Une perte d'appui sur l'avant de la voiture semble avoir été détectée sans que la cause en soit identifiée, et le manque d'adhérence et d'équilibre pose problème.
Aperçu vendredi soir en profonde discussion avec son patron Toto Wolff, le directeur de l'ingénierie piste Andrew Shovlin a confirmé qu'il y avait du pain sur la planche. "On n'a pas connu une bonne deuxième journée", a-t-il déploré. "S'arrêter en piste à cause d'un problème de fiabilité n'est pas super, et on a eu du mal à équilibrer la voiture dans les conditions changeantes."
"On a des recherches à mener afin de comprendre pourquoi ça a été aussi difficile aujourd'hui alors qu'hier [jeudi] c'était assez simple. Ce travail va se poursuivre dans la nuit et on en saura sans doute plus demain [samedi] matin. Il sera intéressant de voir si l'on peut comprendre la baisse de performance et compenser le temps de piste perdu."
Les mines étaient graves vendredi chez Mercedes.
Au micro de F1 TV, Toto Wolff a confirmé ces difficultés et reconnu que l'écurie de Brackley n'était pas dans les meilleures dispositions à ce stade. "La voiture était déséquilibrée ce matin", a-t-il précisé vendredi soir. "Et ça peut se voir dans le pilotage, on laisse des traces [de pneus] à l'accélération. Il fait chaud et on n'a tout simplement pas trouvé la bonne configuration pour ces conditions, ce qui fait partie de l'apprentissage avec une nouvelle voiture, je suppose."
La situation est-elle préoccupante ? "Oui, clairement", a tranché l'Autrichien. "Car ce n'est pas le pilote qui surmène les pneus ou attaque avec, c'est la voiture qui ne lui donne pas assez d'adhérence à l'arrière. C'est donc quelque chose qu'il faut régler."
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