Jack Miller : "J'adore courir en MotoGP et je ne veux pas arrêter"

Jack Miller n'a pas d'offre pour 2023 pour le moment, mais il entend bien poursuivre l'aventure en MotoGP. Ce qu'il souhaite avant tout ? Obtenir un nouveau contrat chez Ducati.

Jack Miller, Ducati Team

Jack Miller a retrouvé en ce début de saison une situation qu'il ne connaît que trop bien. Sa huitième campagne en MotoGP, il l'a entamée sans contrat longue durée, d'emblée dans l'obligation de convaincre pour obtenir un guidon en vue de l'an prochain. Or, avec une nouvelle Ducati qui a peiné à exprimer tout son potentiel, et alors que son coéquipier est au contraire d'ores et déjà assuré de conserver sa place, l'Australien s'est bien vite senti pointé du doigt.

"Ça m'ennuie quand les gens tirent tout à coup un trait sur vous. Quand vous avez fait trois courses et que les gens pensent que vous êtes fini alors que vous avez terminé l’année précédente avec deux victoires et la quatrième place au championnat. L’année suivante, vous êtes toujours le même et tout le monde dit que vous êtes fichu, que vous ne savez pas ce que vous faites ou que vous avez 'besoin' de ce podium", regrette Jack Miller dans une interview pour le site officiel du MotoGP.

"On ne peut pas laisser les mauvais résultats nous atteindre autant qu'avant", estime-t-il, jugeant le niveau de compétitivité toujours plus élevé en Grand Prix. "Je comprends qu'avant si on faisait cinquième, c’était un très mauvais week-end, [mais ce n'est plus le cas aujourd'hui] simplement compte tenu du niveau du championnat. Il ne faut pas mettre trop d'émotions dans chaque résultat. Il faut essayer de comprendre et de tirer le maximum de chaque situation."

Pas d'offre pour le moment

Face au stress et à la pression que peut engendrer un début de saison mitigé qui le voit occuper actuellement la 11e place du championnat après un seul podium, Jack Miller affiche un recul empreint d'une expérience déjà longue parmi l'élite, lui qui avait créé la sensation en passant directement du Moto3 au MotoGP en 2015. "Beaucoup de gens pensent que je suis vieux. Certes, ça fait un moment que je suis là mais je n'ai que 27 ans. Je pense que j'ai la jeunesse en moi, mais je pense aussi que je commence à avoir la maturité. J'ai le sentiment d'être en 2022 la meilleure version qu'on ait eue de Jack Miller", observe-t-il.

La meilleure version de Jack Miller, et pourtant pas de certitudes quant à son avenir... "À ce stade, je n'ai pas d'offre", confirme le pilote australien, dont la place dans l'équipe officielle Ducati est particulièrement convoitée, notamment par Enea Bastianini qui a gagné deux courses en ce début de championnat, et par le très prometteur Jorge Martín. Deux pilotes que le constructeur italien a d'ores et déjà affirmé vouloir garder, avec une décision attendue en juin pour clarifier l'équipe qui sera la leur.

"Il est certain que Ducati aimerait me garder", estime également Miller. "Je ne recherche pas d'argent, je recherche la moto la plus compétitive qui puisse me mettre en bonne position pour que je me batte pour des victoires, des podiums, ou quoi que ce soit. Je me sens chez moi [chez Ducati] et j’aimerais rester à la maison. Quant à savoir s'ils veulent me garder, on va attendre de voir."

Jack Miller, Ducati Team

Jack Miller

Déjà souvent interrogé sur le sujet en marge des Grands Prix, Jack Miller a récemment affirmé qu'il n'aurait pas de problème à réintégrer le team Pramac si nécessaire. Il a toutefois souhaité préciser son propos : "J'adore le team Pramac. Ce que j'ai dit a été un peu sorti du contexte. Ça n'est pas comme si j’avais dit 'allez-y, prenez ma place et je vais retourner là-bas'. Non, pas du tout."

"Je me suis arraché pour obtenir la place que j'occupe maintenant, dans une équipe d'usine, mais au final j'adore courir en MotoGP et je ne veux pas arrêter. Et je veux avoir un package compétitif, or je sais que si je devais aller chez Pramac, j’aurais un package compétitif. Il est certain que si je ne pouvais pas rester dans une équipe d'usine, alors Pramac serait clairement l'une de mes meilleures options."

Il est probable à présent qu'il ne reste que quelques courses à chaque pilote pour défendre ses chances afin d'obtenir la meilleure place possible dans le groupe Ducati, ou ailleurs. La marque de Borgo Panigale a cité le mois de juin comme sa limite pour attribuer ses guidons les plus convoités, ce qui fait du Grand Prix de France de cette semaine une étape clé avant un Grand Prix d'Italie très attendu, fin mai au Mugello, immédiatement suivi par le Grand Prix de Catalogne à Barcelone. Trois autres épreuves seront encore au programme avant la pause estivale, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Finlande.

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