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Newey pointe un "manque d'expérience" dans le déclin de Red Bull

Adrian Newey estime que Red Bull n'a pas totalement pris au sérieux les problèmes de ses F1 2023 et 2024 et, "peut-être par manque d'expérience", n'a pas su y réagir efficacement quand ils ont commencé à mettre Max Verstappen en difficulté.

Adrian Newey, Chief Technology Officer, Red Bull Racing

Photo de : Andy Hone / Motorsport Images

Même si Red Bull a remporté, avec Max Verstappen, son quatrième titre pilotes consécutif, la saison 2024 n'a pas été un long fleuve tranquille. En effet, contrairement à 2023 où l'écurie a écrasé la concurrence en ne lui laissant qu'une seule victoire, l'exercice passé commença dans la même veine avant de peu à peu se muer en une lutte à deux, trois, voire quatre écuries, la structure autrichienne devant "se contenter" de cinq succès sur les 18 derniers GP.

Cette baisse de performance relative a eu une conséquence directe sur le plan sportif avec une défaite chez les constructeurs, où se sont McLaren et Ferrari qui se sont finalement joué le titre lors de la finale à Abu Dhabi. Du côté de Red Bull, les problèmes ont longtemps semblé difficilement solubles avant qu'une meilleure compréhension de leur origine ne survienne en fin de tournée européenne. Toutefois, cela n'a pas suffi à effacer tous les doutes avant 2025.

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Concepteur historique des monoplaces de Milton Keynes depuis 2006 et ces dernières années positionné dans un rôle de consultant de luxe de l'écurie F1, Adrian Newey a vécu une saison étonnante, dont la trajectoire se superpose finalement avec les difficultés de son écurie. Comme un symbole - même si d'aucuns sont tentés d'y voir plus -, c'est d'ailleurs lors du GP suivant l'annonce de son départ, à Miami, que sont véritablement apparus les premiers signes du déclin.

"Après moi, le déluge" donc ? Ce n'est pas vraiment ce que pense l'ingénieur britannique, qui estime que le ver était dans le fruit dès la fin de la saison précédente : "Il est évident que McLaren en particulier ainsi que Ferrari ont bien développé leurs voitures et ont fait du très bon travail", a-t-il d'abord reconnu pour Auto Motor und Sport.

"Mais je pense que chez Red Bull, d'après ce que j'ai pu voir, la voiture 2024 et les toutes dernières phases de celle de 2023 commençaient, je dirais, à devenir plus difficiles à piloter. Bien sûr, Max pouvait le gérer. Ça ne lui convenait pas, mais il y arrivait, ce qui n'était pas le cas de Checo [Sergio Pérez]. C'est ainsi que nous avons commencé, au cours de l'année 2023, à constater une plus grande différence de performance entre Max et Checo."

C'est quelque chose qui commençait à me préoccuper, mais qui ne semblait pas préoccuper beaucoup d'autres personnes au sein de l'organisation.

"Cela s'est poursuivi pendant la première partie de l'année 2024, mais la voiture était encore assez rapide pour qu'il soit possible de composer avec. C'est quelque chose qui commençait à me préoccuper, mais qui ne semblait pas préoccuper beaucoup d'autres personnes au sein de l'organisation", a-t-il ajouté. Pour rappel, l'équipe technique de Red Bull est dirigée au jour le jour par le Français Pierre Waché, Newey s'étant contenté ces dernières saisons d'être plus en retrait sur la partie F1.

Selon Newey, qui n'a plus du tout été impliqué à partir du printemps, son ancienne écurie n'a pas su réagir et s'est longtemps contentée d'appliquer la recette qui avait fonctionné en 2023 et 2024. "D'après ce que je peux voir de l'extérieur, mais je ne sais pas, les gens de Red Bull - ce n'est pas une critique - je pense qu'ils ont simplement, peut-être par manque d'expérience, continué dans la même direction. Et le problème est devenu de plus en plus important, au point que même Max a eu du mal à piloter la voiture."

Avec Gijs Leuvenink

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