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Dès 2018, Joan Mir a choisi Suzuki pour écrire l'Histoire

Courtisé par plusieurs marques avant ses débuts en MotoGP, Joan Mir a été séduit par l'idée de mener Suzuki au sommet, ce qu'il a réussi dès sa deuxième saison. Cette ascension éclair a pourtant été freinée par sa blessure en 2019, avant un déclic à Spielberg cette année.

Dès 2018, Joan Mir a choisi Suzuki pour écrire l'Histoire

Joan Mir a inscrit son nom au palmarès du MotoGP en 2020, pour ce qui n'était que sa deuxième saison dans la catégorie. Le pilote espagnol a connu une ascension éclair avec Suzuki, qui s'est attaché ses services dès le printemps 2018, alors qu'il entamait à peine sa première saison en Moto2, après son titre en Moto3 l'année précédente. Suzuki n'était pourtant pas la seule marque intéressée par Mir.

Au début de l'année 2018, l'Espagnol était lié à Honda, qui lui avait fait signer un pré-contrat prévoyant que la marque pouvait s'arroger ses services en MotoGP, à condition d'égaler une offre que pourrait lui faire la concurrence. Mir était aussi en contact avec Ducati et Suzuki et lorsque Honda a décidé de ne pas activer l'option, il a jeté son dévolu sur le constructeur de Hamamatsu. Même si ce dernier, revenu en MotoGP en 2015, n'était pas encore en mesure de prétendre au titre, Joan Mir rêvait déjà de s'inscrire dans la lignée de Barry Sheene, Marco Lucchinelli, Franco Uncini, Kevin Schwantz et Kenny Roberts Jr, les autres pilotes titrés avec la marque au plus haut niveau.

"Ce titre a une signification particulière pour l'équipe et moi, parce que j'ai conscience que nous avons vraiment fait l'Histoire avec ce succès", explique Mir. "Il est arrivé l'année du 100e anniversaire de Suzuki, et pour son 60e anniversaire en compétition. Le dernier titre remontait à 20 ans – toutes ces statistiques sont impressionnantes et pour moi, c'est presque ma 'destinée' si tout est arrivé en même temps."

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"Pour être sincère, c'est exactement ce que j'espérais quand j'ai signé pour Suzuki en MotoGP. À l'époque, j'avais d'autres options et j'y ai beaucoup réfléchi, en pesant les pour et les contre. Je m'intéressais déjà beaucoup à Suzuki, et soudainement je me suis dit 'Si je vais chez Suzuki et que je parviens à remporter le Championnat du monde, ce sera incroyable, mémorable... historique !' Et nous y voilà, à célébrer un moment historique !"

Depuis deux ans, l'équipe Suzuki a continué à se construire autour de Joan Mir, fier d'avoir décroché le titre avec un constructeur qui dispose de ressources plus limitées que la plupart de ses rivaux dans le championnat : "Quand je vois les mots 'Champion du monde', je suis très reconnaissant envers tout le monde chez Suzuki, et l'équipe de course qu'ils ont créée pour moi. Il est impossible d'exprimer véritablement les remerciements et la gratitude que je veux témoigner à toutes les personnes qui m'ont soutenu et aidé pour en arriver là, sur le toit du monde !"

"Voir mon visage parmi tous les champions historiques de Suzuki est magique, c'est un grand honneur et une grande fierté. Chez Team Suzuki Ecstar, nous sommes tous entrés dans l'Histoire maintenant, l'histoire d'un outsider qui est arrivé en MotoGP pour affronter les meilleures équipes et enfin... gagner !"

Joan Mir a été impressionné par la Suzuki dès ses premiers essais en 2018. Cette machine est jugée "simple" par Andrea et Dovizioso et Valentino Rossi, une caractéristique qui pourrait passer pour une faiblesse mais qui lui confère une facilité d'exploitation et une efficacité sur une grande variété de circuits. Au départ d'une base déjà solide, Mir a senti des progrès à l'accélération en sortie de courbe cette année, ce qui a fait de la Suzuki une moto redoutable quelles que soient les circonstances.

"Je me souviens de ma première expérience avec la GSX-RR : la vitesse était impressionnante, mais le freinage était d'un autre monde !" s'amuse-t-il. "La capacité de freinage m'a vraiment pris par surprise. Et la moto en elle-même est très longue, beaucoup plus qu'une moto classique, pour apporter plus de stabilité dans les virages rapides, donc il faut vraiment la faire tourner, mais cette année nous avons trouvé une bonne traction, ce qui a beaucoup aidé. La GSX-RR est une machine très complète et équilibrée, et j'ai remporté le titre grâce à sa capacité d'adaptation à toutes les pistes et à toutes les conditions. Dans une année aussi étrange, la constance était la clé du succès, et nous l'avons trouvée."

Joan Mir n'était pourtant pas favori pour le titre au début de l'année 2020, après une première saison conclue à la 12e place du championnat et marquée par une lourde chute lors de tests sur le circuit de Brno, qui l'a laissé avec une contusion pulmonaire. Hospitalisé durant une semaine, le pilote Suzuki a dû renoncer à deux courses et il a subi des effets secondaires durant plusieurs mois. "Quand je repense à ma chute à Brno, je revis cette sensation d'avoir la respiration coupée, c'était très effrayant", se souvient-il. "La chute elle-même [à 300 km/h, ndlr] et la blessure ont été un moment difficile, mais la convalescence a également été très longue et difficile."

Je me mettais une grosse pression pour décrocher un podium et c'était un gros soulagement quand il est enfin arrivé, cette tension était refoulée et elle s'est envolée quand je suis monté sur ce podium.

Joan Mir

Mir est revenu en forme cette année et son statut a changé course après course. Seulement 14e du championnat après les trois premiers Grands Prix de la saison, le #36 a passé un cap important quand il a conquis son premier podium à Spielberg, une course qu'il avait dû manquer l'an dernier. Ce résultat a été un véritable déclic, lui permettant d'être plus libéré sur sa moto, et Mir a régulièrement été été parmi les leaders par la suite, avec six nouveaux podiums en 11 courses et un premier succès à Valence, une semaine avant de décrocher le titre, sur la même piste.

"C'est fou de ce dire qu'après les premières courses de cette saison 2020, j'étais loin derrière les leaders du championnat et que maintenant nous célébrons le titre", s'étonnait Mir à chaud, peinant à réaliser ce qu'il a réalisé après une "saison très animée, avec beaucoup de courses qui se sont enchaînées".

"L'Autriche a été un véritable tournant cette année : je me mettais une grosse pression pour décrocher un podium et ça a été un gros soulagement quand il est enfin arrivé, cette tension était refoulée et elle s'est envolée quand je suis monté sur ce podium. En prouvant que j'en étais capable, j'ai eu des émotions plus calmes et équilibrées sur la moto. Si vous me demandez le secret de ma réussite, je dirais seulement ça : j'ai toujours fixé un objectif et quand je l'ai atteint, j'ai eu de plus en plus faim et je ne me suis jamais lassé de viser mon objectif."

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