C'était 2024 : Les 24 moments forts que l'on n'oubliera pas
L'année 2024 s'achève et, avant de mettre le cap sur un nouveau millésime qui suscite enthousiasme et curiosité, la rédaction française de Motorsport.com vous invite à revivre les douze derniers mois écoulés en votre compagnie à travers 24 moments forts. Il n'y avait pas la place pour tout le monde, preuve de la richesse des événements couverts !
Photo de: Sam Bloxham / Motorsport Images
El Matador électrise le Dakar
Photo de: A.S.O.
Le 19 janvier 2024, Carlos Sainz couronne enfin de succès l'ambitieux programme Audi en rallye-raid. Alors que la marque aux anneaux s'apprête à y mettre fin pour se concentrer sur la F1, le vétéran espagnol tient bon et s'offre une quatrième victoire dans la catégorie Autos sur le plus grand rallye-raid du monde.
Hamilton chez Ferrari, le "transfert du siècle"
Photo de: Andrew Ferraro / Motorsport Images
Il y a parfois en F1 des rumeurs qui durent des semaines voire des mois avant de devenir des informations officielles. Mais beaucoup garderont le souvenir que le 1er février 2024, après à peine 24 heures de bruissements, Ferrari a officialisé en quelques mots laconiques l'arrivée future de Lewis Hamilton. Un séisme. Le pilote au palmarès le plus fourni de l'histoire de la F1 au volant d'une monoplace de l'écurie au palmarès le plus fourni. Un mariage auquel beaucoup n'osaient plus rêver et qui se réalise finalement alors que le Britannique est au crépuscule de sa carrière. De quoi faire exploser la planète F1 avant même que les Grands Prix ne reprennent
Acosta titille les grands d'emblée
Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images
Dès ses premiers Grands Prix, en 2021, Pedro Acosta était promis à un grand avenir. Celui qu'on surnomme le requin a fait ses gammes à un rythme d'impatient, se goinfrant de deux titres en trois ans dans les petites cylindrées, avant de faire son entrée dans la catégorie reine, là où tout le monde l'attendait. Alors, certes, il n'a pas réussi à décrocher de première victoire pour son année de rookie, mais on retiendra l'onde d'enthousiasme générée par ses premières courses où, sans aucun complexe, il s'est frotté aux plus grands. L'image qui restera, c'est certainement celle de son dépassement sur Marc Márquez dès son premier Grand Prix, au Qatar. Ça en disait long sur le talent d'un jeune pilote bien décidé à ne pas rester trop longtemps en position d'apprenti.
L'empire Red Bull vacille
Photo de: Mark Sutton / Motorsport Images
D'aucuns se souviendront que quelques heures après la bombe du transfert de Hamilton chez Ferrari, les premiers soubresauts de ce qui allait bientôt s'appeler "l'affaire Horner" apparaissaient. Une plainte en interne d'une subordonnée du directeur de l'écurie Red Bull allait durablement marquer la pré-saison et le début de campagne d'une écurie Red Bull pourtant largement dominatrice en piste, en accentuant et en mettant sur la place publique une lutte de pouvoir interne larvée depuis le décès de Dietrich Mateschitz. Face à la menace d'éviction d'Helmut Marko, Max Verstappen mettra même personnellement son avenir en jeu pour sauver la tête de l'Autrichien. Et comme si cela ne suffisait pas, alors que cette affaire se réglait en interne, plusieurs départs de taille allaient survenir, le plus spectaculaire étant celui de la légende du design, Adrian Newey. Conséquence de tout cela ou simple coïncidence, c'est à ce moment-là que, sportivement, l'écurie connaissait le début d'une lente régression qui allait déboucher sur la perte du titre constructeurs, tout en sauvant l'essentiel avec le quatrième sacre de Verstappen.
Viñales vainqueur avec trois constructeurs différents
Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images
Cela faisait plusieurs années qu'on tournait autour de ce record à décrocher, et c'est finalement Maverick Viñales qui aura été le premier à réaliser cet exploit : remporter des Grands Prix MotoGP avec trois marques différentes. Après Suzuki, qui a accompagné ses débuts, puis Yamaha avec qui il a tenté en vain de s'inscrire dans l'Histoire, l'Espagnol a trouvé le chemin de la victoire avec Aprilia, le constructeur qui lui avait ouvert ses portes lorsqu'il n'avait plus de guidon. Il dira par la suite ne pas avoir très bien compris comment il a pu être aussi dominant ce jour-là, à Austin, mais son palmarès retiendra l'essentiel : il est à ce jour le seul à avoir mené trois motos différentes au succès depuis la création du MotoGP.
