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F1 25 : le test de la rédaction

Découvrez notre avis sur F1 25, nouvel opus de la série de Codemasters et EA Sports sous licence officielle du Championnat du monde de Formule 1.

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Photo de : Codemasters

Après un opus 2024 qui a peu convaincu, Codemasters et EA Sports reviennent avec F1 25. Au rang des nouveautés particulièrement mises en avant dans la communication d'avant sortie, l'on notera le retour pour une troisième édition de "Point de Rupture" (ou "Braking Point" dans la version anglaise), une refonte de My Team (Mon Écurie) ou encore une série de petits ajouts intéressants. Suffisant pour relancer une dynamique ?

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Braking Point, la même recette

Comme il s'agit du premier mode de jeu que l'on vous propose une fois dans le menu, commençons donc par Point de Rupture. Déjà présent dans F1 2021 et F1 23, il s'agit d'un mode histoire avec un scénario qui suit les protagonistes et l'écurie fictive, Konnersport, déjà posés par les jeux précédents. 

On ne vous dévoilera pas l'histoire pour garder la surprise - et parce que cela constitue le principal intérêt du mode - mais l'on peut en revanche vous dire que la mécanique globale est la même que sur les opus 2021 et 2023. Des cinématiques racontent l'histoire ; elles sont entrecoupées de phases où le joueur pilote et doit atteindre un objectif donné pour faire avancer cette histoire, d'interviews devant la presse mais également de moment "coulisses" où le joueur se retrouve dans un hub (soit le bureau du directeur, soit la chambre de l'un des pilotes) depuis lequel il est possible d'avoir des interactions avec d'autres personnages via des coups de fil ou de lire des articles, tweets, e-mails censés donner du corps à l'univers de Braking Point.

Photo de: Codemasters

Si l'on sent la volonté des développeurs d'impliquer d'avantage le joueur en lui donnant l'impression d'avoir une influence sur des éléments de l'histoire dans ces interviews ou dans les différents hubs, et s'il est vrai que le mode a été étoffé sur ce plan, l'histoire avance en réalité toujours en suivant la ligne tracée par le scénario, qu'importe vos performances, qu'importe vos réponses ou actions. Il y a certes des issues différentes selon le pilote que vous choisissez d'incarner à tel ou tel moment - puisque ce choix vous est parfois donné -, mais cela ne change des choses qu'à la marge.

L'histoire en elle-même, chacun la jugera à l'aube de ses propres attentes, mais se veut assez classique tout en faisant intervenir des problématiques plutôt matures qui ne sont pas forcément inintéressantes. Les rebondissements sont cependant rarement inattendus, les personnages assez souvent caricaturaux, les problèmes abordés en surface, mais on sent l'effort fait pour tenter d'amener à une fin logique le groupe de personnages qui accompagne l'expérience depuis quatre ans.

De là à en faire quelque chose de marquant ? De ce point de vue, la réponse que l'on vous donnera restera sensiblement la même qu'à la fin de F1 23 : au bout de la petite demi-douzaine d'heures qu'il nous a fallu pour boucler les 15 chapitres de ce mode, on n'en garde pas un souvenir impérissable. De ce point de vue, difficile d'en faire une réussite.

La fin des propriétaires-pilotes

Comme depuis plusieurs années, le travail autour des jeux F1 consiste surtout à retoucher tour à tour des modes de jeu. Cette année, c'est donc le mode My Team (Mon Écurie) qui a eu droit à son lifting. Délaissant l'idée désuète d'un patron d'équipe qui serait aussi pilote, My Team version 2025 se veut plus proche de la réalité et axe un peu plus le gameplay sur la gestion pure du team en ne laissant pas le joueur créer d'avatar pour piloter en son nom. Toutefois, pas de panique : vous allez pouvoir disputer les courses, mais "seulement" en prenant le contrôle de l'un des pilotes de votre écurie, qui peut d'ailleurs changer de GP en GP.

Photo de: Codemasters

La refonte de My Team en fait un mode plus distinct du classique mode carrière qui n'évolue quasiment pas sur cet opus. Un peu à l'image des jeux F1 dernièrement, le travail de gestion de l'écurie va impliquer la navigation dans des menus assez obscurs et organisés de façon parfois peu claire, le tout en ayant à la fois à donner une orientation pour le développement, pour l'aspect ressources humaines ou encore le business. Plus vous jouez, plus vous accumulez de l'expérience que vous pouvez alors utiliser pour faire évoluer vos divers départements ou vos compétences, ainsi que les éléments d'amélioration de votre F1.

