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Marc Márquez : "J'ai compris que mon bras fonctionne différemment"

Il a beau avoir démontré qu'il pouvait encore être très rapide et gagner, Marc Márquez dit avoir pris la mesure de ce qui a changé pour lui après sa dernière blessure au bras.

Marc Marquez, Ducati Team

Photo de : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images

Deux semaines après avoir renoué avec la victoire au GP de Hongrie, Marc Márquez se prépare à affronter un défi différent, sur un circuit au caractère radicalement opposé à celui du lent et tortueux Balaton Park.

Brno figure en bonne place dans son palmarès personnel, mais surtout car il y a beaucoup brillé dans ses meilleures années, à l'exception notable de 2014 où il avait manqué le podium. L'an dernier, le pilote au numéro 93 a fêté le retour du circuit tchèque par un doublé, au cœur d'un été qu'il dominait outrageusement.

Aujourd'hui, il sait sa situation différente et veut donc caler ses objectifs sur la réalité du moment, alors qu'on lui prédit encore plusieurs semaines avant de retrouver la pleine possession de ses moyens. Car il a beau avoir gagné en Hongrie, l'état de son bras droit, tellement malmené à nouveau ces derniers mois, change la donne et fait de Marc Márquez un pilote différent. C'est ce qu'il a expliqué ce jeudi dans la conférence de presse qui lançait le week-end, à Brno.

Après le Balaton Park, cette piste ressemble plus au Mugello. T'attends-tu à être plus compétitif qu'au GP d'Italie mais peut-être un peu moins qu'en Hongrie ?

Évidemment, [espérer] être meilleurs qu'au Mugello, c'est la bonne approche. C'est notre principale référence. L'objectif est d'essayer de comprendre jour après jour où l'on se situe. Au Mugello, on a terminé à dix secondes du premier alors ici l'objectif va être d'essayer de réduire ce retard.

As-tu dû te reposer complètement pendant la petite pause des derniers jours ou bien as-tu pu continuer à t'entraîner ?

Non, j'ai continué à progresser, notamment à la salle. J'espère que ce sera pareil sur la moto. Ce que j'ai compris néanmoins au Mugello, et surtout la semaine dernière [en Hongrie], c'est que mon bras fonctionne différemment, pas comme l'année dernière, ni comme dans la première partie de la saison - juste différemment. Donc, maintenant, il faut qu'on réajuste tout, c'est un processus qui implique les kinés et les médecins, et ensuite qu'on continue notre évolution.

J'ai compris que mon bras fonctionne différemment, pas comme l'année dernière, ni comme dans la première partie de la saison - juste différemment.

Tu possèdes un beau palmarès à Brno avec quatre victoires. S'agit-il d'une de tes pistes préférées parmi celles qui tournent dans le sens des aiguilles d'une montre ?

Je ne sais pas. Sur le papier, ça n'est pas l'un des circuits sur lesquels je suis le plus fort, mais c'est vrai que chaque année je m'y sens bien. On verra. Ça ne sera peut-être pas mon année cette fois, mais ce que je dois faire c'est avant tout résoudre ma condition physique.

Ce que j'ai compris ces dernières années, depuis 2020, c'est que quand je me sens bien physiquement la vitesse est toujours là. Le premier objectif est donc désormais de résoudre mon bras, et la vitesse est là, comme on l'a montré au Balaton.

Marc Marquez, Ducati Team

Marc Marquez, Ducati Team

Photo de: Ferenc Isza / AFP via Getty Images

Te sens-tu toujours en difficulté dans les premiers tours des courses ?

Non, maintenant je me sens mieux. Le problème des premières courses, dans la première partie de la saison, c'est que je m'élançais mais sans jamais savoir quand mon bras allait perdre le contrôle, vous voyez. Du coup, c'était dur de comprendre comment piloter. Chaque fois que je montais sur la moto, mon pilotage était différent.

Ce qui est positif, maintenant, c'est que si je veux avoir la vitesse, je l'ai, comme je le montre en course sprint. Dans la course longue, c'est vrai que je suis resté plus calme afin de bien faire monter le pneu medium en température, mais maintenant je peux être rapide dès le premier tour. Par contre, je dois encore juste améliorer mon endurance.

Diogo Moreira trouve que tu es plus fort que jamais mentalement : es-tu d'accord avec lui ?

Oui. Sinon je laisse tomber, alors il faut que je sois fort. Je partage beaucoup de journées d'entraînement avec lui et, oui, je suis plus fort que jamais parce que j'ai traversé beaucoup de moments difficiles, or tous les moments difficiles vous rendent non pas meilleur mais plus fort. Je serais meilleur si j'avais un bon corps, mais pour le moment je dois être plus fort mentalement pour faire en sorte que ça continue à marcher.

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