Vettel critique vivement Verstappen mais ne regrette rien

Après une séance de qualifications manquée, Sebastian Vettel a très bien commencé la course du Grand Prix du Japon 2018 avant de perdre gros sur un accrochage avec Max Verstappen, envers qui il se montre critique.

Vettel critique vivement Verstappen mais ne regrette rien

Si la fin de journée de samedi a été occupée par la question "Fallait-il tenter le pari des intermédiaires en début de Q3 ?", les jours qui suivent le GP du Japon auront sans doute parmi les thématiques principales la question "Fallait-il tenter le dépassement sur Verstappen aussi rapidement ?".

À ces deux questions, la réponse variera sans doute en fonction des sensibilités de chacun et du contexte du moment, mais il est clair qu'après un début de course agressif et opportuniste d'un Vettel qui a rapidement su se hisser à la quatrième position, l'accrochage avec le Néerlandais juste après le Safety Car a tout à la fois mis fin aux espoirs du pilote Ferrari de l'emporter mais également à la simple possibilité de mettre la pression sur les Mercedes.

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Las, c'est à une remontée – cette fois depuis la dernière place – que le numéro 5 a dû se résoudre, au volant d'une SF71H abîmée qui n'a pas pu fendre le peloton aussi rapidement qu'elle peut le faire en temps normal. La sixième place, une trentaine de secondes derrière Kimi Räikkönen, semble un moindre mal mais les 17 points de plus inscrits par Lewis Hamilton rendent la tâche encore plus compliquée au championnat à quatre épreuves du terme.

Au moment de revenir sur sa course, Vettel a bien évidemment été interrogé au sujet de l'incident – pour lequel les commissaires n'ont infligé aucune sanction – avec Verstappen, en se montrant sévère concernant l'attitude en piste de son homologue : "Évidemment, j'attaquais pour passer mais je ne voulais pas désespérément dépasser. Je savais qu'il avait une pénalité [de 5 secondes, pour avoir poussé Räikkönen hors piste en début de course, ndlr] mais je sentais aussi que nous étions plus rapides."

"Ensuite il [récupérait de l'énergie] dans cette ligne droite avec la batterie et je revenais. J'ai eu une bonne sortie. Évidemment, le Safety Car a aidé à être plus proche. Et puis il y avait la place, mais dès qu'il m'a vu, il a évidemment défendu, mais j'avais l'intérieur. Dès qu'il se rend compte que quelqu'un est proche de lui, il essaie, selon moi, de défendre là où il ne devrait plus défendre."

"Regardez avec Kimi : il sort de piste et revient, et si Kimi avait juste gardé sa ligne, ils se seraient accrochés. Mais ce n'est pas toujours à l'autre gars de céder. Nous courrons tous, la course est longue. Pour moi, il y avait l'ouverture, sinon je ne l'aurais pas fait."

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"Je crois avoir remonté tout le peloton sans aucun problème, parfois il y avait moins de place que ça, parfois plus. C'est normal que ce soit parfois serré, mais je pense qu'il faut toujours laisser la place, et dans ce cas je n'avais nulle part où aller et nous nous sommes accrochés."

"Est-ce que vous lui demandez s'il devrait y réfléchir à deux fois avant de défendre ? Nous faisons la course, c'est la course, ne vous méprenez pas. Je ne regrette pas cette manœuvre. Évidemment, en voyant le résultat, je ferais les choses différemment, parce qu'avec le recul c'est toujours facile. Mais il y avait la place, sa batterie [récupérait de l'énergie], j'en déployais, j'avais économisé ma batterie, j'étais plus rapide, j'aurais pris le virage, j'étais à ses côtés et il ne m'a pas laissé assez de place et nous nous sommes touchés."

Concernant la suite de la saison, avec désormais 67 points de retard sur Hamilton et 100 points à récolter au maximum, l'Allemand refuse de céder : "Ces dernières semaines n'ont pas été faciles, mais tout le monde est très motivé dans l'équipe. Qu'avons-nous à perdre ? Nous avons encore des choses importantes à comprendre et à apprendre au sujet de la voiture. Nous faisons de notre mieux pour nous battre, pour résister. Nous verrons ce que la prochaine course nous apportera."

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