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Williams a réglé "en deux minutes" l'incident entre Albon et Sainz

Williams a endossé la responsabilité de l'incident survenu entre Carlos Sainz et Alexander Albon à Miami, assumant une consigne manquant de clarté.

Alex Albon, Williams

Photo de : James Sutton / Motorsport Images

Malgré un excellent bilan comptable au Grand Prix de Miami, magnifié par la belle cinquième place d'Alexander Albon, l'écurie Williams a connu un moment de tension entre ses pilotes quand Carlos Sainz a eu le sentiment de passer "pour un imbécile". Une conséquence d'une situation mal gérée, qui a d'abord fait croire à l'Espagnol que son coéquipier n'avait pas respecté une consigne d'équipe et en avait profité pour le doubler. Le Thaïlandais, lui, avait invoqué un problème de timing. 

En interne, les esprits ont en fait été très vite apaisés, grâce à une discussion franche et rapide, au cours de laquelle l'écurie a endossé la responsabilité de l'incident.

"Ça a été résolu en deux minutes à peine, une fois qu'on les a eus tous les deux dans la pièce après la course", révèle le directeur de Williams, James Vowles. "C'est clairement de notre responsabilité en tant qu'équipe. Je pense que c'est probablement la première fois que nous devons réellement appliquer des consignes d'équipe sérieuses."

"Pour donner du contexte, Alex avait un problème de refroidissement, et il fallait laisser passer un peu d'air dans son radiateur. On peut faire ça de deux manières : soit on dépasse, soit on se laisse distancer de plus d'une seconde. Comme le message radio vers les ingénieurs a duré quasiment aussi longtemps, une discussion s'est engagée. L'un des ingénieurs a dit au pilote : 'Ne t'inquiète pas, Alex n'attaquera pas'. L'autre, en parallèle, était encore en train de débattre : 'Dis-moi ce que tu dois faire ici, là…', parce que ce n'était pas clair. C'est de notre faute, on doit clarifier ça."

"Pour Carlos, la frustration venait du fait qu'il pensait qu'Alex n'avait pas respecté les consignes, alors qu'en réalité c'est un ingénieur qui ne les avait pas données clairement. En fait, aucun des deux pilotes n'a désobéi. C'est à nous, sur le muret des stands, de faire en sorte que ça ne se reproduise pas. Je peux vous garantir que ça n'arrivera plus, vu les changements qu'on a apportés."

James Vowles assume la responsabilité de Williams.

James Vowles assume la responsabilité de Williams.

Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images

En disposant d'une monoplace plus compétitive que ces dernières années, Williams doit se rompre à un exercice qui revêt désormais une grande importance afin d'être efficace stratégiquement avec ses deux pilotes. Lui-même stratège de l'écurie Mercedes pendant plus de dix ans avant de prendre la direction de Grove, il n'a pas tardé à identifier ce qu'il fallait régler.

"On a eu une longue discussion [radio] sur ce qui n'allait pas, dans quel virage ça posait problème, et comment on pouvait le gérer, avec une consigne cachée au milieu", précise-t-il. "Et ça, heureusement ou malheureusement, c'est quelque chose que je maîtrise plutôt bien grâce à mon passé. J'ai laissé faire en temps réel, puis on a eu une discussion après, où on a établi un protocole clair."

"Il faut juste que ce soit court, concis, direct, transmis par la bonne personne, au bon moment, aux bonnes personnes. C'est tout. Ce n'est pas compliqué. Et aussi dur que ça puisse paraître, il faut parfois être inhumain là-dessus. Il faut juste dire : 'Fais ça, maintenant, on en reparle plus tard'. Terminé."

Propos recueillis par Ben Hunt

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