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MotoGP GP du Portugal

Honda a "de sérieux problèmes" selon Pol Espargaró

Pol Espargaró estime que les défauts de la Honda de la saison passée sont revenus, le grip arrière trouvé en début d'année ayant disparu.

Pol Espargaro, Repsol Honda Team

Photo de: Gold and Goose / Motorsport Images

Les importants changements apportés à la Honda cette année avaient principalement pour objectif de trouver l'adhérence à l'arrière qui faisait défaut à la marque ces dernières saisons. Les pilotes ont été enchantés durant les tests de pré-saison et au GP du Qatar, l'objectif ayant été atteint. Le GP d'Indonésie est resté un cas à part, Honda étant à la peine avec des pneus différents, mais dans les trois courses qui ont suivi, les représentants du constructeur japonais n'ont pas retrouvé ce fameux grip arrière.

Pol Espargaró estime que Honda a une "énigme à résoudre" après un GP du Portugal où ces problèmes ont encore été très présents. Un temps à la lutte avec Marc Márquez et finalement doublé par Pecco Bagnaia dans le dernier tour, ce qui l'a mené à la neuvième place, le pilote de l'équipe officielle était perdu après l'arrivée : "[Le Grand Prix a été] dur, difficile et très mauvais", a résumé Espargaró. "La course a été mauvaise, le rythme était lent."

"Le problème est que personne n'a de meilleures sensations que moi chez Honda. Le souci n'est pas que j'ai fait une mauvaise course, j'aimerais que ça soit le cas et qu'une moto [de la marque] se soit battue pour la victoire, mais ce n'est pas le cas. Álex et Marc [Márquez, respectivement septième et sixième, NDLR] m'ont pris deux secondes en début de course, je suis revenu sur eux et j'ai fini à trois dixièmes. Ils ont été un peu plus rapides au début, je l'ai été un peu plus à la fin, mais le résultat le même, il est mauvais."

Márquez était plus prudent qu'Espargaró

Au cours du test de Mandalika qui précédait le lancement de la saison, Pol Espargaró semblait avoir plus de grip à l'arrière que ses rivaux, mais la situation s'est depuis inversée. Marc Márquez a précisé dimanche qu'il avait préféré resté prudent en février, les "pistes très gommées" des essais de pré-saison pouvant être trompeuses, mais Espargaró ne comprend pas comment la situation a pu évoluer au point de contraindre les pilotes à faire un choix entre adhérence en courbe ou dans les phases d'accélération.

"Il nous manque ce qu'on avait dans la pré-saison. C'est dur à comprendre parce qu'on ne ralentit pas bien la moto en utilisant le frein arrière. On prend trop d'angle, on met les gaz et on glisse en étant sur l'angle. Ça n'a aucun sens, aussi parce qu'on a choisi le pneu dur à l'arrière [avec Álex Márquez], et que les autres pilotes de la grille avaient le medium. On a choisi le dur parce qu'il semblait meilleur à l'accélération, pour la motricité, mais on a vu que Marc avait le medium et c'était la même chose."

Pol Espargaro, Repsol Honda Team

Pol Espargaró

"On doit toujours choisir entre le grip sur l'angle ou à l'accélération, avec l'adhérence en mettant les gaz. [Les autres] ont les deux, donc pourquoi faut-il choisir ? C'est dur à comprendre parce que la moto qu'on a actuellement fonctionnait à la perfection au Qatar et durant la pré-saison. Tous les pilotes sont d'accord, les sensations de tout le monde étaient bonnes, à part de petits problèmes à l'avant, mais personne ne se plaignait de l'arrière."

"Et maintenant on a de sérieux problèmes qu'on ne sait pas comment résoudre. Il faut être unis à l'usine, travailler à l'unisson pour décrocher de meilleurs résultats à Jerez, puis essayer des choses dans le test pour progresser un peu."

L'évolution du comportement de la Honda est d'autant plus surprenant qu'elle n'a quasiment pas changé ces dernières semaines : "On n'a pas fait de gros changements sur la moto, c'était plutôt des changements de réglages et ils n'ont pas généré [ces problèmes]. Pourquoi aurions-nous eu le besoin de modifier la moto en étant les plus rapides pendant la pré-saison ? Ça n'avait aucun sens de modifier la moto."

"Dans les tests de pré-saison nous étions les plus rapides sur un tour mais aussi en termes de rythme, et de loin. On n'a pas modifié la moto parce qu'elle était incroyable. On a ajouté de petits détails qui n'ont pas généré ce gros changement et nous souffrons."

Et lorsqu'il a été interrogé sur l'influence des pneus dans cette quête d'adhérence, Pol Espargaró a préféré botter en touche : "Je ne veux pas parler des pneus parce qu'on a eu des problèmes par le passé."

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