Norris enfin dans le cercle des vainqueurs
Photo de: Michael Potts / Motorsport Images
Après avoir si longtemps tourné autour, Lando Norris a enfin remporté son premier Grand Prix en 2024 ! Le Britannique aura dû attendre son 110e week-end de course pour y parvenir, lui qui s'est montré fidèle à McLaren. Dans les rues de Miami, il prend finalement le meilleur sur Max Verstappen lors de ce premier dimanche de mai 2024. Trois autres succès suivront dans cette même campagne qui l'aura vu, un temps, s'immiscer dans la course au titre mondial.
Leclerc rompt la malédiction de Monaco
Photo de: Erik Junius
2018, 2019, 2021, 2022, 2023… les différentes éditions du Grand Prix de Monaco se sont suivies, et se sont ressemblé (ou presque) pour Charles Leclerc depuis ses débuts en F1. Avant cette année, le pilote Ferrari n'avait jamais eu l'opportunité de monter sur le podium chez lui, poursuivi par une incroyable malchance sur "son" Grand Prix. Mais 2024 fut la bonne : auteur de la pole position, Leclerc a livré une partition exemplaire durant 78 tours, et son équipe n'a commis aucun faux-pas, permettant au pilote de la Principauté de faire enfin retentir l'hymne monégasque. Et d'arracher les larmes au Prince Albert.
Ocon/Gasly, quand Alpine promet de "trancher dans le vif"
Photo de: Zak Mauger / Motorsport Images
Si Hamilton et Red Bull ont été les sujets de discussion des premiers mois de la saison F1, Alpine a rapidement pris place au rang de feuilleton de l'été, pour diverses raisons. Tout a commencé lorsque, dans le premier tour du Grand Prix de Monaco, Pierre Gasly et Esteban Ocon s'accrochaient au Portier. Vite pointé du doigt pour l'attaque sur son équipier, Ocon sera l'objet d'une saillie désormais restée célèbre de Bruno Famin, alors à la tête de l'écurie, qui annoncera vouloir "trancher dans le vif".
Une expression - pas toujours bien traduite - qui lancera les rumeurs les plus folles sur l'éventualité d'une suspension d'une course, mais qui signera finalement l'un des derniers épisodes de cette collaboration pourtant fructueuse avant l'annonce par Alpine, quelques jours plus tard, du départ d'Ocon en fin de saison.
La saga Ducati pour choisir son pilote 2025
Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images
Le GP d'Italie a offert une mémorable séquence pour l'attribution de la place dans l'équipe Ducati officielle. La marque a d'abord promis la place à Jorge Martín, écartant Enea Bastianini et souhaitait placer Marc Márquez chez Pramac... sauf que ce dernier a refusé à son arrivée sur le circuit le jeudi. Ducati a changé ses plans et décidé de promouvoir Márquez. Les effets ont été énormes : Martín n'a pas voulu rester chez Pramac et s'est engagé avec Aprilia avant même l'annonce de Márquez, tandis que l'équipe de Paolo Campinoti s'est interrogée sur son rôle auprès de Ducati et s'est tournée vers Yamaha.
Ferrari double la mise au Mans !
Photo de: Emanuele Clivati | AG Photo
Un an après son retour victorieux plus que remarqué, l'année du centenaire des 24 Heures du Mans, Ferrari remet ça dans la Sarthe en parvenant à conserver son titre. Cette fois-ci, c'est l'autre équipage du cheval cabré qui brille, composé d'Antonio Fuoco, Miguel Molina et Nicklas Nielsen. La Ferrari 499P entre alors un peu plus dans l'histoire de l'endurance...
Hamilton, le retour du roi
Photo de: Erik Junius
945 jours. C'est le temps qu'il a fallu à Lewis Hamilton pour retrouver la plus haute marche du podium, depuis son dernier succès lors de la première édition du Grand Prix d'Arabie Saoudite en novembre 2021, quelques jours avant la finale polémique à Abu Dhabi. Après des années d'errance, le septuple champion du monde s'est à nouveau imposé, chez lui, à Silverstone, après de brillantes qualifications de la part des Mercedes (Russell en pole devant Hamilton), puis une stratégie inspirée de l'équipe de Brackley, qui a su gérer au mieux les conditions de piste changeantes du tracé britannique. Et, pour la première fois de sa carrière, Lewis Hamilton a entonné le… God Save the King.
Zarco 8H Suzuka
Photo de: Kusudo Aki
En juillet, alors que le MotoGP fait relâche, Johann Zarco s'offre une parenthèse nippone victorieuse avec Honda, en remportant les 8 Heure de Suzuka avec Takumi Takahashi et Teppei Nagoe. Une pénalité en fin d'épreuve ne les privera pas du succès, alors que le Français a vécu l'aventure comme une occasion supplémentaire de s'investir auprès de la marque qu'il a rejointe quelques mois auparavant et avec laquelle il entend bâtir des relations constructives.
