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Sainz : Ferrari est "bien plus proche dans les virages rapides"

Carlos Sainz fait part d'un optimisme prudent quant aux progrès de Ferrari, dans le paddock de Silverstone.

Carlos Sainz, Ferrari SF-23

Malgré une course décevante pour Carlos Sainz, relégué au sixième rang par une pénalité, le Grand Prix d'Autriche a été une réussite pour Ferrari, qui s'est imposé comme la deuxième force du plateau sur le Red Bull Ring. La Scuderia va-t-elle confirmer à Silverstone ? L'Ibère se montre optimiste mais aussi prudent, conscient que rien n'est acquis, comme il l'a confié à la presse ce jeudi.

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Ferrari reste distancé par Red Bull en matière de rythme, mais un cap a-t-il été franchi côté constance ?

Nous ne le savons pas. Je pense qu'il nous faut peut-être un circuit plus ouvert et venteux comme Silverstone pour évaluer ça. D'habitude, nous avons davantage de difficultés dans des conditions venteuses comme à Miami ou à Bakou. Je pense que nous avons besoin de davantage d'exemples pour évaluer notre progression et notre package d'évolutions. Ce que je peux vous dire, c'est que la voiture paraissait meilleure en Autriche, que ce soit sur un tour ou en course. Mais nous étions aussi très rapides en Autriche l'an dernier. Alors je reste prudent et je laisse passer les circuits et la saison pour analyser ça. Mais je suis fier de la manière dont l'équipe a réagi et du nombre d'évolutions que nous avons apportées récemment.

Jock Clear (ingénieur performance) a déclaré que Barcelone vous avait permis de mieux voir les défauts de la voiture. Est-ce avéré ?

En week-end de course, oui. Lors des essais Pirelli, on ne peut malheureusement pas tester grand-chose à part les pneus, mais lors du week-end de course, j'ai testé sur la voiture quelques éléments qui m'ont permis de comprendre un peu mieux quelle était notre faiblesse et comment l'analyser. Cela nous a clairement indiqué où diriger le développement. Je pense que cela porte ses fruits maintenant. Nous sommes sur la bonne voie, j'en suis convaincu. Avons-nous passé un cap ? Je veux y croire. Mais comme je l'ai dit, nous avons besoin d'un peu plus d'exemples, nous avons besoin peut-être d'un week-end venteux pour analyser ça, même si cela signifie que nous aurons un peu plus de difficultés dans ces conditions.

Carlos Sainz, Ferrari SF-23

Carlos Sainz (Ferrari)

Au Grand Prix d'Autriche, Charles Leclerc était en difficulté dans les conditions variables, mais pas vous. Pourquoi ?

Je ne sais pas. Je crois que les conditions variables et la pluie sont quelque chose qui m'a toujours réussi par le passé, j'ai toujours été compétitif. J'ai connu une très bonne Q2 au Canada, ainsi que la Q1/Q2/Q3 à Barcelone, puis le sprint en Autriche, les conditions étaient variables le samedi et j'étais très rapide. J'apprécie ces conditions, et plus ou moins la voiture. Je sais comment la piloter, bien que dans ces cas-là, pour moi, ce soit de l'improvisation la plupart du temps.

Les soucis de pneus et l'instabilité de la monoplace sont-ils les mêmes problèmes ? Résoudre l'un sera-t-il la solution de l'autre ?

Je pense qu'ils sont liés. Je ne crois pas que nous fassions quoi que ce soit de vraiment mal avec les pneus, je pense que c'est plutôt la manière dont notre voiture se comporte en course avec le vent, avec les instabilités que nous avons. L'inconstance affecte le rythme de course, je crois qu'elle affecte aussi la dégradation des pneus. Plus l'arrière chasse, plus il y a de frayeurs en course, pire est forcément la gestion des pneus. Nous avions des difficultés de ce côté-là. C'était bien mieux en Autriche. L'air sale est aussi quelque chose qui nous affecte pas mal. Il y a donc, comme vous pouvez le voir, beaucoup de choses que nous essayons de maîtriser.

Depuis Barcelone, vous semblez avoir progressé dans les virages rapides.

Si l'on regarde les données GPS, nous étions bien plus proches en Autriche qu'à Barcelone au niveau de la vitesse minimale dans les virages rapides, mais nous ne sommes toujours pas au niveau de Red Bull. Même McLaren était très rapide dans les virages à haute vitesse, plus rapide que nous, mais au moins nous n'étions pas derniers dans ces virages rapides, contrairement à Barcelone. Ce sont donc de bons progrès, une bonne compréhension et de bonnes évolutions ; si nous continuons à en apporter et continuons sur cette lancée, alors nous pourrions renverser la saison à notre avantage, espérons-le.

Propos recueillis par Jonathan Noble

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