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Météo fraîche et incertaine : la pluie s'invitera-t-elle au Mans ?

Quel temps fera-t-il pour les 24 Heures du Mans 2024 ? Les prévisions météo ne permettent pas pour le moment d'écarter les risques de pluie en course...

#19 Lamborghini Iron Lynx Lamborghini SC63 of Romain Grosjean, Andrea Caldarelli, Matteo Cairoli

Photo de: Shameem Fahath

Les premiers essais des 24 Heures du Mans 2024 débutent ce mercredi et si le soleil brille dans la Sarthe depuis le début de la semaine, la suite est un peu plus incertaine. Dans les équipes, on commence à guetter de plus en plus près les prévisions au fur et à mesure qu'elles s'affinent, mais en ayant toujours en tête l'aspect particulièrement imprévisible de la chose.

"Ça peut vite tourner, je ne regarde pas trop", admet même le pilote Peugeot Loïc Duval, interrogé par Motorsport.com. "Il pleut toujours un peu au Mans à un moment donné. Tout le monde regarde. Les averses peuvent être assez localisées. On verra mais pour le moment, je me dis que ce sera comme ce sera et on verra à 14h30 quand on sera sur la grille !"

D'ici là, la première tendance très forte est d'assister mercredi et jeudi à des essais libres, qualificatifs et Hyperpole sur le sec. La température, en revanche, ne dépassera pas la petite vingtaine de degrés, ce qui compliquera la chauffe des pneus d'une part, mais pourrait offrir d'autre part des conditions de piste particulièrement intéressantes pour des chronos plus rapides.

Les averses scrutées pour la course

Sur le plan météorologique, c'est évidemment davantage vers le week-end que les yeux sont tournés. Au fil des jours, la menace de la pluie semble se décaler, tout en demeurant très forte à ce stade.

"Il semble que le temps sera sec pour mercredi-jeudi, et la première fois que nous allons voir la pluie, c'est en course, ou au warm-up", glisse Sébastien Buemi chez Toyota. "Il va donc faire beaucoup plus froid et les chances de pluie sont évidemment assez grandes. Il est difficile de prédire comment cela affectera les performances, c'est un peu difficile à dire."

Le ciel sarthois est bleu, mais les nuages approchent...

Le ciel sarthois est bleu, mais les nuages approchent...

Photo de: Shameem Fahath

Selon Météo France, les risques de précipitations se concentrent de plus en plus sur la nuit de la course, la matinée et la journée de dimanche. Et surtout, au petit matin de l'épreuve, le mercure pourrait tomber sous les 10°C, loin des grandes chaleurs qui ont parfois écrasé les 24 Heures du Mans lors de certaines éditions des dix dernières années.

Les quantités d'eau redoutées ne sont pas énormes, mais l'on pourrait assister à des averses suffisamment imprévisibles et piégeuses pour compliquer la course. Qui plus est sur un circuit de 13 km où la piste pourrait alors n'être touchée que partiellement. C'est d'ailleurs ce qui avait coûté cher à beaucoup de concurrents peu après le départ en 2023, quand un orage en avait piégé plus d'un dans la zone après Arnage.

"Dans le plan stratégique, c'est difficile de l'intégrer, parce que pour le coup on ne sait pas quand il va pleuvoir, combien, dans quelle zone", confirme le directeur technique de Toyota, David Floury, interrogé par Motorsport.com. "Ici au Mans, le circuit est très long, on se retrouve parfois avec des zones qui sont très humides et d'autres quasiment sèches. C'était le cas l'année dernière au départ. On sait qu'il va falloir s'adapter à ces conditions-là, être alerte et flexible. Donc on ne peut pas établir un plan stratégique que l'on essaie de dérouler. On sait qu'il va falloir jongler."

"Ce sont des choses que l'on a déjà rencontrées, ce n'est pas inhabituel au Mans. Je me souviens de l'édition 2013 notamment, où je pense que l'on n'a jamais fait trois relais d'affilée avec les mêmes pneus et où l'on a jonglé toute la course. Je m'attends à ce que ce ne soit effectivement pas une course simple de ce point de vue. Ce n'est jamais une science exacte et on est obligés de faire des choix sans forcément avoir tous les paramètres en main. Dans ces conditions-là, l'humain est encore plus important. On peut avoir tous les logiciels que l'on veut, l'artificiel ou quoi que ce soit, ça ne répond pas à toutes les questions."

Avec Lucas Huaumé

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