Ogier se laisse tenter
Photo de: Toyota Racing
Le nouveau barème du WRC n'a pas plu à Sébastien Ogier, qui l'a comparé à "l'école des fans" en raison de sa propension à récompenser tous les pilotes, voyant ainsi le championnat "dévalorisé". Mais ce barème a aussi contribué à faire de lui le plus proche rival de Thierry Neuville et à quatre rallyes de la fin, il s'est résolu, presque à contrecœur, à finir la saison... sans parvenir à priver le Belge du sacre.
La boulette de Martín à Misano
Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images
Jorge Martín aurait pu perdre le titre à Misano. Quelques gouttes de pluie sont apparues et il a été le seul parmi les leaders à plonger dans les stands pour changer de moto. L'ondée a été très brève et pendant que Martín luttait pour prendre 15e place, Marc Márquez s'imposait en ayant fait la différence quand les conditions se sont dégradées, et en calant son choix de rester en piste sur celui des pilotes italiens, qui n'avaient pas perçu l'odeur de pluie propre à la région !
Márquez retrouve la victoire
Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images
1043 jours, soit près de trois ans, après son dernier succès sur la Honda, Marc Márquez a renoué avec la victoire au GP d'Aragón, et avec la manière puisqu'il a survolé un week-end rendu difficile par un nouvel asphalte à l'adhérence limitée. La performance a été rééditée à Misano, en profitant d'une courte averse, et à Phillip Island.
Le come-back d'Andrea Iannone
Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images
Sitôt sa suspension pour dopage levée, Andrea Iannone était de retour sur les grilles. Écarté pendant quatre ans, l'ancien pilote officiel Suzuki, Ducati et Aprilia a trouvé refuge en WorldSBK pour renouer avec la compétition au niveau mondial. Et son conte de fée l'a mené à la victoire dès cette première année, avec un succès conquis en mode warrior sur le MotorLand Aragón. Quelques semaines plus tard, il était au guidon d'une MotoGP pour un Grand Prix en tant que remplaçant de Fabio Di Giannantonio, de quoi savourer à l'envi son honneur lavé.
Renault dit stop à son programme moteur
Photo de: Erik Junius
Moins d'un mois après l'accrochage de Monaco et dans un climat tendu en interne, Motorsport.com rapporte que Renault envisage tout bonnement d'arrêter son programme moteur pour 2026. Après des dénégations poussives, la réalité de ce projet est confirmée en juillet. Malgré des mouvements sociaux - toujours dans le calme - de la part des salariés de l'usine de Viry-Châtillon et un vif émoi du public français, l'abandon par Alpine/Renault de sa motorisation maison sera bien acté par Luca de Meo au début de l'automne pour des raisons de coûts. Le pôle de Viry sera progressivement transformé tandis que, comme annoncé, Alpine confirmera la conclusion d'un accord de fourniture moteur avec Mercedes.
Verstappen a son "Donington 93"
Photo de: Lubomir Asenov / Motorsport Images
De plus en plus menacé par Lando Norris au championnat, Max Verstappen signe début novembre à Interlagos une masterclass qui restera dans l'histoire des plus belles prestations de la F1. Profitant de la pluie et d'un drapeau rouge au timing idéal, le pilote Red Bull fait étalage de toute sa maîtrise sous la pluie. Parti seulement 17e sur la grille, il s'impose et frappe très fort dans ce qui restera le dernier tournant décisif dans la quête de son quatrième titre. Derrière lui, Esteban Ocon et Pierre Gasly font briller Alpine en offrant un double podium inespéré à l'écurie d'Enstone, décisif pour aller chercher la sixième place du championnat constructeurs.
Le MotoGP s'unit derrière Valence et improvise un GP
Photo de: Paco Alcobendas
Lorsque la tempête Dana s'abat sur la région de Valence le 29 octobre, c'est d'abord l'effroi qui saisit la communauté internationale. La province est ravagée, certaines zones urbaines ne sont plus qu'un amas de boue où sont enchevêtrées carcasses de voitures, mobilier urbain et vestiges d'habitations. Plus de 200 morts seront dénombrés et les effets durables, avec de profondes séquelles tant sanitaires qu'économiques.
