Formule 1 GP d'Arabie saoudite

L'usure des pneus n'est pas une fatalité pour Ferrari, selon Sainz

Ferrari a encore une fois souffert d'une dégradation des pneus excessive au Grand Prix de Bahreïn. Qu'en sera-t-il par la suite ?

Carlos Sainz, Ferrari SF-23

La dégradation des pneumatiques est plus que jamais un "vrai sujet" chez Ferrari, de l'aveu même du directeur d'équipe Frédéric Vasseur. La F1-75 de 2022 avait déjà des lacunes dans ce domaine par rapport à la concurrence, et la situation ne s'est manifestement pas arrangée pour la SF-23.

Au Grand Prix de Bahreïn, en ouverture de la saison 2023 de Formule 1, Charles Leclerc était le plus rapide des pilotes Ferrari et accusait trois dixièmes de retard sur la Red Bull de Max Verstappen en qualifications, mais son déficit atteignait déjà 24 secondes au 39e tour, juste avant son abandon, soit plus de six dixièmes au tour. Or, les difficultés de la Scuderia au niveau de la gestion des pneus n'y sont pas étrangères.

"J'espère que dès que nous irons sur d'autres pistes où nous cuisons moins les pneus arrière, nous tiendrons mieux", escompte Carlos Sainz, qui était à un dixième et demi de son coéquipier en qualifications et à neuf secondes en course. "Il est clair que la Red Bull et l'Aston Martin ont quelque chose qui leur permet de bien moins dégrader [les pneus]. Si l'on regarde Mercedes et nous, nous avons une dégradation très similaire."

"C'est aussi mauvais que l'an dernier. C'est juste que les deux autres voitures, d'une manière ou d'une autre, ont trouvé quelque chose qui leur permet de dégrader moitié moins. On a vu à quel point Fernando [Alonso] et Max pouvaient attaquer avec les pneus et à quel point nous devions les gérer. Dès que nous attaquons, nous reculons. C'est juste que ça ne laisse pas beaucoup de marge."

Cependant, la piste de Bahreïn est probablement la plus abrasive au calendrier de la Formule 1, ce qui donne de l'espoir à Sainz. "L'asphalte de Djeddah est très différent", souligne l'Ibère, également encouragé par la vitesse de pointe de son bolide. "Nous sommes donc convaincus que ça va être un peu différent sur d'autres pistes. Bahreïn est la plus extrême de l'année pour la dégradation, alors nous n'avons qu'un exemple. Je suis convaincu que sur d'autres circuits, nous pouvons évoluer à un meilleur niveau, mais pour Bahreïn, telle est notre réalité."

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Propos recueillis par Filip Cleeren

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