Ricciardo se voyait gagner avant l'accrochage Verstappen-Hamilton

Daniel Ricciardo en a la conviction : si Lewis Hamilton et Max Verstappen n'avait pas abandonné après un accrochage à la première chicane du circuit de Monza, il aurait tout de même remporté le Grand Prix d'Italie.

Ricciardo se voyait gagner avant l'accrochage Verstappen-Hamilton

Dimanche, Daniel Ricciardo a renoué avec la victoire trois ans et demi après son dernier succès en Formule 1. Surtout, il a emmené un doublé inattendu pour McLaren, qui a mis fin à plus de huit années de disette pour l'écurie de Woking. Une performance XXL, reposant en premier lieu sur un niveau de performance idyllique tout au long du week-end. Rapide en qualifications, Ricciardo a confirmé le samedi lors des Qualifications Sprint puis a saisi l'opportunité qui s'offrait à lui en bondissant de la première ligne pour chiper la tête au poleman Max Verstappen au premier freinage de la course. La clé du succès.

Le plus délicat à gérer pour McLaren et Ricciardo était la phase d'arrêts au stand, avec une exposition réelle à l'undercut de ses adversaires. Avant cela, il s'est parfaitement défendu face à un Verstappen toujours proche dans le premier relais mais jamais vraiment en mesure de l'attaquer. Dès lors, l'Australien a sérieusement pensé à la victoire, avant même que l'impensable se se produise entre Verstappen et Lewis Hamilton.

"Il y a des tours où il [Verstappen] attaquait et revenait plus proche, mais je n'ai jamais vraiment à me défendre", explique Ricciardo. "Il était là mais je savais que si je ne faisais pas d'erreur, ce serait dur pour lui de doubler. Là où je me suis senti le plus vulnérable, c'est à la fin de ce relais, quand les pneus étaient morts. Mais je crois que les autres souffraient aussi. Je me disais que nous allions être vulnérables à ce moment-là."

"Je suis rentré au stand et je crois que tout le monde est rentré aussi, donc nous étions tous en difficulté au même moment. Après, quand nous sommes ressortis en tête, je me suis dit 'Tout va bien, nous l'avons aujourd'hui'. Comme si nous pouvions gagner cette course, à moins que quelque chose de malheureux nous arrive. Je pense que c'est à ce moment-là qu'est apparu le dernier élément de conviction nécessaire pour se surpasser. Ce moment où l'on se dit 'OK, quelqu'un va devoir venir la chercher car sinon, nous allons gagner'."

Un supplément d'âme 

Il ne fait aucun doute que les qualités de la McLaren sur un circuit à haute vitesse comme Monza a joué un rôle déterminant dans ce résultat. Néanmoins, Ricciardo insiste sur toute l'envie et la détermination qu'il a consenties pour parvenir à ce niveau de performance tout au long du week-end italien.

"Ce circuit semble bien convenir à la McLaren", concède-t-il. "C'était le cas l'an dernier. Je ne la pilotais pas l'an dernier mais j'ai évidemment assisté au résultat qu'avait eu l'équipe. Je savais donc en arrivant ce week-end que nous pouvions avoir une certaine confiance. Après, il y avait probablement deux choses pour moi, comme le fait d'adorer le circuit. J'ai toujours adoré cette piste, elle a toujours été plaisante, je m'y sens bien. Ça s'est combiné avec le fait de me sentir mieux avec la voiture récemment, un peu plus à l'aise et confiant."

"De plus, je crois que vendredi c'était très serré. Je ne sais pas, parfois je suis juste en colère, car le top 3 était très proche et je crois que mon tour était bon. Mais il y a toujours une part qui dit : 'J'aurais pu faire mieux'. Parfois, je pète les plombs. J'ai certainement un peu de rage et, comme je l'ai dit à ce moment-là, je pense que ça devient une sorte de bénédiction. Je pense que j'ai utilisé ça à mon avantage pour le reste du week-end."

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