Très vite, une autre conséquence s'est imposée dans les esprits des acteurs du MotoGP : il serait impossible, ou du moins totalement indécent, de maintenir sur place la finale du championnat, prévue deux semaines plus tard. Après quelques hésitations et tâtonnements politiques, les instances ont suivi la voie ouverte par les pilotes, Pecco Bagnaia en tête qui a affirmé qu'il refuserait d'y courir, et ont improvisé en quelques jours un nouveau Grand Prix, à Barcelone. Un week-end de solidarité qui a également donné lieu à de multiples dons de la part des pilotes, des équipes et du public, pour montrer que le sport, aussi élitiste soit-il, garde le sens des réalités.
Martín devient champion MotoGP avec une équipe privée
Photo de: William Joly - Good-Shoot.com
"Jamais Ducati ne le laissera gagner… Martín n'aura pas les mêmes moyens que Bagnaia pour remporter le titre… Rester en lice jusqu'au bout, c'est déjà bien pour un pilote indépendant…" Les prédictions négatives des oiseaux de mauvais augure ont finalement été balayées. Jorge Martín a réussi l'exploit de détrôner le pilote officiel Ducati, double champion en titre, en plaçant sur le toit du monde une moto alignée par une équipe satellite. Jusqu'au bout, il a conservé les mêmes moyens techniques que Pecco Bagnaia et il a fait le job sans faillir, associant tout au long de l'année performance et gestion irréprochable. Personne n'avait plus remporté de titre MotoGP dans de telles circonstances depuis 20 ans !
Bagnaia roi du dimanche mais pas titré
Photo de: Ducati Corse
Pecco Bagnaia a souvent été l'homme fort cette année, en remportant sept sprint – autant que Jorge Martín – et surtout 11 courses du dimanche, presque quatre fois plus que son rival, bloqué à trois succès en 2024. L'Italien a cependant payé des chutes et a vu le titre lui échapper au profit de Martín...
McLaren vs Ferrari, duel d'historiques pour une fin de disette
Photo de: Lubomir Asenov / Motorsport Images
Pendant que Red Bull perdait pied, pas vraiment aidé par un Sergio Pérez aux abonnés absents, il devenait de plus en plus clair que McLaren et Ferrari allaient se disputer le titre constructeurs. Alors que Verstappen était sacré chez les pilotes, c'est bien ce duel d'écuries légendaires de la Formule 1 qui allait faire le sel de la toute fin de saison. Outre les enjeux financiers et de prestige entre deux constructeurs qui connaissent mieux que quiconque la valeur de ces trophées, le clin d'œil de l'histoire voulait qu'il s'agisse d'une occasion en or de mettre fin à une disette de titres qui durait, pour chacune des deux, depuis 2008. En dépit d'une résurgence finale de la Scuderia, la régularité métronomique de McLaren permettait à Woking de terminer en tête chez les constructeurs (pour 14 petits points après une saison de 24 Grands Prix), et ce pour la première fois depuis 26 ans.
Neuville atteint enfin la consécration
Photo de: Vincent Thuillier / Hyundai Motorsport
À 36 ans, celui que l'on pourrait qualifier de Poulidor du WRC a enfin atteint son but, en devenant champion du monde des rallyes à l'issue de la saison 2024. Depuis son arrivée chez Hyundai en 2016, le pilote belge a constamment fait partie des candidats au titre, mais a systématiquement raté la dernière marche pour s'incliner face à Sébastien Ogier, Ott Tänak ou Kalle Rovanperä. Cette fois, certes quelque peu aidé par les programmes partiels de Ogier et Rovanperä chez Toyota, Neuville a su faire preuve de régularité pour décrocher sa première couronne WRC, après avoir vu la victoire finale contestée jusqu'au bout par son équipier Tänak, avant la sortie de route de ce dernier lors de la finale au Japon. Confirmation en 2025 ?
Hadjar, la saison de toutes les émotions
Photo de: Red Bull Content Pool
Malheureux dans sa quête de titre en F2, Isack Hadjar s'est vu offrir une promotion en F1 par Red Bull en 2025. Le jeune Francilien, qui fêtait ses 20 ans en septembre, a bien mal démarré sa seconde campagne dans l'antichambre de la F1. Le pensionnaire du Campos Racing affichait un score quasi-vierge après quatre courses avant de se relancer par une victoire à Melbourne, suivie de trois autres succès. Piégé par une erreur stratégique de son écurie, par un problème de freins en qualifications à Bakou, mais aussi par des erreurs personnelles, le protégé de Red Bull s'est vu coiffer par Gabriel Bortoleto pour le titre. Mais l'éviction de Sergio Pérez et la promotion de Liam Lawson dans l'écurie première a libéré une place chez VCARB pour 2025, et Hadjar effectuera des débuts très attendus en F1 l'an prochain.
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