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Alpine face à plusieurs incompréhensions après les premiers essais

Les premiers essais libres des 24 Heures du Mans ont soulevé des questions inattendues chez Alpine, qui n'a pas retrouvé le niveau de performance espéré mercredi sur le circuit sarthois.

#36 Alpine Endurance Team Alpine A424: Mick Schumacher, Frederic Makowiecki, Jules Gounon

Photo de: Rainier Ehrhardt

Après une Journée Test très encourageante, Alpine a vécu un mercredi plus contrasté au Mans. Si la fiabilité est un sujet qui ne préoccupe plus les esprits dans l'équipe française, tandis que les deux A424 ont assuré leur place en Hyperpole 1 à l'issue des premiers essais qualificatifs, on se gratte tout de même la tête en interne.

En posant le prototype LMDh sur le circuit de la Sarthe mercredi en début d'après-midi, les deux équipages ont eu la mauvaise surprise de ne pas retrouver le même niveau de performance que trois jours auparavant.

"Ça n'a pas été de tout repos", confirme à Motorsport.com Frédéric Makowiecki, coéquipier de Mick Schumacher et Jules Gounon sur la n°36. "Il y a certains éléments qu'on a du mal à vraiment comprendre. Est-ce que ça vient de la température ? Est-ce que ça vient de certains aspects de la piste avec son évolution ? On n'arrive pas à se retrouver là où on pensait et devait être. À nous d'analyser, mais le laps de temps est assez court."

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Alpine a certes "changé des choses" dans les réglages de sa voiture, mais l'équipe pensait visiblement aller dans une autre direction avec ces modifications.

"On n'était pas très contents de certains comportements, notamment au niveau de ce qui est des bosses", précise Frédéric Makowiecki. "On a essayé d'améliorer ça, et étrangement, pour l'instant, ça ne donne pas le résultat qu'on pensait alors que c'est quelque chose qui avait été validé auparavant, dans d'autres circonstances et à d'autres endroits. Il faut se plonger dans les données, essayer d'aller un peu plus loin, et comprendre si ce ne sont pas les conditions qui nous ont un petit peu pollués dans la lecture qu'on a."

Il faudra une exécution parfaite en course pour signer un bon résultat.

Il faudra une exécution parfaite en course pour signer un bon résultat.

Photo de: Rainier Ehrhardt

Pour l'équipe tricolore, dirigée en endurance par Philippe Sinault, cette deuxième année avec l'A424 sur la piste mancelle est importante et se fait avec une connaissance très différente de la voiture, qui n'a toutefois pas encore livré tous ses secrets dans des conditions aussi spécifiques.

Interrogé par Motorsport.com sur l'apprentissage réalisé en un an, le patron d'équipe ne peut qu'énumérer tout ce qu'il a fallu digérer : "C'est global, c'est à la fois les réglages, le set-up, la connaissance pneumatique, mais aussi de la gestion logicielle, tout ce qui est capteurs, antipatinage, ce genre de choses. On a fait beaucoup de simulations et on a adapté le package de base avec les infos que l'on avait."

Pas le droit à l'erreur en course

Entre essais libres et format évolué de l'Hyperpole, en dehors de la vitesse pure sur un tour, il ne faut pas attendre de réponse solide avant la course. Sur les longs relais, Alpine avait par exemple fait forte impression à la Journée Test, mais le doute était un peu plus présent mercredi.

"Ce qui a été difficile, c'est que depuis le début de la semaine, il y a beaucoup de personnes qui préparent les qualifications car elles ont un peu plus d'importance, donc c'est un peu difficile de juger", répond Frédéric Makowiecki quant à la hiérarchie attendue. "On a vu que, clairement, on a fait des bons longs relais lorsque l'on était à la Journée Test, alors que là on ne les fait pas. Globalement il nous manque un petit peu de performance, donc à nous de retrouver ce qu'on savait faire."

Ce jeudi marquant la dernière occasion d'ajuster la mire, il va falloir rapidement se plonger dans la préparation d'une course pour laquelle la clé est déjà parfaitement identifiée.

"C'est l'équipe qui fera le moins d'erreur qui sera devant", avance Philippe Sinault. "Il y a tellement d'occasions de se prendre les pieds dans le tapis, particulièrement depuis deux ans avec le niveau qu'il y a et les écarts. La moindre erreur, une pénalité, ça peut changer la phase de la course, donc il ne faut pas faire d'erreur et surtout rester dans le même tour."

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