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Pourquoi le panneautage n'est pas abandonné en F1

Les écuries de Formule 1 utilisent la radio pour communiquer avec les pilotes depuis les années 1980. Alors pourquoi voit-on encore des panneaux rudimentaires accrochés le long de la voie des stands pour leur transmettre des informations ?

Le panneau "pit" de Lando Norris, McLaren MCL36

Photo de: Steven Tee / Motorsport Images

La Formule 1 est souvent considérée comme le sommet du sport automobile, avec un équipement de pointe comme les souffleries pour affiner le design, des processus complexes comme la dynamique des fluides numérique pour concevoir les ailerons, ou encore des capteurs qui collectent des téraoctets de données au cours d'un week-end de Grand Prix. Pourtant, les écuries continuent à s'appuyer sur de simples panneaux pour transmettre des informations essentielles à leurs pilotes.

Le muret des stands est un véritable centre névralgique lors d'un Grand Prix : ingénieurs, stratèges et membres éminents de l'équipe y prennent toutes sortes de décisions en temps réel. C'est aussi depuis cet endroit que l'équipe communique directement avec ses pilotes via les radios intégrées à leurs casques. Mais ce n'est pas le seul moyen de communication disponible.

À travers des fentes dans le grillage séparant la voie des stands de la piste, les équipes passent des panneaux indiquant des informations aux pilotes qui déboulent à plus de 320 km/h. Ces panneaux consistent en une structure simple dans laquelle on insère lettres et chiffres pour transmettre des données rapidement. Ils permettent de tenir les pilotes informés de leur position en course, de l'écart avec la voiture située derrière, ou encore du temps à rattraper pour tenter un dépassement.

Mais à l'heure où les radios sont omniprésentes, et où certaines équipes peuvent même afficher des messages directement sur l'écran intégré au volant, pourquoi continuer à utiliser un moyen de communication aussi basique ? Comme l'a récemment résumé un article du blog de Red Bull : "Parce que les panneaux ne tombent jamais en panne".

Le muret des stands Ferrari présentant des panneaux à Mansell et Prost.

Le muret des stands Ferrari présentant des panneaux à Mansell et Prost.

Photo de: Motorsport Images

Si les pannes de radio sont rares aujourd'hui en F1, elles ont longtemps été un problème. Les équipes ont commencé à utiliser les radios dans les années 1980, et à l'époque, celles-ci étaient loin d'être fiables. Ayrton Senna, par exemple, a déjà eu sa radio perturbée par une équipe de restauration présente sur le circuit. Et lors du Grand Prix d'Australie 1998, Mika Häkkinen a perdu la tête de la course après être rentré aux stands suite à un problème de communication. McLaren avait alors évoqué un piratage radio.

Ces incidents sont bien moins fréquents de nos jours, mais ils n'ont pas disparu. En 2021, Kimi Räikkönen a eu un échange tendu avec son ingénieur lorsque sa radio a cessé de fonctionner, et en 2022, au Grand Prix du Canada, Max Verstappen a perdu l'usage de sa radio et n'a plus pu répondre aux instructions de son équipe. C'est pour cela que les panneaux sont toujours utilisés : ils permettent à l'équipe et au pilote de communiquer même en cas de panne radio.

Les informations transmises par ces simples panneaux ne permettent pas d'assurer un coaching aussi précis que celui délivré par radio pendant une course, mais ils gardent les pilotes informés de leur situation face à la concurrence. En cas de panne radio, ils peuvent aussi indiquer au pilote quand rentrer aux stands pour changer de pneus, s'il a une pénalité à purger, ou encore le nombre de tours restants.

Ces panneaux ne sont pas non plus sans de rares inconvénients, comme Lewis Hamilton a pu en faire l'expérience lors du Grand Prix du Canada 2011. Alors qu'il tentait de dépasser son coéquipier Jenson Button, alors chez McLaren, il avait heurté l'arrière de la voiture… ainsi que la rangée de panneaux le long de la ligne droite des stands. Mais ce genre d'incident reste encore plus rare que les pannes de radio.

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