En tête en EL2, Leclerc reste sur ses gardes
Bien qu'il ait décroché le meilleur temps des EL2 du GP d'Azerbaïdjan, Charles Leclerc estime que toutes les cartes de ses adversaires n'ont pas encore été révélées.
Toujours très habile dans les rues de Bakou, Charles Leclerc a décroché le deuxième puis le meilleur temps au cours des deux premières séances d'essais libres du Grand Prix d'Azerbaïdjan. Le pilote Ferrari détient pour l'instant le chrono le plus rapide du week-end, 1'43"224, et est logiquement l'un des grands favoris pour la victoire.
Toutefois, Leclerc ne souhaite pas tirer des plans sur la comète puisque le Monégasque a signé ce temps dans une séance très agitée, où de nombreux drapeaux jaunes ont contraint plusieurs pilotes, dont Max Verstappen et Carlos Sainz, à abandonner leur tour rapide. Ainsi, Leclerc n'est pas encore certain d'être le plus rapide à Bakou.
"Je pense que ce sera le cas", a-t-il répondu quant à la possibilité d'un nouveau match opposant Ferrari à Red Bull pour la pole position. "Nous avons passé une bonne journée parce que, dans l'ensemble, nous nous sommes beaucoup améliorés entre les EL1 et les EL2. Mais il y a encore une autre étape que nous devons franchir entre aujourd'hui et demain. J'ai aussi l'impression que personne n'a vraiment mis un tour bout à bout en EL2, et nous non plus. Je crois que Max et Carlos n'ont pas amélioré avec les [pneus] tendres donc il y a encore beaucoup de points d'interrogation."
Le pilote Ferrari est toutefois certain de la compétitivité du Cheval Cabré. "Le positif à retenir, c'est que la dégradation des pneus était bonne et le rythme de course très solide", a-t-il lancé, même si les fans qui ont suivi la deuxième séance ont pourtant constaté que Leclerc était aux prises avec ce qui semblait être un problème moteur.
Contraint d'abandonner pour cette même raison au GP d'Espagne, le Monégasque a dissipé tout doute sur la santé de son groupe propulseur en confiant qu'il avait sélectionné par erreur un réglage particulier : "En fait, il n'y a pas eu de problème moteur. Ce n'est que moi, j'ai oublié que j'avais changé quelque chose qui me faisait perdre de la puissance. Rien de grave."
De l'autre côté du garage Ferrari, Sainz s'est contenté du cinquième temps en EL2, établi avec des pneus mediums puisque son unique tentative en pneus tendres n'est pas allée au bout en raison des drapeaux jaunes. L'Espagnol a vécu une journée agitée car, outre ce tour avorté, Sainz a dû emprunter les échappatoires de Bakou et composer avec une F1-75 plus encline au marsouinage.
"Ça a été un vendredi intéressant, comme toujours ici à Bakou", a déclaré Sainz. "Il y a eu pas mal de challenges pendant les EL1, j'avais un peu trop de mal avec le [plancher raclant le sol] et les rebonds, ce qui a rendu la séance assez inconfortable. Nous avons travaillé dans la bonne direction pour les EL2 en améliorant la compétitivité et le feeling. Dans l'ensemble, la deuxième séance s'est déroulée sans problème, même si nous n'avons pas pu boucler un tour complet avec les pneus tendres à cause des drapeaux jaunes."
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