La gestion est donc plus poussée dans son ampleur mais demeure en surface dans la plupart des domaines qui ne concernent pas forcément l'évolution de la monoplace. La volonté de séparer le mode My Team du mode carrière sans toutefois aller jusqu'à interdire totalement au joueur de jouer donne un peu l'impression d'une cassure artificielle que l'aspect roleplay ne parvient jamais à rattraper. Ce n'est pas inintéressant comme expérience, et c'est finalement en ligne avec ce que propose Codemasters et EA Sports depuis des années, mais on est encore une fois bien loin d'une révolution. 

Ces évolutions plairont certainement aux joueurs qui avaient un intérêt pour ce mode mais pour ceux qui passaient leur chemin, il n'y a pas de quoi s'en relever la nuit.

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Des ajouts sympathiques, mais trop peu nombreux

Si l'on se penche sur les autres nouveautés apportées par F1 25, et notamment celles sur lesquelles l'éditeur a beaucoup communiqué, il y a bien entendu plusieurs choses intéressantes. C'est notamment le cas des circuits en sens inversés, qui apportent de la nouveauté et un peu de fraîcheur à un panel de pistes qui n'évolue plus depuis quelques années désormais. Toutefois, le fait que l'inversion ne concerne que trois circuits (Spielberg, Silverstone et Zandvoort) laisse un goût de trop peu bien dommageable.

Il en va de même, même si cela n'influence pas vraiment autant le jeu, de l'utilisation du laser scanning (LIDAR) pour modéliser plusieurs circuits (Melbourne, Suzuka, Sakhir, Miami et Imola). Le moteur graphique EGO étant encore plutôt beau à l'œil, avec le sentiment d'un vrai mieux graphique en particulier sur ces pistes retravaillées (d'autres en revanche donnent vraiment l'impression d'être datées), cet ajout n'est donc pas sans apporter un cachet de réalisme impressionnant à certains circuits. Mais, là encore, cela ne concerne qu'une poignée de pistes, ce qui est bien dommage.

La plus grande personnalisation des voitures personnalisables par la possibilité de placer plus librement les autocollants des faux sponsors du jeu permet d'obtenir au bout du compte des livrées plus proches de la réalité et ajoute un aspect intéressant à la création. On est toutefois loin d'un éditeur de livrée permettant aux joueurs de disposer d'une vraie liberté et surtout, si l'on s'en tient à ce qui est disponible de base, cela reste très limité, notamment sur les livrées réellement personnalisables…

Photo de: Codemasters

Notons le mode dédié au film "F1" qui permettra au joueur d'alterner entre des scènes du long métrage et des séquences jouées. Toutefois, à l'heure d'écrire ces lignes et dans le but d'éviter les spoilers, la plupart des chapitres sont indisponibles jusqu'au 30 juin, date de sortie du film.

Enfin, pour conclure sur les aspects plus généraux, en termes de sensations de pilotage, on reste assez proche de la version remaniée de F1 24. On se souvient que le comportement des voitures, et notamment la nécessité de les envoyer en travers en entrée de virage, avait marqué la sortie du précédent opus, avant que cela soit rectifié par la suite sans disparaître totalement. F1 25 apporte une sensation un petit peu plus naturelle sur ce plan en gommant cet aspect tout en maintenant un certain contrôle dans le patinage en réaccélération. Toutefois, on a parfois l'impression d'avoir une savonnette entre les mains, notamment dans les sections lentes. Le jeu reste sans surprise à cheval, dans l'expérience, entre l'arcade et la simulation.

Conclusion

Comme depuis plusieurs années, l'on n'oubliera pas de rappeler que F1 25 est un jeu orienté grand public, qui assume un positionnement toutefois hybride ne versant pas totalement dans le côté arcade. On reste malgré tout encore et toujours sur notre faim car quand bien même certaines nouveautés sont intéressantes et apportent un plus, ce plus demeure toujours trop faible pour faire passer un cap à la licence.

Sans doute est-ce là une réflexion qui touche moins les joueurs fans hardcore de la discipline et désireux d'avoir une expérience complète – qui auront de toute façon tendance à s'orienter vers de véritables simulations – que les joueurs casual qui y consacrent moins de temps et veulent une expérience plus simple, mais le fait que les chiffres de F1 24 aient été aussi mauvais traduit bien un problème qui ne se résume pas qu'à une catégorie de joueurs.

On se répète chaque année, mais F1 25 ne révolutionne rien. Cela dit, c'est une chose de ne pas renverser la table, mais on a le sentiment que le jeu ne parvient plus non plus à simplement se renouveler suffisamment pour passer les écueils qui ont fait plonger la franchise les années précédentes. On peine à croire que cet opus relance quoi que ce soit, même si - en lui-même - il reste un jeu grand public de facture correcte.

Photo de: Codemasters

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