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Brûlures, difficultés à respirer : un GP de Thaïlande trop éprouvant ?

Plusieurs pilotes ont subi des brûlures au GP de Thaïlande, tandis que ceux qui étaient dans le sillage d'un rival ont particulièrement souffert de la chaleur. L'idée de réduire la distance de la course a pourtant été abordée samedi.

Alex Marquez, Gresini Racing

Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

La santé des pilotes a été mise à rude épreuve au GP de Thaïlande. On approchait des 40°C au moment du départ ce dimanche, des conditions qu'ils ont rarement rencontrées par le passé et jamais sur le circuit de Buriram, puisque cette épreuve était auparavant disputée en fin de saison.

Pour certains pilotes, les effets ont été très sérieux. En raison d'une moto brûlante, Fabio Di Giannantonio a dû abandonner lors du sprint alors qu'en course principale, Joan Mir a confié avoir eu "des cloques" sur une jambe, ce qui l'a déconcentré et a mené à sa chute.

Ces deux pilotes ne sont pas les seuls à avoir souffert dans leur chair. Chez Yamaha, Álex Rins a montré une brûlure sur sa jambe gauche. "Aujourd'hui, après le tour 7, je ne pouvais plus gérer ça", a-t-il reconnu. "Ma jambe a été brûlée."

 

Son coéquipier Fabio Quartararo a connu des difficultés similaires. "Sincèrement, c'était vraiment à la limite", a estimé le Français. "J'ai assez bien fini mais dans ces chaleurs avec ces motos, ma jambe gauche brûlait."

"C'était un peu extrême parce qu'on n'a jamais vraiment des conditions aussi chaudes ailleurs. Je pense que faire un peu moins de tours, ça n'aurait pas été moins bien pour le spectacle, mais c'était vraiment le maximum possible aujourd'hui."

Au GP d'Inde 2023, la distance des deux courses avait été réduite à cause d'une chaleur similaire, avec un tour de moins pour le sprint et trois retirés pou la course principale... ce qui n'avait pas empêché Jorge Martín de finir l'épreuve déshydraté.

L'idée de revoir la distance de l'épreuve a été évoquée pendant le week-end, sans donner suite selon Quartararo : "La question des tours est venue samedi parce que je pense que Diggia s'est arrêté à cause de quelque chose sur la moto."

"Pour moi, il était plus sûr de raccourcir un peu la course", a ajouté le pilote Yamaha. "Ça aurait été un peu plus sûr pour tout le monde."

Fabio Quartararo, Yamaha Factory Racing

Fabio Quartararo (Yamaha)

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Ce dimanche, les pilotes ont surtout ressenti la chaleur quand ils étaient dans le sillage de leurs rivaux, en étant privé d'air frais. "J'étais dans les dernières places donc j'avais beaucoup de motos devant moi et il y avait de la chaleur", a confirmé Quartararo.

Marc Márquez a pu jouer de cette situation. D'abord seul en tête, il a vu la température de son pneu avant, et donc sa pression, baisser mais le règlement impose de passer la moitié des tours au-dessus d'un certain seuil et il a donc laissé passé son frère, Álex Márquez, pour remédier à la situation. La température du pneu et la pression sont remontés, ce qui lui a permis d'éviter une sanction.

L'Espagnol a senti la différence, mais la chaleur n'était pas aussi extrême qu'à Buddh il y a deux ans selon lui. "Avec 38°C et plus de 60°C au sol, et en suivant Álex toute la course, en étant super proche de lui, j'avais du mal à respirer", a néanmoins confié Marc Márquez en conférence de presse. "Quand j'étais devant, ça allait, c'était acceptable, mais quand j'étais derrière lui, j'avais les mains et les bras [qui brûlaient] et du mal à respirer. C'était à la limite. Je me souviens qu'en Inde, il y a deux ans, c'était encore pire."

Pecco Bagnaia a passé l'intégralité de la course a proximité des frères Márquez et a lui aussi fini la course touché physiquement. "J'étais derrière eux et la chaleur était infernale", a-t-il confirmé. "J'ai des cloques sur les mains à cause des brûlures. C'était incroyablement chaud mais c'était la même chose pour tout le monde. En Inde, il y a deux ans, c'était bien pire que ça le vendredi, il fallait laisser de l'espace au bout de trois tours. Aujourd'hui c'était chaud mais acceptable."

Acceptable mais difficile pour l'ensemble du plateau. "Parfois, on se demandait comment on allait arriver jusqu'au bout", a confié Johann Zarco après sa septième place.

Avec Léna Buffa

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