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Sainz coéquipier de Verstappen ? "Je me serais bien entendu avec lui"

Alors que Red Bull s'était montré réticent à l'idée de recruter Carlos Sainz aux côtés de Max Verstappen en 2025, par peur de retrouver leur grande rivalité des jours Toro Rosso, l'Espagnol a balayé cette possibilité, expliquant "qu'il n'y aurait pas eu de problèmes" s'il avait rejoint l'équipe autrichienne.

Max Verstappen, Red Bull Racing, 1ère position, Carlos Sainz, Scuderia Ferrari, 2ème position, chat au Parc Ferme.

Photo de : Simon Galloway / Motorsport Images

En 2025, Carlos Sainz rejoindra Williams pour un contrat de deux ans. L'avenir de l'Espagnol avait animé toute la première partie de saison alors qu'il cherchait une porte de sortie après avoir été remercié par Ferrari, remplacé par Lewis Hamilton.

Avant qu'il ne signe avec l'écurie de Grove, d'autres équipes avaient tenté de recruter Sainz, ou s'étaient renseignées à son sujet. Ça avait été le cas d'Audi, mais aussi de Red Bull, qui sondait le marché des transferts à l'époque, lorsque le baquet de Sergio Pérez était plus que menacé avant sa prolongation... et que le doute ne ressurgisse en ce fin d'année.

L'intérêt de l'équipe autrichienne s'est rapidement étouffé, craignant notamment une relation compliquée entre Max Verstappen et Carlos Sainz, comme cela avait pu être le cas lorsque les deux pilotes couraient sous le badge de Toro Rosso en 2015 et 2016.

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Interrogé au sujet d'une possible réunion avec son ancien coéquipier sous les couleurs de Red Bull, Sainz a répondu : "Je pense que je me serais bien entendu avec lui. À l'époque, nous avions 16 et 19 ans. Nous avons tous les deux beaucoup mûri depuis."

"Chez Toro Rosso, on vous met dans une équipe et on vous dit : battez-vous les uns contre les autres, puis on verra qui est le meilleur et qui sera promu chez Red Bull !", a-t-il ajouté dans une interview avec le magazine allemand Auto motor und sport. "C'est la raison d'être de Toro Rosso. On n'y court pas pour le classement de l'équipe, sinon le comportement des deux pilotes changerait du tout au tout."

"On le voit avec Charles et Lando, mes deux derniers coéquipiers, il n'y a jamais eu de problèmes. Donc, si ma relation avec Max avait été la raison pour laquelle je n'ai pas fini [chez Red Bull], alors je dirais qu'il n'y aurait pas eu de problèmes. Si la décision avait uniquement dépendu de cela, elle aurait tout simplement été erronée. Mais je leur ai déjà dit cela."

Carlos Sainz et Max Verstappen en 2016.

Carlos Sainz et Max Verstappen en 2016.

Photo de: Red Bull Content Pool

En début de saison, alors que le feuilleton sur le prochain baquet de Carlos Sainz battait son plein, beaucoup imaginaient que l'Espagnol allait rejoindre Audi, en se basant notamment sur les relations proches qu'entretient le père du pilote avec le constructeur allemand.

Néanmoins, Sainz a finalement décidé de s'engager auprès de Williams. Il explique son choix : "La décision n'a pas été facile à prendre. Jusqu'au jour où j'ai signé, il y avait plusieurs bonnes options. Finalement, j'ai dû suivre mon instinct. J'ai le plus grand respect pour la marque Audi. Mon père m'a dit mille fois à quel point ils seront bons. Il est sûr à 100 % qu'Audi sera forte à l'avenir."

"Je voulais aider à construire quelque chose, tout en obtenant de bons résultats à court terme. À mon avis, Williams était la meilleure option. Je reste fidèle à cette décision. Le temps nous dira si j'avais raison. Mon intuition m'a dit que ce projet avec James Vowles [directeur de Williams] était la meilleure solution à court et à moyen terme."

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Ce n'est pas la première fois que Sainz rejoindra une équipe en pleine reconstruction. En 2017, il a quitté Toro Rosso pour Renault, qui revenait sur la scène des motoristes en Formule 1. En 2019, il s'est engagé avec McLaren, qui commençait tout juste à remonter la pente après son partenariat désastreux avec Honda.

L'Espagnol compare son expérience chez l'écurie française et l'écurie britannique à ce qu'il affrontera à son arrivée chez Williams : "C'est très similaire. J'ai le sentiment de commencer chez Williams au moment où j'ai commencé chez McLaren. L'équipe avait déjà surmonté la pire phase lorsque je suis arrivé. Elle était en pleine ascension. Mon objectif était d'accélérer cette tendance à la hausse."

"Lorsque j'ai quitté McLaren, je savais que je quittais une bonne équipe et qu'elle célébrerait des succès", a-t-il reconnu. "Je suis heureux que mon intuition se soit confirmée trois ans plus tard. D'après nos discussions, j'ai l'impression que de bonnes personnes travaillent chez Williams, construisent une base solide et rendent l'équipe à nouveau compétitive."

Avec Christian Nimmervoll

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