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MotoGP GP de Catalogne

La pression ? Aleix Espargaró l'avait surtout quand il était distancé

En retrouvant Barcelone et le circuit qui le faisait rêver étant petit, Aleix Espargaró apparaît plus combattif que jamais, loin du pilote qui se sentait sous pression lorsqu'il ne pouvait atteindre les résultats auxquels il prétendait.

Aleix Espargaro, Aprilia Racing Team

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Cette année, Aleix Espargaró apparaît galvanisé par la confiance que lui confère une Aprilia désormais pleinement compétitive et une première victoire remportée en Argentine. En bagarre aux avant-postes à chaque course, l'Espagnol a connu pour seul véritable accroc une 11e place au Texas, mais il a déjà été vu quatre fois sur le podium en huit courses et s'accroche à huit points seulement du leader du championnat. Il est d'ailleurs le seul avec Fabio Quartararo à être entré dans les points à chaque Grand Prix jusqu'à présent, associant à la hausse de ses performances une régularité qui fait de lui à présent un candidat au titre.

Deuxième pilote le plus âgé du plateau du haut de ses 32 ans, le seul avant le début de cette saison à ne jamais avoir remporté de Grand Prix malgré 17 ans de carrière, Aleix Espargaró est aujourd'hui un homme nouveau et c'est fort de cette nouvelle stature qu'il a retrouvé sa Catalogne natale cette semaine pour la neuvième manche du championnat. Avec dans un coin de sa tête le souvenir de l'enfant qu'il était, porté par ses rêves, le pilote espagnol a bien l'intention de réussir son week-end à domicile. Voici comment il décrivait son état d'esprit jeudi, lors de la conférence de presse qui a donné le coup d'envoi de cette épreuve à Barcelone.

Tu arrives à Montmeló en étant en lutte pour le championnat et avec une vraie chance de victoire. Qu'est-ce que ça te fait ?

C'est dingue ! Chaque année, c'est spécial de disputer son Grand Prix à domicile, c'est très sympa. Quand on est jeune, c'est très difficile de composer avec cette pression, avec le fait que beaucoup de gens viennent, mais année après année j'ai essayé d'améliorer cela et de faire en sorte que ce soit plus normal. Cette année, c'est complètement différent, parce que j'arrive en étant plus en forme que je ne l'ai jamais été pendant ma carrière, je me bats au top, alors c'est fantastique. Je me sens très bien et je vais essayer de prendre autant de plaisir que possible, de travailler dur dès les EL1 pour préparer la moto et offrir un bon spectacle dimanche.

Cela représente-t-il une pression supplémentaire de courir ici en te battant pour le titre cette année ?

Pas vraiment. J'avais une pression supplémentaire quand j'arrivais ici en étant dixième ou 12e au championnat et que je rêvais du podium. Tous les ans, je tombais parce que j'allais à 200%, et la moto comme moi, nous n'étions pas prêts pour les résultats dont je rêvais. Alors cette année, je n'ai pas plus de pression, au contraire. Je sais que je vais prendre du plaisir, je n'ai aucun doute quant au fait que la moto sera compétitive ici et que je le serai moi-même. Alors je vais essayer de garder les pieds sur terre et de profiter autant que je peux.

Quel sera selon toi le point fort de la RS-GP sur ce circuit ?

La moto fonctionne plus ou moins partout. Mais au Mugello, par exemple, derrière Fabio j'ai eu beaucoup de mal dans les changements de direction, il arrivait à emmener beaucoup plus de vitesse que moi. À Barcelone, il y a moins de changements de direction, mais la performance moteur est très importante également, alors Pecco [Bagnaia] et Bestia [Enea Bastianini] seront très forts, ils ont gagné les dernières courses. Tous les circuits ont de bons et de mauvais points pour ma moto, mais je pense que Barcelone convient plutôt bien à la RS-GP.

Quand vous étiez petits, Pol et toi, vous alliez à l'époque tout près d'ici et vous entendiez le circuit. C'est à cette époque que tu t'es mis à rêver de devenir pilote ?

Oui, clairement. J'ai passé toute ma vie ici, c'est comme ma deuxième maison. Mon école se trouvait exactement à 3 km d'ici, donc quand on ouvrait les fenêtres, l'été, on pouvait entendre les moteurs des voitures et des motos, et on rêvait tout le temps d'arriver ici un jour. Après ma carrière − car je ne suis plus un jeune pilote −, je peux dire que je suis très content d'être encore là et que ça a été un plaisir de venir courir sur ce circuit dans la catégorie reine, à Barcelone. J'espère pouvoir faire une bonne course dimanche !

Quelle partie de la piste te plaît le plus ?

C'est une bonne question ! J'aime le virage 3, qu'on appelle Curvone : il est très, très sympa, on y fait de grosses glissades et généralement on voit de très belles photos de ce virage. Mais aussi la partie stadium, la Caixa et toute cette partie du circuit où se placent normalement tous les gens. Ça fait comme un stade de foot et c'est une très belle partie.

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