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Pourquoi Cadillac a préféré Pérez et Bottas à un pilote américain

Véritable porte-étendard américain en F1, Cadillac a pourtant fait le choix d'un line-up ne comprenant aucun pilote états-unien. Le signe d'une difficulté structurelle à faire venir dans la discipline des pilotes US.

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Après l'annonce ce mardi du recrutement par Cadillac de Valtteri Bottas et de Sergio Pérez, les nombreux autres noms qui ont été à un moment ou à un autre cités au fil des derniers mois - depuis le moment où le constructeur américain a finalement obtenu son sésame pour accéder à la F1 - sont revenus en tête de chacun.

Mick SchumacherFranco Colapinto, Zhou Guanyu, Felipe Drugovich, Jack Doohan, Frederik Vesti et Jak Crawford, pour ne citer qu'eux. Une liste assez longue, quand Graeme Lowdon, le directeur de l'écurie, a longtemps expliqué qu'il n'y avait jamais eu de liste. 

Chacun des pilotes cités et qui ont échoué à accéder à un baquet américain avaient pour eux une faible expérience de la discipline... entre autre. Si l'on prend le cas de Schumacher, sa propension à briser des mécaniques durant son passage chez Haas n'a sans doute pas laissé que de bons souvenirs chez les potentiels recruteurs.

Bottas arrive - ou revient - au contraire avec une réputation de pilote assez rapide, rarement en conflit avec ses équipiers et plutôt enclin à éviter les incidents. D'aucuns souligneront l'ironie de le voir aligné avec un Pérez avec lequel - mais pas uniquement - il s'est accroché au départ du fameux Grands Prix de Hongrie 2021 ou encore lors du GP d'Abu Dhabi 2024, qui aurait pu être pour l'un et l'autre leur chant du cygne.

Une décision réfléchie

Sergio Pérez et Valtteri Bottas après le GP de Turquie 2021.

Sergio Pérez et Valtteri Bottas après le GP de Turquie 2021.

Photo de: Dan Istitene / Getty Images

Il serait facile, en somme, de conclure que la décision de Cadillac de choisir deux pilotes expérimentés - dont un Pérez qui a une valeur commerciale indéniable sur le marché sud-américain - est avant tout dictée par une certaine forme de conservatisme et un gros manque d'imagination. Toutefois, le PDG de TWG Motorsports et de Cadillac F1, Dan Towriss assure qu'une véritable réflexion a été menée sur l'aspect sportif, et notamment le niveau récent affiché par les deux pilotes qui auront 36 ans en début de saison 2026.

"Nous avons passé beaucoup de temps à examiner les expériences passées et la situation chez Sauber, ainsi que les performances de Valtteri avec la voiture qui était disponible", a déclaré Towriss lors d'une conférence de presse le jour de l'annonce. "Nous avons également comparé les performances en qualifications et en course."

"Ensuite, le cas particulier de [Pérez chez] Red Bull était probablement plus compliqué. Ça a été une saga intéressante à suivre. [C'est] une équipe qui est véritablement construite autour d'un seul pilote, mais qui en a deux, et clairement, aucun des autres pilotes n'a été performant dans ce second baquet, de ce point de vue. Nous avons donc pris beaucoup de temps pour discuter avec les gens de Red Bull et obtenir des informations et des retours."

Pas un choix commercial ?

Sergio Pérez lors du GP de Las Vegas 2024.

Sergio Pérez lors du GP de Las Vegas 2024.

Photo de: Andy Hone / Motorsport Images

Côté public, le message est donc qu'il valait mieux, dans le contexte de l'arrivée d'une toute nouvelle écurie en Formule 1, confier ses volants à des pilotes expérimentés, intrinsèquement plus aptes à faire progresser une écurie dans les premières étapes difficiles de la courbe d'apprentissage d'une discipline complexe.

Mais d'aucuns n'ont pas manqué d'y voir aussi une victoire de l'intérêt commercial, ce que pourtant Towriss rejette en tant que moteur principal de la décision. "Je pense que Checo et Valtteri bénéficient tous deux d'une très forte popularité d'un point de vue commercial et en termes de sponsoring, grâce à leur présence en F1 depuis de nombreuses années. Mais cela n'a pas vraiment été un facteur déterminant. C'est leur expérience qui a fait la différence."

Dans ces conditions, les dés étaient pipés dès le départ pour un pilote américain, puisque - par définition, si l'on excepte Logan Sargeant dont le passage en F1 n'est pas resté dans les mémoires - aucun ne disposait de la moindre expérience récente de la F1. Si le nom de Colton Herta a un temps été cité avant d'être vite écarté, Jak Crawford, pilote DAMS en F2, était finalement le mieux placé mais bien trop loin d'être incontournable pour que sa nationalité incite à miser sur lui. Il semble d'ailleurs que la crainte d'un scénario "à la Sargeant" ait été un argument supplémentaire contre lui.

Quant à l'idée d'aller chercher des pilotes non-américains mais qui réussissent aux États-Unis, à l'image d'Álex Palou ou de Pato O'Ward en IndyCar, elle semble aujourd'hui ne pas aller vraiment plus loin que les simples apparitions en mode "relations publiques" que les deux pilotes ont pu connaître ; quand bien même une rumeur lie ces derniers l'Espagnol à Red Bull. Il faudrait en tout cas beaucoup de temps et d'essais pour que des pilotes façonnés par le championnat US s'habituent aux caractéristiques des F1, en plus d'éventuelles questions plus triviales d'obtention de la Super Licence qui ont déjà coûté ses débuts en discipline reine à Colton Herta.

Avec Stuart Codling

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