La gestion d'énergie agace Norris : "Aucun talent ne devrait être nécessaire lors des tours de décélération"
Le champion du monde en titre Lando Norris juge que le niveau de gestion d'énergie nécessaire avec les F1 2026 est déraisonnable.
Photo de : Mark Sutton / Formula 1 via Getty Images
Dans une nouvelle critique frontale adressée à la réglementation F1, Lando Norris a enfoncé le clou sur la question de la trop grande prépondérance, selon lui, de la gestion de l'énergie électrique imposée par les monoplaces 2026.
La répartition 50/50 de la puissance entre moteur thermique et système électrique des unités de puissance introduites cette saison, couplée à des batteries dont la capacité n'a pas évolué par rapport au règlement moteur précédent, implique que les pilotes doivent en permanence gérer la récupération et le déploiement de ladite énergie.
Dans un cas comme celui de Montréal, où se tient le Grand Prix du Canada ce week-end, les pilotes doivent par exemple se garder d'attaquer trop fort entre la sortie de la dernière chicane et la ligne de chronométrage lorsqu'ils sont en passe d'entamer un tour lancé, afin de s'assurer de disposer de la charge maximale de la batterie pour garantir des performances optimales. Toutefois, ils ne peuvent pas non plus se permettre d'aller trop lentement dans les tours de préparation.
"Parfois, si vous roulez trop lentement, vous êtes pénalisé. Parfois, si vous roulez trop vite, vous êtes pénalisé. C'est tout simplement difficile", a résumé Norris.
Lando Norris (McLaren)
Photo de: Guido De Bortoli / LAT Images via Getty Images
"En fait, non seulement vous passez vos tours à regarder qui est derrière vous et où se trouvent les pilotes par rapport aux drapeaux bleus et ce genre de choses, mais vous passez aussi la moitié de votre temps à fixer l'écran [sur le volant] pour vous assurer que vous ne roulez ni trop vite, ni trop lentement, quelque part entre les deux."
"Mais malgré tout, on dépasse facilement la limite. On perd de la pression de suralimentation, on a une mauvaise sortie de virage, la batterie se décharge ; on roule trop lentement, on ne recharge pas suffisamment la batterie, et puis on se retrouve aussi avec ce genre de problèmes."
"Le fait de rouler vite peut être un véritable défi. Ou encore le fait de devoir ralentir à l'apparition des drapeaux bleus, puis de réaccélérer. Et quand on réaccélère, on sollicite à nouveau la batterie."
"Ce n'est assurément pas aussi facile que je le souhaiterais. Surtout si nous sommes simplement en train d'effectuer un tour de décélération. Ce genre de chose ne devrait nécessiter aucun talent particulier."
"[Mais] il faut être assez doué pour y parvenir. C'est l'un des nombreux points, bien sûr, que nous avons passés en revue après Miami, et nous allons essayer de faire mieux sur ce plan."
Avec Filip Cleeren et Benjamin Vinel
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